L’une des premières répercussions de la tension au Proche-Orient porte sur la volatilité du cours mondial du pétrole. Certes, la déclaration du président américain, Donald Trump, hier, allant dans le sens d’une désescalade avec l’Iran, a allégé la pression sur l’évolution du cours de l’or noir. Mais du côté de la compagnie d’aviation nationale, Air Mauritius, cette situation, à moins de trois mois de la fin de l’exercice financier en cours, continue d’être suivie avec appréhensions quant aux effets sur les coûts d’opération.

Dans un communiqué officiel, Air Mauritius commente l’enjeu du “current risk of fuel price hike”. Ainsi, pour chaque hausse d’un dollar américain du baril de pétrole, la compagnie aérienne doit faire face à des coûts d’opération supplémentaires de Rs 35 millions. Pour rappel, au 31mars de l’année dernière, le budget pour le carburant était à Rs 6 milliards, avec un cours moyen de USD 71 le baril de Brent.

« La volatilité du cours du carburant demeure un enjeu majeur pour l’économie mondiale. L’augmentation du prix de ces dernières semaines affecte plusieurs industries, y compris l’aviation. La performance d’Air Mauritius, comme celle de toutes les compagnies aériennes, est grandement influencée par le prix du carburant, qui représente 30 à 40% des coûts d’opération », note la compagnie aérienne.

« Air Mauritius est particulièrement vulnérable en raison de son éloignement des principaux marchés. Ainsi, toute augmentation d’un dollar du prix sur l’année a un impact financier négatif estimé à Rs 35 millions sur les résultats de la compagnie. Pour le dernier exercice financier d’Air Mauritius, qui s’est clôturé le 31 mars 2019, le coût total du carburant s’élevait à Rs 6 milliards, avec un prix moyen de USD 71 le baril Brent. La volatilité du cours du carburant demeure un défi important pour l’industrie de l’aviation et Air Mauritius, comme toutes les compagnies aériennes suit la situation de près », conclut Air Mauritius.