Avec les révélations dans l’édition du Mauricien de lundi après-midi au sujet de tentatives à haut niveau de convaincre Florent Jeannot de se rétracter dans ses accusations contre l’Attorney General, Yatin Varma, avec en retour une somme variant entre Rs 1,5 millions et Rs 2 millions, le Central CID a pris la décision d’initier une nouvelle enquête avec Yatin Varma en plein dans l’oeil du cyclone. Alors que la PNQ du leader de l’opposition mardi pourrait être axée sur cette question.
Les renseignements disponibles à lundi soir sont que la police est en présence d’instructions pour lancer un appel à toutes les personnalités politiques ou autres, qui sont intervenues auprès de la victime dans cette affaire d’agression, de venir de l’avant pour consigner leurs versions des faits. Les informations publiées dans Le Mauricien de ce lundi sur les tractations, soit pas moins de sept rencontres dans l’enceinte d’une écurie de chevaux enregistrée au Mauritius Turf Club (MTC), dans des bureaux de la Mauritius Ports Authority (MPA) et au domicile des Jeannot ont été confirmées par les protagonistes. A un certain moment, la présence d’un haut gradé de la police au beau milieu des discussions sous tapis est également citée.
L’Attorney General, Yatin Varma, et le PPS Reza Issack ont reconnu avoir rencontré des proches de la victime pas plus tard que la semaine dernière, dont au moins une fois à leur domicile en vue d’éviter des « désagréments » à l’Attorney General. Ils sont allés jusqu’à ajouter que des hauts dirigeants du gouvernement ont été informés de leur démarche en vue de « régler à leur façon cette affaire » qui fait l’objet d’une enquête du Central CID depuis plusieurs semaines. Les dernières informations disponibles tournent autour d’une promesse que la somme arrêtée « pour étouffer cette affaire d’agression impliquant l’Attorney General » allait être versée à l’étranger avec le billet d’avion tous frais au nom de la victime.
Les révélations du « Mauricien » au sujet de ces tractations et la confirmation subséquente des principaux concernés sur les radios privées tard hier après-midi relancent le scandale dans une autre dimension encore plus grave avec des risques de délit de «perverting the course of justice».
D’ailleurs, cette affaire pourrait faire l’objet de la PNQ du leader de l’opposition, Alan Ganoo, mardi matin, à l’Assemblée nationale. La démission de Yatin Varma sera exigée en même temps.