Arrêté pour avoir tenté de prendre possession de drogue de synthèse, un ingénieur s’était vu, dès lors, interdit de voyage. Sa demande pour faire modifier cet ordre a été rejetée, car, entre autres, il n’a pas fourni de raisons spéciales prouvant la nécessité de voyager.
Cet ingénieur de 24 ans, habitant Quatre-Bornes, avait été arrêté par l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) après avoir tenté de prendre possession de deux colis contenant 3,5 g de drogue synthétique, le 26 août. Le lendemain, il avait été traduit en Cour et une charge provisoire logée contre lui. Depuis, il faisait l’objet d’une interdiction de voyager.
Le 4 décembre, l’ingénieur s’est présenté en Cour pour demander que l’ordre d’interdiction de voyager qui pèse sur lui soit modifié, afin qu’il puisse se rendre en Arabie Saoudite du 31 décembre 2015 au 18 janvier 2016, pour des raisons religieuses.
La police, par le biais du sergent Baboorally, a objecté à cette demande. Le sergent de police a soutenu qu’il y avait des risques que le jeune homme tente de fuir la justice s’il recouvre la liberté, étant donné la gravité du délit dont il est accusé. De plus, l’ingénieur a des proches en Grande-Bretagne, où il a d’ailleurs fait ses études. Le sergent a de plus indiqué que l’enquête était toujours en cours et que le rapport du Forensic Science Laboratory (FSL) ne leur a pas encore été soumis.
Le magistrat Alvin Joypaul, considérant les détails entourant l’arrestation de l’ingénieur, a donné raison à la police. Il ajoute que le prévenu ne s’est pas justifié sur le besoin de voyager et a rappelé qu’il avait eu l’occasion de le faire, mais n’a fait qu’affirmer, lors d’une déclaration dans le box des accusés, qu’il se plierait aux conditions qui pourraient lui être imposées s’il recouvrait la liberté. « This surely does not amount to a special reason from which the court could see if there is an absolute necessity for the applicant to travel », indique le magistrat.