Le rockeur britannique David Bowie compte fêter son 69e anniversaire le 8 janvier avec la sortie d’un nouvel album. Blackstar comprend sept titres avec des allures d’une longue jam-session de jazz mélangée à des sections rythmiques puissantes. Aux confins du jazz et des musiques électroniques, Bowie signe un nouveau chef-d’oeuvre.
Discret, voire invisible (aucune interview à la presse depuis plus de dix ans), David Bowie revient trois ans après la sortie de The next day. Blackstar est fortement influencé par l’univers urbain du prolifique rappeur Kendrick Lamar. Étonnant. Plus concrètement, on retrouve sur deux titres le non moins talentueux James Murphy (LCD Soundsystem), qui a apporté une patte plus électronique à l’ensemble de l’album en tant que producteur.
Résultat : un album étrange et exigeant qui va au-delà du rock. Un univers musical jazzy, riche et foisonnant qui nécessite plusieurs écoutes pour l’apprécier pleinement. Pas de tubes mais des pépites comme Blackstar (le premier titre de l’album, déjà aperçu dans le générique de la série Panthers) ou le très groovy Tis a Pity She Was A Whore. Mais le meilleur morceau, celui qui rappelle le Bowie de la grande époque, c’est Lazarus, un titre magnifique écrit pour la comédie musicale L’homme qui venait d’ailleurs, actuellement à Broadway. Blackstar est bel et bien un album de haute volée, composé de sept balades intemporelles, parfois vertigineuses.