« Trop c’est trop ». Propos de Paul Bérenger lors d’un point de presse au Parlement après la séance du matin. Condamnant avec force les cas de hit and run survenus respectivement à Forbach durant le week-end et ce matin à Moka, le leader de l’opposition réclame de toute urgence un durcissement des différentes lois concernant les délits de fuite.
« La population est exaspérée. Il y a une réelle indignation concernant ces cas de hit and run », affirme le leader de l’opposition qui a tenu à présenter sa sympathie à la famille Shamloll. Il y a, selon lui, trop de lacunes dans les lois pour décourager et punir les auteurs de délits de fuite. Paul Bérenger préconise donc que des lois bien ciblées soient rédigées « afin d’envoyer un message clair à la population pour ne pas commettre ce genre de délit et s’évaporer dans la nature après ». Ce dernier se réserve le droit de revenir sur ces cas de hit and run lors d’une prochaine Private Notice Question (PNQ) à l’Assemblée nationale.
Le leader de l’opposition a également commenté l’interrogatoire de Richard Duval dont la Kia noire a été retrouvée dans un champ de cannes près du lieu de l’accident de Forbach où le couple Shamloll a perdu la vie ce week-end. Pour Paul Bérenger, « Richard Duval n’aurait pas dû être relâché ». « Il y a des possibilités de conspiracy dans cette affaire », estime le leader du MMM. Ce dernier a soutenu que les versions données par Richard Duval diffèrent et que ce dernier a fourni des « explications bancales » à la police pour les besoins de l’enquête.
Se référant à un article paru dans la presse rapportant que Richard Duval aurait été autorisé à rentrer chez lui après sa déposition après des « ordres venus d’en haut », Paul Bérenger a qualifié cela de « honteux » et a évoqué un sentiment d’« indignation et de colère ». « Dimounn ki bizin arete, arete. Pena lord venu d’en haut. Pena fami sesi, fami sela. Tout dimounn parey divan la lwa », affirme Paul Bérenger.