Poursuivi pour complot dans le cadre de l’affaire du vol allégué au bungalow de l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam à Roches-Noires, l’avocat de l’ex-DCP Ravin Sooroojbally, Me Narghis Bundhun, avait logé une demande devant le tribunal de Pamplemousses pour que la charge provisoire soit radiée. La magistrate Nalini Senevrayar-Cundun a rejeté cette motion hier, indiquant que l’enquête policière étant toujours en cours, la cour ne pouvait intervenir pour trouver des failles dans l’information logée contre Ravin Sooroojbally.
Une charge de “conspiracy to commit a crime : effecting public mischief” pèse sur l’ex DCP. Arrêté dans le sillage de l’affaire Roches-Noires, il est soupçonné par la police d’être complice de l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam, du DCP Dev Jokoo et de la femme d’affaires Nandanee Soornack. La police, qui avait résisté à cette motion, avait expliqué que l’enquête était toujours en cours et que d’autres témoins devraient être entendus. Le téléphone d’un des complices n’avait d’ailleurs toujours pas été vérifié.
Pour sa part, l’avocate de Ravin Sooroojbally avait affirmé que l’information logée contre son client était « défective ». La magistrate a cependant rejeté la motion soulignant qu’à ce stade, alors que l’enquête n’a toujours pas été bouclée, il ne serait pas « convenable » pour la cour de se prononcer sur la charge. Elle a souligné qu’une fois la charge formelle logée, des changements pourront toujours être effectués. « It is not the duty of this court to srcutinize the information for potential defects. What is material is that the gist of the offence is contained in the information », a-t-elle souligné.
À son arrestation en janvier, la police s’intéressait aux responsabilités de l’ex DCP Sooroojbally au sein de la force policière dans le cadre de l’affaire du campement de Roches-Noires. En particulier par rapport au « complot » pour élaborer un Cover-Up sur ce qui s’est passé avec Navin Ramgoolam, qui était en compagnie d’une femme « avek long seve », pris à partie par un individu. Les deux Deputy Commissioners of Police (DCPs) ont été inculpés provisoirement du délit de “Conspiracy to commit an unlawful act : to wit effecting public mischief” avec la fausse déclaration consignée par Rakesh Gooljaury à la police vers 8 h le 3 juillet 2011. Ce jour-là, l’ancien partenaire d’affaires de Nandanee Soornack avait allégué qu’il se trouvait dans le bungalow de Navin Ramgoolam, à Roches-Noires, lorsqu’il a été attaqué par un inconnu armé d’un couteau, lequel avait emporté un butin de Rs 20 000. Il était par la suite revenu sur cette version. Or, selon la nouvelle version consignée par Rakesh Gooljaury et les détails fournis par deux vigiles de la société Brinks, l’homme d’affaires ne se trouvait pas sur les lieux. La cible de l’intrus n’était autre que l’ancien Premier ministre, qui était en compagnie d’une autre personne ce jour-là. Les deux hauts gradés de la police avaient retrouvé la liberté à la mi-journée contre une caution de Rs 100 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 500 000 chacun. Tous deux rejettent en bloc les accusations portées contre eux.