Sunil Kumar Doorgachurn, 40 ans, et Jean-Paul Janson, 36 ans, ont été condamné à purger 7 ans de prison pour l’agression mortelle de Pravin Jagoo Barah, à Goodlands, le 18 juin 2011. La sentence a été rendue hier par le magistrat Vijay Appadoo en Cour intermédiaire. Ces derniers répondaient d’une charge de “wounds and blows causing death without intention to kill”. Les deux hommes avaient plaidé coupables des faits reprochés.
C’est une histoire d’échangisme qui aurait été la cause de l’agression mortelle de Pravin Jagoo Barah. Deux femmes avaient également été arrêtées dans cette affaire de moeurs, qui a viré au drame. Sunil Kumar Doorgachurn, qui avait été interpellé le lendemain du drame, avait avoué avoir tué l’aide-chauffeur, qui était âgé de 35 ans. Jean-Paul Janson avait, lui, été arrêté quatre jours plus tard. Selon les détails de l’enquête, c’est lors d’une beuverie habituelle au domicile de la victime, rue Bonanza, à Goodlands, qu’une dispute a éclaté entre ce dernier et sa concubine. En état d’ébriété, la victime avait fait part de son envie d’avoir des relations sexuelles avec la concubine de Jean-Paul Janson. Il avait alors incité cette dernière à avoir d’autres partenaires sexuels, soit d’avoir des relations avec un des accusés, Sunil Kumar Doorgachurn. La concernée n’ayant pas apprécié la proposition, elle a commencé à insulter la victime. Une dispute a alors éclaté, laquelle a dégénéré lorsqu’ils en sont venus aux mains. Dans un accès de colère, la concubine a alors poussé la victime et a commencé à l’agresser à coups de gourdins avec la complicité des deux accusés. Le cadavre avait été découvert le lendemain matin par une proche du défunt. L’autopsie pratiquée par le chef du service médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a révélé que la victime avait eu les côtes fracturées, ce qui avait provoqué une perforation des poumons.
Lors de leur comparution en cour hier, le magistrat Vijay Appadoo a condamné les deux accusés à purger 7 ans de prison chacun pour l’agression mortelle de Pravin Jagoo Barah. Avant de rendre sa sentence, le magistrat avait pris en considération les circonstances entourant cette affaire, soit le fait que les accusés aient plaidé coupables d’emblée et leur casier judiciaire.