Anil Gayan, ministre du Tourisme, a tenu hier après-midi son dernier point de presse annuel. « Nous au niveau du gouvernement, nous allons de l’avant : We are in the office, we are in power. Le gouvernement continue de travailler pour le pays », dit-il.

Commentant la récente élection partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes, Anil Gayan a fait ressortir : « On est dans une démocratie et on respecte le verdict du peuple. Le gouvernement n’avait aucun enjeu dans cette élection. La victoire d’Arvin Boolell est venue démontrer que les grands perdants sont le MMM et le PMSD. Nous au niveau du gouvernement, nous allons de l’avant : We are in the office, we are in power. Nous allons terminer notre mandat auprès de notre électorat et nous viendrons de l’avant avec notre bilan car le gouvernement continue dans sa lignée qui est de travailler pour le pays. Si le gouvernement avait participé à cette élection partielle, toutes les décisions que nous aurions prises auraient été interprétées comme un bribe électoral. »

À une question de la presse sur la défaite de Roshi Bhadain, Anil Gayan dira que ce dernier « a payé le prix de son arrogance, a été trop confiant. Il a mené sa campagne sur les 55 000 likes qu’il a reçus sur Facebook. Or, les élections se font sur le terrain et pas de manière virtuelle. Je demande à Roshi Bhadain de continuer le travail en ayant plus d’humilité. »

Sur le volet du salaire minimal, Anil Gayan se réjouit que ce soit la première fois qu’une telle décision a été prise par un gouvernement et qu’une loi ait été votée en ce sens par le Parlement. « C’est aussi grâce à la détermination du Premier ministre qui a porté une attention particulière à la classe défavorisée. » Il a aussi axé son intervention sur le Metro Express dont les travaux ont déjà démarré et a fustigé les politiciens qui, dit-il, « finn kree problem. Certes, il y aura certains inconvénients sur les routes vu que les travaux ont démarré mais il faut passer par cette étape pour moderniser le pays et nous comptons sur la compréhension de la population. » Même son de cloche pour Arab Town, qui aujourd’hui, dit-il, offre de meilleures dispositions aux marchands ambulants.

Au niveau de l’économie, Anil Gayan rappelle que Maurice a progressé de 25 points dans le classement Ease of doing Business. « C’est un indicateur positif pour l’investissement. De même que l’indice Mo Ibrahim qui confirme la première place de Maurice en Afrique. »

Dans un autre ordre d’idées, il soutient que le secteur touristique est en bonne marche avec les arrivées de Saudi Airlines qui vient développer le marché arabe et KLM qui vient renforcer ses vols sur Amsterdam. Pour ce qui est des hôtels, tous les établissements affichent complets, ce qui démontre que le secteur se porte bien. Il a aussi mentionné la pension de vieillesse, qui était de Rs 3 600 et a été revue à la hausse. « Nu fine fer enn promesse électorale et la pension de vieillesse est à Rs 5 000 comme nous l’avions promis. Avec la compensation salariale, elle passera à autour de Rs 5 800. »

En ce qui concerne le dossier Chagos, il rappelle qu’en 2018 l’affaire sera appelée devant la Cour internationale de Justice. En cette fin d’année, tout en présentant ses vœux aux Mauriciens, Anil Gayan demande aux médias « d’être plus objectifs, plus sereins et plus profonds dans vos écrits. L’an prochain le pays célébrera ses 50 ans d’indépendance, soit 50 ans de maturité. »