Après un mouvement de dissension mardi dernier, les membres du PTr font aujourd’hui bloc derrière leur leader. Hormis Arvin Boolell qui s’est retiré en tant que porte-parole du parti et qui prend un temps de réflexion durant la campagne électorale, la majorité des membres influents du PTr étaient présents à la conférence tenue hier matin au Square Guy Rozemont. Même Yatin Varma qui s’est retiré de la politique active – qui se dit, «coincé entre sa loyauté envers Navin Ramgoolam et son amitié pour Arvin Boolell» – était présent. Un bloc travailliste pour dénoncer «la dérive totalitaire et la dictature qui se sont installées dans le pays.» Plus que jamais le moment est à l’unité de la grande famille PTr face à un gouvernement répressif, a affirmé le président des Rouges, Patrick Assirvaden, qui appelle également à l’unité de l’opposition «sur ce point commun» pour contrer la dictature installée dans le pays.
«La présence du leader du PTr, mardi dernier, à l’exécutif des Rouges, l’accueil qu’il a reçu et les commentaires qui ont suivi démontrent que, politiquement, Navin Ramgoolam est encore vivant. Or, ce qui se passe actuellement aux Casernes centrales, en l’occurrence, l’arrestation du leader du PTr vendredi soir, trois jours après sa sortie politique, démontre une fois de plus que c’est une vendetta politique qui continue contre Navin Ramgoolam.» C’est ce qu’estiment les membres du PTr qui font désormais bloc derrière leur leader, dont la présence à la réunion des dirigeants du PTr a pris plus d’un de court, mardi. «Choqué et déçu», Arvin Boolell avait préféré quitter le Square Guy Rozemont en dénonçant la présence des gros bras avant de démissionner de son poste comme porte-parole du parti. Il expliquait alors que «lorsque Navin Ramgoolam a pris son congé des activités du parti, nous avons entamé les discussions pour la refonte totale du parti. Nous avons entrepris un travail colossal pour remonter la pente. Aujourd’hui, nous devons aller vers un retour aux sources et non set back». Contacté par Week-End, il a soutenu que son appel a été motivé «dans l’intérêt du parti, dans l’intérêt du pays». D’autres, à l’instar de Shakeel Mohammed, Yatin Varma, entre autres, avaient aussi clairement affiché la nécessité pour le parti d’avoir une nouvelle direction, après sa cuisante défaite lors des dernières élections et les déboires judiciaires de Navin Ramgoolam. Cependant, si Yatin Varma, qui ne fait pas partie de l’exécutif, s’en est allé avec Arvin Boolell, Shakeel Mohamed est resté pour la réunion. S’il n’a pas fait de commentaires, il n’a également pas participé à la conférence de presse du leader du PTr.