L’affaire Sun Tan, opposant le Directeur des poursuites publiques à l’ICAC, a été de nouveau appelée hier en chambre devant la juge Ah Foon Chui Yew Cheong. Alors que l’ICAC, lors de la dernière rencontre, avait formulé une demande pour que le Commissaire de Police se saisisse du dossier pour l’enquête, la juge lui a fait comprendre qu’il y avait certains manquements dans cette motion. L’ICAC devra ainsi loger un nouvel affidavit dans ce sens le 10 décembre. Quant au DPP, il aura jusqu’au 15 janvier pour répondre à l’ICAC.
La commission anti-corruption, par le biais du directeur de l’Investigation Division Chimunlall Ghoorah, devra déposer un nouvel affidavit à cet effet. L’affaire a ainsi été renvoyée au 10 décembre. Rappelons que l’Acting Solicitor General, Me Rajesh Ramloll, agit comme « third party » dans cette affaire. Ce dernier, qui avait logé un affidavit le 30 juillet dernier pour demander à faire partir de cette affaire,  s’était rétracté avant de revenir sur sa décision par la suite. Dans un nouvel affidavit juré en cour, il avait réitéré sa demande d’être partie prenante de l’affaire. Les autres parties n’ayant démontré aucune objection, la Cour a accédé à sa demande. Dans son affidavit, il évoquait un « personal, legitimate and sufficient interest to intervene in the main case ». Il dit encore : « The interferences and insinuations that are made in the affidavit in the reply of the Respondant No 1 (Ndlr : l’ICAC) in the main case are highly prejudicial to the applicant (L’Attorney General), the office and myself as a law officer and detrimental to our credibility. »?Autre développement de taille lors des séances précédente : la mise hors de cause du commissaire de police, qui ne fait donc plus partie de l’affaire. Rappelons que l’ordre intérimaire interdisant l’arrestation et l’interrogatoire du Directeur des poursuites publiques, Me Satyajit Boolell, est toujours en vigueur, étant effectif jusqu’à ce que la cour se prononce sur cette affaire.