Share |

AFFAIRES TOP 100 COMPANIES ÉDITION 2011 : Le Group Mon Loisir N°1

La MCB largement en tête au niveau des profits

Classé 5e dans l’édition 2010, GML s’est propulsé en tête du Top 100 grâce à une progression fulgurante de son chiffre d’affaires (+Rs 8,1 milliards) en une année. Selon Business Magazine, le groupe s’approchait rapidement de la barre des Rs 20 milliards qu’il pourrait atteindre en 2010-2011 lorsqu’il consolidera entièrement les résultats du groupe IBL. GML a procédé à une série de fusions et d’acquisitions ces dernières années, ce qui a fait grimper ses actifs à Rs 58 milliards pour devenir « by far the most powerful local group ». Les profits avant impôt du groupe se sont élevés à Rs 1,2 milliard par rapport à Rs 800 millions pour l’année précédente.

Derrière GML dans le classement en termes de chiffre d’affaires, on retrouve Air Mauritius qui a cédé sa première place après 20 ans. Air Mauritius a vu son chiffre d’affaires passer de Rs 18,9 milliards à Rs 15,1 milliards tout en réduisant considérablement ses pertes. La compagnie d’aviation vient, par ailleurs, d’annoncer des bénéfices pour l’exercice financier se terminant en mars 2011. La troisième place est occupée par BAI avec Rs 14,7 milliards mais le groupe se place deuxième au niveau des actifs avec Rs 30,4 milliards. Le groupe IBL avec un chiffre d’affaires de près de Rs 12 milliards (sur neuf mois à fin mars 2011) se classe 4e, précédant le groupe CIEL qui est passé de la 4e à la 5e place avec un chiffre d’affaires de Rs 11,8 milliards, en hausse de Rs 688 millions. CIEL a dégagé des profits avant impôt de Rs 1,5 milliard en 2009-2010 contre Rs 1,1 milliard en 2008-2009.

Le classement des 10 premiers en termes de chiffre d’affaires est complété par Food and Allied Group (6e avec Rs 10,2 milliards), Rogers (7e, Rs 9,5 milliards), Shell Mauritius Ltd (8e, Rs 9,4 milliards), Total Mauritius Ltd (9e, 7,8 milliards) et Mauritius Telecom Group (10e, Rs 7,5 milliards).

Le chiffre d’affaires total des Top 100 se monte à Rs 288,3 milliards, annonce Business Magazine, ce qui constitue une croissance de 6 % par rapport au niveau affiché dans l’édition 2010.

Perspectives de croissance intéressantes

Au niveau des actifs, Outre GML et BAI aux deux premières places, les autres groupes à figurer dans les 10 premiers sont : New Mauritius Hotels (3e, Rs 25 milliards), CIEL (4e, Rs 24,4 milliards), Rogers (5e, Rs 23,2 milliards), Swan group (6e, Rs 22,9 milliards), Mauritius Civil Service Mutual Aid Association (7e, Rs 16,9 milliards), Espitalier-Noël Group (8e, Rs 16,4 milliards), Air Mauritius Ltd (9e, Rs 16,4 milliards) et Mauritius Telecom (10e, Rs 15 milliards). Le classement fait voir que six groupes avaient des actifs de plus de Rs 20 milliards, 13 autres de plus de Rs 10 milliards. À noter que la vingtaine de banques commerciales en opération l’année dernière comptaient des actifs totalisant Rs 883 milliards par rapport à Rs 744,5 milliards pour l’année précédente.

Pour ce qui est du classement en termes de profits (dans lequel figurent également les banques), la MCB occupe le fauteuil de leader avec Rs 4,1 milliards, précédant, dans l’ordre, Investec Bank (Mauritius) Ltd (Rs 2,5 milliards), Mauritius Telecom (Rs 2,4 milliards), Barclays (Rs 2,4 milliards), State Bank of Mauritius Ltd (2,2 milliards), HSBC (Rs 1,9 milliard), CIEL Group (Rs 1,5 milliard), Indian Oil (Mauritius) Ltd (Rs 1,4 milliard), Groupe Mon Loisir (Rs 1,2 milliard) et Standard Chartered Bank (Mauritius) Ltd (Rs 941,7 millions). En fait six banques sont classées dans les dix premières compagnies. En ajoutant les profits des Top 100 Companies à ceux des banques, on arrive à un montant de Rs 34,4 milliards, soit une augmentation de 13 % par rapport au niveau dans la dernière édition. Business Magazine relève qu’en sus des neuf groupes ayant enregistré des bénéfices de plus de Rs 1 milliard, neuf autres ont dégagé des montants variant dans une fourchette de Rs 500 millions à Rs 1 milliard.

Pour Lindsay Rivière, responsable de l’édition, les données recueillies pour les besoins du classement 2011 du Top 100 montrent qu’en dépit de l’environnement économique difficile dans lequel ont évolué les entreprises locales ces dernières années, « it is not bad news all around ». Lindsay Rivière est d’avis qu’il y a en général des signes clairs d’une stabilité accrue de l’économie mauricienne. « Business is growing », écrit-il à la lumière de la progression du chiffre d’affaires total des Top 100 (de Rs 266 milliards à Rs 283 milliards).

Les perspectives concernant la croissance économique pour le futur sont intéressantes mais, soutient l’éditeur, ce dont Maurice a besoin c’est une direction économique plus claire, une amélioration nette des services publics et le démantèlement des goulots d’étranglement, des procédures administratives rationalisées et un renforcement du cadre de facilitation des affaires.