ALERTE PHYTOSANITAIRE À LA RÉUNION : Introduction d'un charançon ravageur, surtout, très nuisible aux palmiers endémiques

L'Eugnoristus monachus, un charançon ravageur très nuisible à l'ensemble des palmacées — palmiers, cocotiers et dattiers, confondus — s'est introduit à l'île de La Réunion, déjouant, manifestement, le système de veille phytosanitaire. Ce coléoptère originaire de la région indo-malaise, vraisemblablement, de Malaisie a, à ce stade, surtout été identifié au Parc des Palmiers du Tampon inauguré en janvier de l'année dernière par le président français, Nicolas Sarkozy, où la terrible bestiole s'attaque particulièrement aux espèces endémiques, surtout le palmiste cochon réunionnais.
La  presse de l'île soeur parle, déjà, de "catastrophe écologique" et s'inquiète que cela n'évolue aussi en un "désastre agricole" si jamais, par exemple, l'insecte nuisible s'en prend aussi, éventuellement, aux palmistes comestibles blancs et rouges très prisés dans la gastronomie à La Réunion. D'autant que le Quotidien de la Réunion souligne le fait que l'indésirable intrus a, jusqu'ici, résisté aux traitements d'insecticides utilisés jusqu'à l'heure.
Très peu connu dans la région, l'Eugnoristus monachus, croit-on, au moins, savoir à l'île soeur, sévirait toute l'année et s'épanouit en milieu tropical. A l'âge adulte, l'insecte nuisible atteint quelque 15 mm de long, est de couleur noire avec une croix centrale, deux traits beiges ainsi qu'un long rostre. Il a déjà, notamment, tué des centaines de jeunes plants dans la pépinière du Parc des Palmiers du Tampon et s'étend à d'autres espèces.

Ver blanc tristement célèbre
A La Réunion, l'on ne s'explique pas l'introduction de ce charançon ravageur dans l'île où l'on assure que le contrôle phytosanitaire est très strict tant au port qu'à l'aéroport. Même si des dérogations existent pour les semences, l'importation de palmiers y est interdite depuis plus de 20 ans.
Pour les besoins de l'aménagement de ce Parc des Palmiers, ce serait, ainsi, seules des semences qui auraient été importés "sous contrôle de la protection des végétaux en respectant la quarantaine et le suivi en pépinière", assure, ainsi, au Quotidien de la Réunion André Thien Ah-Koon qui est à l'origine du projet. D'autres bestioles très nuisibles aux végétaux sont aussi présentes sur le sol réunionnais dont le redoutable ver blanc réputé très dangereux pour la canne à sucre. Une peste que les autorités phytosanitaires et agricoles à Maurice ont, fort heureusement pour nous, su prévenir, jusqu'ici, avec succès, l'introduction sur notre sol.
Le Parc des Palmiers du Tampon à La Réunion, dont la phase initiale a, donc, été inaugurée le 5 janvier 2010 par le président Sarkozy, est un ambitieux projet écologique visant à la découverte, en un seul lieu, d'un nombre considérable des quelque 3000 espèces de palmiers recensés dans le monde. Devant s'achever en 2015, l'aménagement de ce Parc des Palmiers du Monde allait nécessiter des investissements d'environ  7 millions d'euros (plus de Rs 280 millions).