AGOA —À UN FORUM AU TOGO : Les États-Unis tentent de rassurer les pays africains

Alors que les pays africains appréhendent la position de Donald Trump sur l'avenir de l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), un haut représentant du commerce des États-Unis a assuré aux pays africains que les États-Unis s'engagent à entretenir des relations « plus durables et solides avec l'Afrique » grâce à « un commerce libre, juste et réciproque ».

La crainte des pays africains faisait suite à une déclaration de Donald Trump, à la présidence des États-Unis depuis le début de l'année, a l'effet que l'AGOA bénéficiait de « régimes corrompus » parce que la plupart des importations dans le cadre de ce pacte commercial concernent des produits pétroliers. Cependant, prenant la parole au Togo au cours du premier Forum annuel de l'AGOA, tenu récemment, le représentant commercial américain Robert Lighthizer a déclaré que les États-Unis sont « déterminés » à réaliser un engagement commercial plus profond avec l'Afrique.
« Les États-Unis s'engagent en Afrique. Nous voyons un grand potentiel pour développer et approfondir nos relations commerciales dans le but d'établir un véritable partenariat pour l'avenir », a-t-il déclaré. Les États-Unis et l'Afrique subsaharienne, selon lui, peuvent créer un meilleur environnement commercial et tracer la voie vers une relation commerciale plus forte et durable.
« Concentrons-nous sur les façons dont nous pouvons réaliser un engagement commercial plus profond maintenant, tout en travaillant avec une plus grande réciprocité à l'avenir pour assurer un soutien politique soutenu à nos relations commerciales », a exprimé Robert Lighthizer. Il a indiqué qu'en réduisant les barrières et en s'attaquant à d'autres contraintes entravant le commerce et l'investissement, les échanges d'ordres entre les États-Unis et l'Afrique devraient se développer.
Le forum du Togo s'est déroulé sous le thème “The United States and Africa: Partnering for prosperity through trade”. Le but était de promouvoir des liens économiques plus forts entre les États-Unis et les pays d'Afrique subsaharienne, qui bénéficient d'un accès accru aux marchés sous l'AGOA. Émise en 2000, la loi autorise 39 pays éligibles d'Afrique subsaharienne, dont Maurice, à exporter certains produits sur le marché américain en franchise de droits. Il a été renouvelé en septembre 2015 et expirera en 2025.