Bernard Maigrot, poursuivi pour le meurtre de la styliste Vanessa Lagesse en 2001, a comparu devant le juge Prithviraj Fekna en Cour d’assises jeudi. Ce dernier, qui avait obtenu l’autorisation de la cour de voyager du 26 février au 21 mars, a dû se présenter devant le juge, comme le veulent les conditions imposées par la cour. Toutefois, le procès n’a pas encore été pris sur le fond en raison d’un ruling que le juge prononcera à une date ultérieure.
Un ruling sur une motion logée par l’avocat de la défense, Me Gavin Glover, SC, demandant l’arrêt des procédures contre son client, est attendu dans les semaines à venir. De ce fait, cette affaire est toujours au stade des débats préliminaires, et ce avant que le jury ne soit constitué pour entendre l’affaire, Bernard Maigrot ayant plaidé non coupable. Lors de l’appel de l’affaire hier devant les Assises, le juge Pritviraj Fekna a indiqué que son ruling sur la motion de la défense sera prononcé dans le mois d’avril, et que les différents partis seront avertis par voie de circulaire. Le juge devait aussi faire savoir que le procès ne pourra être pris sur le fond avant septembre, étant donné que la défense a d’autres obligations devant la Cour suprême et que certains témoins sont à l’étranger et ne seront pas disponibles de sitôt. Le juge a ainsi demandé que les différentes parties se concertent pour arrêter une date pour la prise du procès sur le fond après que le ruling aura été rendu.
Pour rappel, Bernard Maigrot est accusé d’homicide sur la personne de Vanessa Lagesse, retrouvée morte dans sa baignoire le 10 mars 2001. L’affaire avait une première fois été déférée aux Assises le 28 novembre 2001 à la suite d’une enquête préliminaire en cour de Mapou. Le 2 juin 2008, le DPP d’alors, Me Gérard Angoh, avait accordé un non-lieu à l’accusé. Toutefois, le 23 mai 2011, Bernard Maigrot fut arrêté de nouveau après que le bureau du DPP a décidé de rouvrir l’enquête suite à l’obtention de nouveaux rapports scientifiques provenant de l’étranger. Les autorités compétentes locales avaient confié à des laboratoires étrangers certaines données dont elles disposaient lors de l’enquête menée par la police au début de l’affaire.