En arrêt technique à l’île Maurice, la frégate de surveillance Nivôse est entrée, le dimanche 11 janvier, en cale sèche au Chantier naval de l’océan Indien, à Port-Louis. Elle doit en sortir d’ici 4 à 5 mois. Ce bâtiment basé à La Réunion a été fortement endommagé par un incendie en septembre.
Évoquant une clause de confidentialité liant son entreprise à la marine française, un préposé du Chantier naval de l’océan Indien (CNOI — voir encadré) s’est refusé à tout commentaire au Mauricien qui le sollicitait. Il a néanmoins confirmé la présence de la frégate de surveillance Nivôse en réparation dans le bassin du CNOI, sans donner de plus amples détails.
Selon les renseignements dont dispose Le Mauricien, le Nivôse est arrivé le 5 janvier dernier au chantier CNOI. Il est entré en cale sèche dimanche 11 janvier pour en sortir vers la fin du mois d’avril.
Sérieusement endommagée par un incendie dans la nuit du 29 au 30 septembre, la frégate de surveillance a été remorquée depuis La Réunion jusqu’au bassin du CNOI, qui assure sa remise en état.
Les réparations, a-t-on appris, porteront notamment sur le système de propulsion du navire. Ce passage imprévu en cale sèche sera également mis à profit pour anticiper les éventuelles avaries qui normalement auraient été détectées durant l’entretien normal de la frégate.
De même, selon les mêmes sources, les systèmes de contrôle et de commande de la propulsion seront modernisés, alors que les moteurs de propulsion et les diesels auxiliaires bénéficieront de différentes visites techniques indépendantes des réparations liées au sinistre.
Nos sources font par ailleurs observer que le Nivôse ne devrait toutefois pas être de nouveau opérationnel avant octobre-novembre. « Ce qui n’est pas sans poser problème au commandement des Forces armées françaises oeuvrant dans la zone de l’océan Indien (FZOI), où les moyens navals sont limités », expliquent-elles.
Ces mêmes sources précisent d’autre part que la Marine de guerre française devient un client de plus en plus important pour le CNOI. En effet, cela fait plusieurs années déjà que la Marine Française vient au Chantier naval de l’océan Indien pour la réparation et la maintenance de certains de ses navires.