Notre invité de ce dimanche est Ajay Gunness, le secrétaire général du MMM. Dans cette interview réalisée vendredi soir à son domicile, le SG du MMM qualifie l’action du gouvernement d’échec total, passe en revue des sujets d’actualité et explique pourquoi le MMM ira seul aux prochaines élections, avec Paul Bérenger comme candidat au poste de Premier ministre.
À quoi servent le secrétaire général et les membres du Politburo du MMM puisqu’on sait qu’en définitive, c’est le leader du parti qui décide de tout et c’est son opinion qui finit par l’emporter?
—  Vous avez, comme beaucoup, une fausse conception du fonctionnement des instances du MMM. Le leader, qui est dans la politique 24 heures sur 24, réfléchit et arrive avec une proposition au Bureau politique qui l’accepte ou la refuse, après un débat. Par exemple, la proposition pour que le leader soit proposé pour le poste de Premier ministre pour cinq ans est le résultat d’un consensus au BP après un débat sur une proposition du leader.
Nous allons revenir sur ce point. Savez-vous que dans la mesure où le BP accepte toujours les propositions du leader, on a donné aux membres du BP mauve le surnom de “rubber stamps”?
—  C’est une autre fausse conception. Il y a eu des propositions du leader qui n’ont pas été acceptées par le BP. Il est arrivé, par exemple, que le candidat du leader pour le poste de vice-président de la République soit réfusé par le BP. Ce genre de situation est arrivé plusieurs fois dans le passé.
Comment se porte le MMM après sa défaite cuisante aux élections générales de décembre 2014?
—  Nous avons effectivement connu une défaite sévère…
Et méritée à ces élections.
—  Nous avons reconnu la défaite et nous avons dit, en même temps, que c’était la meilleure chose qui pouvait arriver au pays. Le MMM a subi des “colateral damages” découlant de son alliance avec Navin Ramgoolam.
Ratifiée par toutes les instances du MMM.
—  Il faut savoir que cette alliance a été décidée pour faire échec à une éventuelle coalition entre le MSM et le PTr, comme  ce fut le cas en 2010. Quand nous avons fait cette alliance, nous ne connaissions pas le degré d’impopularité de Navin Ramgoolam.
Vous êtes en train de dire que les instances dirigeantes du MMM ne savaient pas que Navin Ramgoolam était impopulaire quand l’alliance PTr/MMM a été conclue en 2014? N’importe quel quidam aurait pu vous le dire!
—  Nous savions qu’il était impopulaire, mais pas à ce degré-là. Nous avons sous-estimé l’ampleur de son impopularité. La population avait un profond un ras-le-bol de Ramgoolam et, par conséquent, le MMM en a payé les pots cassés. Après la défaite électorale de 2014, après l’épisode des transfuges, après la défaite aux municipales, le MMM est en train de reprendre du poil de la bête. Cela a été difficile, mais nous progressons. Nous ne sommes pas redevenus le parti que nous étions avant l’alliance avec Navin Ramgoolam, mais nous sommes en train de montrer à la population mauricienne que nous sommes la seule alternative  politique crédible au gouvernement en place.
Vous croyez que la population mauricienne a pardonné au MMM son alliance avec le PTr de Navin Ramgoolam?
—  Je crois que la population sait faire la part des choses. Il ne faut pas oublier que malgré tout ce que les Mauriciens avaient à reprocher à Anerood Jugnauth dans le passé, ils n’ont pas hésité à voter pour lui pour sanctionner Navin Ramgoolam. Je crois que les Mauriciens se rendent compte que zotte finn sap dans karay pou tombe dans difé. Ils ont vu comment le pays a été dirigé de 2005 à 2014 et comment il l’est depuis décembre 2014. Ils savent désormais ce que vaut le gouvernement de Lalyans Lepep, comme ils savent ce que fut le gouvernement de Navin Ramgoolam. Ils savent que l’alternative c’est le MMM face au Parti travailliste et au MSM avec ses petits satellites.
Vous êtes en train de dire que le MMM ira seul aux élections sans faire une alliance politique “pour sauver le pays”, pour reprendre une formule souvent utilisée en temps de campagne électorale?
—  Le MMM est en train de se préparer à aller seul aux prochaines élections.
Maurice se trouve à une croisée de chemins et il est temps que chaque grande formation politique aille seule aux élections. Que chaque parti présente son équipe, son Premier ministre, son programme, et laisse le soin à la population de choisir celui qu’elle estime être le meilleur. Ce sera sain pour le pays, pour la politique et même pour les partis politiques. Si chacun va seul aux élections, les résultats montreront quelle est la force respective de chaque parti. En cas de non majorité, une alliance post élection pourrait être alors négiociée sur la base de la force réelle des partis.
Est-ce que le MMM se porte mieux sans Vishnu Lutchmeenaraidoo, sans Ivan Collendavelloo et sans Alan Ganoo et leurs partisans?
—  On ne peut pas dire que le MMM se porte mieux sans les personnes que vous  venez de citer car ces personnes ont fait partie de nos instances. C’est toujours un moment triste dans la vie d’un parti quand des membres, qui ont milité pendant des années avec vous, décident de démissionner. Ceci étant, cela fait partie de la vie d’un parti. Si Lutchmeenaraidoo était resté au MMM, il n’aurait pas été présenté pour le poste de ministre des Finances. Alan Ganoo a été un des principaux négociateurs de l’alliance avec Navin Ramgoolam, ce qu’il semble avoir oublié.Tout comme il semble avoir oublié que Paul Bérenger lui avait proposé la poste de président du parti, qu’il avait accepté pour quitter le parti quelques jours après. Ce sont des “oublis” qui ne sont pas tout à fait honnêtes. En ce qui concerne Ivan Collendavelloo, il faut rappeler qu’il n’a pas été souvent présent aux instances du BP. On dirait qu’il est en train d’apprendre comment il faut faire pour diriger un parti politique. Pour répondre à votre question, malgré les défections et les transfuges, le MMM continue son chemin comme toujours.
À titre personnel, est-ce que vous reconnaissez aujourd’hui que le MMM a commis une énorme erreur de stratégie politique en faisant alliance avec Navin Ramgoolam?
—  Je réponds oui en ce qui concerne Navin Ramgoolam et non en ce qui concerne le PTr. Comme le MMM, le PTr a une longue et riche histoire, ce qui n’est pas le cas de Navin Ramgoolam. Malheureusement, Ramgoolam est en train de s’agripper au PTr et il est en train de le finir. Le but du MMM en faisant l’alliance en 2014 était de ramener l’unité à Maurice, de réunir toutes les énergies pour redynamiser le pays. Il y a eu une campagne hystérique selon laquelle l’alliance avait été faite pour satisfaire les ambitions de deux personnes.
Ce qui n’était pas totalement faux.
—  Vous vous trompez. Le MMM n’aurait jamais fait alliance avec le PTr si son programme n’avait pas été accepté. Nous étions sincères dans notre démarche et c’est pourquoi je dis que quand l’alliance a été faite, ce n’était pas une erreur politique. Nous voulions à tout prix éviter que le PTr et le MSM aillent ensemble comme en 2010 et on a vu le résultat.
Si je vous ai bien suivi, l’alliance de 2014 a été faite pour empêcher un rapprochement entre le MSM et le PTr. Si cette menace existe, en 2019, suivant votre logique, le MMM serait obligé de faire une alliance électorale?
—  La situation politique est totalement différente de ce qu’elle était en 2014. Aujourd’hui, Anerood Jugnauth et Navin Ramgoolam sont des adversaires acharnés. Entre eux, il y a l’affaire des coffres forts, l’interpellation puis l’arrestation de Ramgoolam.
Vous savez mieux que moi qu’en politique, tout est possible à Maurice. Que les pires insultes peuvent être oubliées, le temps d’une alliance.
—  Le peuple mauricien, qui est intelligent, saura comment réagir si jamais la situation politique que vous décrivez se produit. Souvenez-vous qu’en 2014, il a voté contre l’alliance MMM/PTr.
En 2010 et 2014, le MMM présente Bérenger au poste de Premier ministre et le MMM perd ces élections. Malgré ces deux défaites consécutives, la grande trouvaille du MMM est de présenter le même Paul Bérenger au poste de Premier ministre aux prochaines élections. Quelle est la logique dans cette proposition du MMM ratifiée par son BP?
—  En 2010, le MMM est allé seul aux élections pour affronter l’alliance MSM/PTr et il nous a manqué 2% pour remporter la victoire. Dans une lutte à trois, le MMM aurait remporté les élections. Le MMM ira seul aux prochaines élections et présentera Paul Bérenger comme Premier ministre pour la bonne et simple raison que Maurice a besoin d’un leader avec une longue expérience politique pour diriger le pays. Je ne vois pas les Mauriciens voter pour Ramgoolam ou pour un Anerood Jugnauth faisant son dernier mandat, avec son fils qui a été condamné et surtout avec la manière dont le MSM dirige le pays. Le seul candidat valable pour ce poste est Paul Bérenger, qui sera présenté par le MMM.
Avant cette “grande” décision du BP du MMM, il avait été question que  Paul Bérenger partage son “primeministership” tout a fait hypothétique avec quelqu’un d’autre. Puis, il a été question qu’il se retire et laisse le “primeministership” toujours hypothétique à vous et à Pradeep Jeeha. Pourquoi est-ce que cette “idée” a été abandonnée?
—  Apres la défaite de 2014, Paul Bérenger a rendu son leadership et le BP à l’unanimité a refusé qu’il se retire. Nous lui avons dit que le moment de se retirer n’était pas encore arrivé.
Vous pensez que ce moment arrivera un jour au MMM?
—  Mais évidemment parce que personne n’est éternel. Quand le moment sera venu, Paul Bérenger préparera la transition puisqu’au MMM, il n’y a pas de dynastie.
Mais il me semble avoir entendu dire que si le fils ne se présente pas, c’est la fille qui le fera.
—  Vous pouvez entendre ce que vous voulez, mais au MMM il n’y a pas de dynastie. Si le fils ou la fille se décident, il faudra, comme l’a déjà dit le leader, qu’ils militent, qu’ils méritent leur place car ils ne seront pas installés sur la tête des autres comme dans certains autres partis! Revenons à votre question. C’est Paul Bérenger lui-même qui a lancé, l’année dernière, l’idée d’un mandat partagé entre lui et un membre du MMM ou entre deux membres du MMM. Selon certaines rumeurs, le poste devait être partagé entre Pradeep Jeeha et moi. Cela a créé un flou et donné lieu à des spéculations et il a été décidé que la question de candidat au poste de PM serait réglé cette année. La question a été discutée et à l’unanimité, le BP a recommandé au CC que Paul Bérenger soit présenté comme candidat au poste de PM aux prochaines élections. Parce que, comme je vous l’ai déjà dit, le pays a besoin d’un leadership fort et d’un  homme d’expérience pour le diriger.
Le MMM ne pratique plus la stratégie d’un candidat qui correspond aux “spécificités électorales” mauriciennes? C’est-à-dire un membre de la communauté vaish, autrement dit, vous ou Pradeep Jeeha?
—  Beaucoup de campagnes ont été faites contre le MMM sur le thème des spécificités électorales et du candidat vaish au poste de PM. Au MMM, nous disons aujourd’hui que l’électorat sera composé aux prochaines élections d’une majorité de jeunes, qu’ils pensent et réfléchissent différemment et préfèrent la compétence et la méritocratie à l’appartenance communale.
Le MMM aurait donc totalement abandonné le respect des équilibres commutaires? J’ai l’impression que ce n’est pas le cas quand je regarde la composition des membres qui dirigent le parti!
—  Nous parlions du candidat au poste de PM, mais il ne faut oublier que nous vivons dans un pays multiracial où il faut faire la part des choses pour que chaque communauté se sente représentée et respectée au niveau du pays, de ses institutions et des partis politiques.
Est-ce que vous êtes au courant que des tracts refusant la candidature de Paul Bérenger au poste de PM, pour des raisons communales, ont été récemment distribués dans le pays?
—  Je suis au courant de cela. Mais il y a et il y aura toujours une petite minorité de mécontents qui font sortir des tracts communaux pour leurs propres intérêts. Ce sont les mêmes qui changent de couleur politique à chaque fois que le pays change de gouvernement. Pour moi, ces distributeurs de tracts communaux ne peuvent pas influer sur la majorité des Mauriciens.
Pradeep Jeeha a très mal pris des commentaires sur la question du partage de pouvoir entre lui et vous. Pourquoi n’avez-vous pas réagi à travers votre homme de loi?
—  À chacun son style. Je pense personnellement que Pradeep n’aurait pas dû faire une mise au point. Il y a souvent des articles et des commentaires sur les hommes politiques dans les journaux “that’s part of the game.”
Si j’ai bien compris, vous n’êtes pas candidat au poste de leader du MMM et, éventuellement, de PM. Vous n’avez donc pas d’ambition politique, Ajay Gunness?
—  Je n’ai jamais dit ça! Évidemment que j’ai des ambitions pour servir mon pays et mon parti au sein duquel je milite depuis 40 ans. Mais pour le moment, le leader du MMM est Paul Bérenger et je pense qu’il a encore beaucoup à apporter au pays et au parti. Quand le moment sera venu, je ferai ce qu’il faudra. Pour le moment, je fais mon travail, je milite, je fais ce qui doit être fait pour le parti et le pays. Et puis, je crois que dans la vie, il ne faut courir trop vite, se précipiter, mais attendre que les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Changeons de sujet. Quelle est votre analyse de l’action du gouvernement de l’Alliance Lepep?
—  C’est un flop et un échec total. Le gouvernement est devenu extrêmement impopulaire en moins d’un an et demi de pouvoir. Les partis de l’Alliance Lepep n’étaient ni prêts  ni préparés à prendre le pouvoir et sont arrivés au gouvernement avec une équipe Katiak Charlie. En plus, ils sont en train de faire le contraire de ce qu’ils avaient promis et, dans certains cas, ils font pire que Ramgoolam. En termes de nomination de petits copains et de petites copines, de prêts bancaires, de manque de création d’emplois, de mauvaise gestion Des ministres se battent pour contrôler des secteurs, ils s’espionnent entre eux, le dossier BAI a été mal géré, on annonce des smart cities sans savoir d’où viendra le financement. Ce gouvernement est un flop.
Que pensez-vous du “remaniement” de la semaine dernière?
—  C’est un joke. Je ne comprends pas Lutchmeenaraidoo, vendu comme membre du tandem du miracle économique avec Jugnauth. Et aujourd’hui, on l’envoie aux Affaires étrangères! Après que le ministre Badhain a envoyé un dossier contre lui à l’ICAC avec la bénédiction du PM! Est-ce qu’il y aurait des dossiers contre Lutchmeenaraidoo qui l’ont obligé à quitter les Finances pour les Affaires étrangères sans même protester?
Dans ce “remaniement” le Premier ministre a repris le contrôle de la MBC qui jusqu’alors dépendait du ministre Badhain.
—  Je pense que Jugnauth a fait ça pour essayer de faire croire qu’il avait procédé à un reéquilibrage au sein du gouvernement. Mais il faut dire une chose: depuis ces derniers quinze mois, Aneerod Jugnath se comporte comme un “part time Prime Minister”. Il arrive au bureau tard et part tôt et il prend avec lui les Finances, la MBC et l’ICTA. Mais Anerood Jugnauth de 2016 n’est plus le Rambo de 1983 et l’île Maurice a changé. Donc, Jugnauth a trop de responsabilités et il va mal faire le travail. À moins que ce ne soit Badhain qui vienne faire le travail en bas en bas. Et  on sait quels sont les résultats des travaux entrepris par Badhain!
Quel est votre commentaire sur ce prêt bancaire qui occupe la une de l’actualité?
—  Il y a plusieurs choses curieuses et choquantes dans cette affaire. Tout d’abord, le ministre des Finances vient dire qu’il a fait un emprunt pour faire de la spéculation sur l’or! Et c’est ce même ministre des Finances qui avait qualifié les Mauriciens de “nation zoudager”! Sachant que les banques n’accordent pas d’emprunt aux personnes qui ont plus de  60 ans, comment Lutchmeenaridoo, qui a plus de 70 ans, a fait pour obtenir un loan de 43 milions remboursables en deux ans? Qui est en train de leak tous ses documents bancaires au public: des membres du comité de la banque ou des personnes qui fréquentent le bureau de Lutchmeenaraidoo? C’est, en tout cas, quelqu’un qui a un compte à régler avec lui.
Est-ce que vous pensez que malgré tout ce qui se passe actuellement, l’Alliance Lepep ira au bout de son mandat?
—  Je ne le pense pas. Ce n’est pas possible. Comme beaucoup de Mauriciens, je crois que nous allons vers des élections générales anticipées. C’est, d’ailleurs, le souhait de la population. Aujourd’hui, le microbe est entré profondément au sein du gouvernement et il va le décomposer petit à petit. Ça a déjà commencé du côté du Mouvement Liberater avec Sanjit Fowdar.
J’allais justement vous demander si, comme le disent certaines rumeurs, il y a une possibilité de Sanjit Fowdar retourne à la case mama, c’est-à-dire au MMM?
—  Il n’est pas question que Sanjit Fowdar revienne au MMM et il n’y a pas de  contact avec lui.
Pour le moment. Quel est, selon vous, l’avenir du MMM?
—  Le MMM ira seul aux prochaines élections et la population fera confiance à Paul Bérenger et nous allons prendre le pouvoir.
Avec Pradeep Jeeha, vous allez  partager le poste vice-PM pour des raisons évidentes.
—  Je sens dans votre remarque une intention de provoquer une bagarre…
Mais pas du tout. Vous avez l’un et l’autre les qualités nécessaires pour occuper ce poste si le MMM remporte les élections, non?
—  C’est le PM qui choisit et nomme son VPM. Je suis sûr que Paul Bérenger choisira le militant qui, à son avis, respecte les principes du MMM: le militantisme, l’honnetêté, la sincérité, et celui qui électoralement lui donnera le plus de chances de remporter les élections générales.
Vous correspondez au portrait que vous venez de faire?
—  Je ne suis pas le seul au MMM à correspondre à cette description. Ce sera au leader de faire un choix, au moment opportun.
Mais avant d’arriver à ce stage, Ajay Gunness, il faudra remporter les élections. Et elles ne sont pas gagnées d’avance.
—  Bien souvent, c’est dans l’adversité que le MMM est meilleur et remporte des victoires.
En tout cas, ca fait un bon bout de temps que le MMM n’a pas remporté une victoire électorale.
—  C’est vrai que nous avons été battus aux deux dernières élections générales. Mais cela ne veut pas dire que les partis qui perdent les élections ne contribuent pas à l’avancement du pays. L’opposition aussi a son rôle à jouer dans un système démocratique et je crois pouvoir dire que Paul Bérenger joue très bien son rôle de leader de l’Opposition. En tout cas, nous nous nous préparons à aller tout seuls aux prochaines élections avec Paul Bérenger comme candidat au poste de Premier ministre, et je suis convaincu que l’électorat mauricien nous soutiendra.