Les planteurs de légumes et les éleveurs auront bientôt à leur disposition un nouveau contrat d’assurance, qui couvrira les pertes encourues dans leurs plantations lors de catastrophes naturelles. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire Mahen Seeruttun hier après-midi, à Saint-Pierre, avant de remettre des chèques à des planteurs, dont les cultures ont été affectées à plus de 50% en raison des grosses averses survenues il y a quelques semaines.
Ce nouveau contrat d’assurance sera proposé aux planteurs en collaboration avec une compagnie d’assurances, dont les propositions seront discutées avec les planteurs avant d’être finalisées. « Tout devrait être prêt avant la fin de l’année », selon le ministre. « Depuis tout ce temps, les planteurs cultivent des légumes pour nourrir la population, que le climat soit bon ou mauvais. Très souvent, nous ne reconnaissons pas leurs efforts et les risques qu’ils prennent. Et ils se retrouvent, du jour au lendemain, sans protection. Ils perdent leur production à cause des intempéries », a déclaré Mahen Seeruttun.
Selon lui, ces planteurs « ne recevaient aucune aide de quiconque jusqu’à ce que Pravind Jugnauth, en tant que ministre de l’Agriculture, en 2002, crée le Small Planters Welfare Fund (SPWF) ». C’est sous cette entité que l’Agricultural Calamities Solidarities Scheme (ACASS) a été créé pour couvrir les planteurs qui subissent des pertes lors de catastrophes naturelles ou d’intempéries. « Aujourd’hui, les risques sont plus réguliers et les catastrophes causent beaucoup plus de dégâts », a souligné Mahen Seeruttun.
Selon lui, environ 600 planteurs seulement se sont joints à l’ACASS parmi les milliers que compte la communauté. « J’espère que beaucoup plus de planteurs se joindront au nouveau contrat d’assurance, qui sera présenté bientôt afin de pouvoir bénéficier d’une meilleure couverture », a-t-il affirmé.
Aux étudiants de la faculté d’agriculture de l’Université de Maurice, présents à cette occasion, Mahen Seeruttun a indiqué que lorsqu’on parle aujourd’hui de l’agriculture, on parle aussi d’agribusiness et de transformation des produits agricoles. « C’est dans ce domaine qu’il y a de la valeur ajoutée, plus de revenus et de possibilités. Bientôt, nous présenterons un plan pour l’agribusiness, qui vous aidera à faire de ce domaine votre métier », leur a-t-il déclaré.
Également présent, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, a annoncé que les terres se trouvant à l’arrière des centres de jeunesse seront mises à la disposition des jeunes pour être cultivées « for fun », avant d’inviter les jeunes à venir découvrir l’agriculture.