ALLÉGATIONS DE VEEREN CONTRE PRAVIND JUGNAUTH : Le PM est devenu l’homme à abattre, a déclaré Etienne Sinatambou

« Le Premier ministre est devenu l’homme à abattre parce qu’il démantèle tous les réseaux de trafic de drogue à Maurice !» a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de la Sécurité sociale Etienne Sinatambou, hier matin. Ce dernier qui animait la conférence hebdomadaire du gouvernement Lepep a défendu avec verve « l’intégrité » du Premier ministre, Pravind Jugnauth, suite aux allégations formulées contre lui par le trafiquant Peroumal Veeren. Etienne Sinatambou qui est revenu sur les allégations faites par ce dernier auprès de la Commission d’enquête sur la drogue cette semaine a exprimé sa révolte suite aux propos du trafiquant qui purge actuellement une peine de 34 ans. Etienne Sinatambou a dénoncé ce qu’il qualifie être une « tactique sournoise et mesquine » visant à nuire à Pravind Jugnauth. Le porte-parole du gouvernement Lepep a rappelé que le Premier ministre a fait de la suppression de la drogue un combat et qu’il a réitéré à plusieurs reprises qu’il sera sans pitié pour tous ceux qui sont impliqués dans le trafic des stupéfiants.
Le Premier ministre pouvait compter sur son émissaire pour le défendre bec et ongles. « Avek Pravind Jugnauth kom premier minis trafikan ladrog aret dormi aswar ! » a déclaré Etienne Sinatambou, qui n’a pas fait dans la demi-mesure. Il a aussi reproché au le leader de l’opposition et du PMSD, Xavier-Luc Duval, d’avoir émis des propos antipatriotiques lorsqu’il associe la réputation du pays et les déclarations du trafiquant Veeren. Selon Sinatambou, l’opposition dans son ensemble, « pe side ar Peroomal Veeren ( ) pe tourn an faver trafikan ladrog ». Etienne Sinatambou, qui a servi sous le gouvernement travailliste, a fait remarqué que son ancien leader, Navin Ramgoolam, « ti ferm lizie kan li ti o pouvwar ». Le ministre de la Sécurité sociale a salué le courage de Pravind Jugnauth : « N’importe quel mensonge n’entamera pas la détermination du Premier ministre dans son combat ». Et de préciser, « qu’aucune tentative d’intimidation ni de dénigrement ne l’empêchera pas de libérer le pays et les jeunes du fléau de la drogue et des activités criminelles des trafiquants!» Pour prouver la détermination du gouvernement à mettre un terme au trafic de drogues dans le pays, Etienne Sinatambou a énuméré les dernières saisies. 
Carburants : « Ce n’est pas le gouvernement qui fixe le prix des carburants »
Commentant les contestations, dont celles de l’opposition, autour de l’augmentation du prix des carburants, Etienne Sinatambou les a renvoyées au communiqué de la State Trading Corporation à ce propos. Cette augmentation, a-t-il dit, est tout à fait compréhensible contrairement à ce qu’a avancé le leader du MMM, Paul Bérenger, qui a jugé cette hausse «d’inacceptable ». Pour Sinatambou, si Paul Bérenger maintient ses positions, et ce même après la lecture du communiqué de la STC, « li enn manter ». L’augmentation de février, a expliqué Etienne Sinatambou, s’explique par le coût des carburants sur le marché mondial avec des répercussions sur celui du pays. Pointant du doigt l’opposition, dont la manifestation aura été, selon lui, un flop, Etienne Sinatambou devait déclarer : « Lopozision bien okouran ki ena enn Government Notice ki dat depi 2011 kot ena enn regleman ki vin dir koman fixe pri lesans ek diezel dan Moris. » Il a précisé que le nouveau mécanisme ne date pas de ce mois, avant de rappeler que, selon le Petroleum Pricing Mecanism, la réglementation concernant le prix des carburants doit être appliquée chaque six mois : « Cette réglementation a été instaurée pour éviter que le public ne prenne toutes les augmentations de l’essence et du diesel sur le marché international de plein fouet. Ce mécanisme empêche le prix des carburants d’augmenter par plus de 10%. » C’est pour cela que l’augmentation de février n’a pas été plus de 10%. Etienne Sinatambou a dit ne pas comprendre la démarche des leaders des partis de l’opposition. « Zot konn sa mekanism la », s’est étonné le porte-parole du gouvernement. Il a rappelé « que ce n’est pas le gouvernement qui fixe le prix des carburants » et que, « ce n’est pas de gaieté de coeur que nous assistons à l’augmentation du prix des carburants ( ) Le gouvernement fort de ses sentiments de fidélité à la population ne veut pas que l’augmentation du prix de carburant à Maurice, dépasse les 10%. Mais pour ce faire, le gouvernement doit puiser dans le Price Stabilisation Account pour payer le surplus du prix des carburants achetés sur le marché mondial. Et comme indiqué dans le communiqué de la STC, le Price Stabilisation Account a diminué par Rs 216.5 millions. La STC n’a pas pour autant fait de perte ( ) » Le retour de l’argent dans le compte limitera, a-t-il expliqué, les augmentations et ce quelles que soient les circonstances sur le marché mondial.
Etienne Sinatambou, qui avait inscrit le Metro Express sur son agenda, a encore une fois rappelé que le Premier ministre n’avait jamais été contre ce projet, mais qu’il souhaitait revoir le coût et la viabilité du projet.


La question qui fâche Sinatambou !
Etienne Sinatambou est sorti de ses gonds et n’a pas apprécié la question de Week-End à propos des premières déclarations du Premier ministre, Pravind Jugnauth, sur les allégations faites à son encontre par Peroumal Veeren à l’effet que celui-ci aurait financé le trafic de drogue. Lorsqu’il est rentré de Rodrigues où il était en vacances, jeudi dernier, Pravind Jugnauth a livré ses commentaires à ce sujet à la MBC et une radio privée qui l’attendaient à l’aéroport. Alors que les autres médias avaient eu vent d’une éventuelle intervention officielle — très attendue vu l’ampleur des allégations — du chef du gouvernement à son arrivée et s’enquéraient du lieu et de l’heure, la télévision nationale et cette radio étaient déjà sur place prêtes à cueillir les premières déclarations du Premier ministre. Invité à expliquer le choix des médias privilégiés ce jour-là par le Premier ministre, alors que les autres ont dû se contenter d’un communiqué du Prime Minister’s Office, Etienne Sinatambou, irrité, a préféré disséquer notre question pour en faire une analyse prétentieuse, avant de refuser de répondre à Week-End. Jugeant que notre question n’était pas valable, le porte-parole du gouvernement devait refuser catégoriquement de nous répondre malgré notre insistance. « Vous n’étiez pas là ! » répétait Sinatambou. Lui rappelant qu’il venait tout juste de faire appel aux médias pour transmettre le message du gouvernement sur son combat contre le trafic de drogue et qu’il est attendu qu’il explique le choix (ou pas) du PM de s’exprimer une radio privée et la MBC, il devait alors dire : « Ce n’est pas la façon de faire du Premier ministre de ne pas parler à X, Y ou Z ( ) J’étais là-bas et tous les journalistes qui y étaient ont eu accès au Premier ministre. Il est faux de dire qu’une certaine presse n’a pas eu accès au Premier ministre ! »