ARVIND BOOLELL: «Je suis contre une alliance pré-électorale»

Notre invité de ce dimanche est le Dr Arvind Boolell, membre de la direction du Parti travailliste. Dans l’interview réalisée à son domicile, vendredi apres-midi, Arvind Bolell revient sur les leçons de la défaite du PTr aux dernières élections et partage son analyse sur le gouvernement actuel et les multiples affaires qui occupent la une de l’actualité locale.
— Comment allez-vous après vos ennuis de santé de l’année dernière? Vous êtes en forme physiquement pour continuer à mener le combat politique?
— Je vais bien et après avoir été bien soigné, je suis en train de reprendre mes activités. Je saisis l’occasion de cette interview pour, une fois encore, remercier tous ceux qui ont été à mes côtés dans les moments difficiles, surtout ces derniers temps. Je remercie aussi ceux qui m’ont envoyé des messages de sympathie. Cette épreuve m’a appris qu’il faut avoir une meilleure appréciation de la vie, se comporter comme citoyen responsable et respecter les autres dans le quotidien.
— Même dans le secteur politique ?
— Surtout dans le secteur politique où il y a trop d’agressivité et pas assez de respect et d’humilité pour reconnaître ses erreurs et en tirer les conséquences.
— Abordons le vif du sujet de cette interview: quelle est votre analyse de la situation politique mauricienne ?
— L’analyse est inquiétante. Nous avons un gouvernement qui n’a pas de sens de direction, navigue à vue et s’éloigne des réalités. C’est inquiétant car plus on s’éloigne des réalités sociales, économiques et politiques, plus on a tendance à se replier sur ce que j’appelle la politique primaire, la réaction instinctive. En ce faisant, nous avons des réflexes sectaires, nous nous enfermons dans des ghettos, refusons l’ouverture, l’esprit de créativité et la combativité. Nous adoptons alors un sens de non-responsabilité et réagissons, faisons du fire fighting au lieu d’agir, de prendre des initiatives; c’est ce que fait le gouvernement.
— Est-ce que la situation que vous décrivez vient de survenir ou est-ce la suite de ce qui existait déjà à Maurice au niveau gouvernemental?
— Il y a eu des manquements dans le passé, surtout de 2012 à 2014 au niveau du gouvernement. Quand le MSM a quitté le gouvernement, nous avons considéré que nous n’avions pas d’adversaire et que nous pouvions faire ce qu’on voulait. Il y a eu des erreurs, des dérapages, certes, et je suis le premier à le reconnaître, mais il y avait quand même un sens de l’État et des responsabilités qui n’existe pas aujourd’hui. Il y a eu aussi des excès et des abus qui nous ont conduits à la défaite de l’alliance PTr/MMM par une alliance qui s’est constituée à la veille des élections et ramassant tout ce qui pouvait être ramassé comme candidats.
— Mais ne vous en déplaise, Arvind Boolell, une majorité de l’électorat a voté pour ce “ramassis”, pour reprendre votre terme!
— Je ne suis pas d’accord avec vous. En décembre 2014, l’électorat a voté contre l’alliance PTr/MMM, pas pourl’alliance Lepep, ce n’est pas du tout la même chose. On nous a sanctionnés, on ne les a pas plébiscités. Nous avons perdu parce qu’il y avait une arrogance découlant du concept que le PTr et le MMM représentaient 80% de l’électorat et étaient donc imbattables aux élections. Ce concept mathématique nous a fait perdre contact avec la réalité et nos partisans, et on a vu le résultat: une defaite cuisante. Je ne suis pas de ceux qui rejettent la responsabilité sur les autres et je dis que nous avons collectivement mérité cette défaite. Mais voyons de l’autre côté, les “vainqueurs” de cette élection. Dès qu’elle est arrivée au pouvoir, l’alliance Lepep a instauré un environnement revanchard, hostile à ses adversaires et favorable à ceux qui lui avaient fait allégeance, avec les conséquences que l’on voit aujourd’hui: une elected dictartorship. La situation sociale est malsaine, les manquements démocratiques et  les arrestations arbitraires se multiplient, comme les passe-droits et le copinage. Il règne dans le pays un climat de crainte et de frayeur qui ne profite qu’à ceux qui ont une proximité avec le pouvoir dont la priorité semble être le mercantilisme, tout est permis et la mise sous contrôle des institutions.
— Votre analyse de la situation est, pour dire le moins, négative.
— Montrez-moi ce qui est positif sous ce gouvernement, ce qui profite aux Mauriciens qui n’ont pas une grande proximité avec le pouvoir!?
— Passons à autre chose: quelle est votre analyse des premiers jours de Pravind Jugnauth au poste de Premier ministre?
— Il a pris un mauvais départ et n’a pas réussi à acquérir la légitimité nécessaire à ce poste dès le jour de sa prestation de serment. Vous allez me dire que du point de vue légal, la manière dont il a pris la succession de son père ne pose aucun problème. Mais vous n’êtes pas sans savoir que tout ce qui est légal n’est pas forcément moral, c’est pourquoi je parle de légitimité. En tant que nouveau Premier ministre, jeune se voulant moderne, Pravind Jugnauth avait l’occasion de faire un véritable nettoyage, dans le bon sens du terme, au PMO et de constituer une nouvelle équipe au Conseil des ministres. Il ne l’a pas fait. Au lieu de créer un nouveau paysage gouvernemental, il a gardé ceux qui étaient déjà là et sont très critiqués pour leur comportement. Il est en train de pratiquer la politique de ce que j’appelle l’instinct primaire.
— Donnez-moi un exemple concret sur ce point  précis !
— C’est, comme je vous l’ai déja dit, pousser les gens à se replier sur eux-mêmes, à préférer le ghetto à l’ouverture. Comment le Premier ministre d’un pays qui représente le monde en miniature peut ne pas réagir quand M. Ramdhun, dirigeant d’une association socioculturelle, tient des propos sectaires à Grand-Bassin et qui ont provoqué des réactions sur les réseaux sociaux? Surtout quand le PM a annoncé qu’il refuserait de prendre la parole lors des manifestations socio-religieuses. À quoi ça sert de ne pas prendre la parole quand on laisse dire n’importe quoi en sa présence? Le tissu social de ce pays est encore fragile et personne, et surtout pas le PM, ne peut permettre de tels propos. Le silence de Pravind Jugnauth à Grand-Bassin peut laisser croire qu’il est d’accord avec les propos sectaires de M. Ramdhun de la Hindu House.
— Que pensez-vous de l’affaire Alvaro Sobrinho qui défraye la chronique depuis quelques jours?
— Permettez-moi de poser une question: est-ce que nous voulons que Maurice devienne un centre financier international, qui serait un des piliers économiques du pays? Est-on conscient que c’est un  secteur qui fonctionne démocratiquement, applique les règles de la bonne gouvernance et où le maître mot est la confiance? Si on accepte d’inclure dans ce secteur une personne à la réputation douteuse, l’élément confiance diminuera et, peut-être même, disparaîtra. Parlons de M. Sobrinho, qui a été étonamment et rapidement blanchi par le vice-PM Ivan Collendavelloo. M. Sobrinho vient de l’Angola, un pays d’Afrique très riche mais dont la richesse ne profite qu’à une petite poignée de gens gravitant autour du pouvoir. Savez-vous depuis quand M. Sobrinho cherche à obtenir une licence pour opérer dans le secteur financier mauricien? Depuis juin 2014. Quand il a soumis sa première demande, le Board of Investment (BOI) a fait une enquête et conclu que le profil de M. Sobrinho ne correspondait pas aux exigences du secteur financier mauricien et sa demande a été rejetée. À l’époque, les institutions étaient encore indépendantes. À tel point que le gouvernement n’a même pas été informé de ce rejet.
— Donc, M. Sobrinho a soumis une deuxième demande, par la suite…
— il a fait une demande après le changement de gouvernement et, d’après mes renseignements, à l’issue d’une rencontre qui a eu lieu au château du Réduit et à laquelle assistaient, entre autres, l’ancien gouverneur de la Banque de Maurice (BoM) et le premier ministre des Finances du gouvernement de l’alliance Lepep. Suite à la deuxième demande du sieur Sobrinho pour une licence, l’année dernière, la BoM a fait une enquête sur lui et produit un rapport, corroborant les conclusions de la BOI en 2014 et dont copie a été envoyée au Réduit et à toutes les institutions concernées. Il existe entre la BoM et la FSC un accord sur l’échange d’informations financières. Alors, comment se fait-il que la FSC semble ne pas être au courant du rapport de la BoM sur M. Sobrinho? Tout cela a été suivi par les menaces du PM contre Paul Bérenger et Reza Uteem, et celles du Minister Mentor contre la presse, et prenant la défense de M. Sobrinho dans cette affaire. Mais ce qui est encore plus étrange, c’est qu’on refuse à M. Sobrinho une banking licence mais qu’on lui donne, avec une rapidité extraordinaire, une licence d’investment banking. Et ce, en dépit du fait que le Deputy Chairman de la FSC, qui est le Solicitor General, affirme que les noms d’un avocat de renom et d’un ancien vice-chancelier de l’université ont été utilisés sans leur accord pour l’obtention de la licence en question. Au lieu d’ouvrir immédiatement une enquête sur ces faits graves, la FSC réfère l’affaire à la police. Et le pire c’est que malgré tous ces éléments troublants, quand M. Sobrinho arrive à Maurice, il reçoit un certificat de moralité du vice-PM. C’est comme ça que le gouvernement Lepep est en train de nettoyer le pays ?
u Faudrait-il que la Présidente de la République, qui a été impliquée dans cette affaire à travers la fondation Planet Earth Institute, soumettre sa démission?
— J’aimerais souligner une chose: je parle de la personne qui occupe la fonction de chef de notre État. Cette personne qui donne l’impression d’avoir manqué de rigueur, d’avoir fait preuve de légèreté, ce qui peut donner un sentiment de complicité. Je ne demande pas à la Présidente de démissionner ou de s’expliquer en public, comme l’ont réclamé certains. Je lui demande simplement de faire son examen de conscience et d’assumer ses responsabilités.
— Un commentaire sur l’autre affaire qui suscite des controverses: le métro léger.
— Il faut tout d’abord souligner que Pravind Jugnauth a repris le projet de métro léger, que soutenait le gouvernement PTr, parce que son gouvernement n’a aucun grand projet dans ses tiroirs. Il a essayé de créer un grand projet immobilier avec Heritage City et on sait comment ça a fini! Ceci étant, le projet actuel de métro léger n’est pas celui que nous avions proposé. Je vous conseille d’aller lire les articles que Rama Sithanen a consacrés à ce sujet pour démontrer les multiples failles du métro de Pravind Jugnauth. Ce projet aura des conséquences financières, sociales et politiques négatives énormes pour le pays.
— Mais il faut quand même régler le problème du transport public et des embouteillages à Maurice.
— Oui, mais pas à n’importe quel prix et en adoptant un système qui est remis en cause dans tous les pays où il a été installé. Et puis, le projet qui a été lancé en grande pompe n’est pas encore finalisé. Il y a encore des gens qui habitent ou ont leur lieu de travail sur le tracé du métro. Ils n’ont pas été déplacés et ne savent même pas comment ils seront compensés et où ils seront relogés. On a le sentiment que tout cela a été décidé en quatrième vitesse, comme toutes les décisions du gouvernement. Tout cela n’augure rien de bon. Il vaudrait mieux investir – beaucoup moins – dans le Bus Rapid Transit.
— Abordons la dernière affaire qui occupe la une de l’actualité: la  découverte de 135 kilos d’héroine d’une valeur de plus de Rs 2 milliards et dans laquelle un membre du MSM a été arrêté.
— Depuis 2014, il y a eu une recrudescence de la drogue dans le pays avec une forme de tolérance du régime pour certaines personnes. Même les policiers sont directement impliqués dans le trafic de la drogue! En ce qui concerne cette dernière affaire de plus de Rs 2 milliards, que lit-on dans les journaux? Que l’une des personnes arrêtées pour trafic de drogue gravitait dans l’entourage du PM, était membre de son parti et se qualifiait lui-même de père adoptif de Pravind Jugnauth! On apprend également que cette personne est aujourd’hui un homme d’affaires qui est par ailleurs propriétaire de chevaux de course. On lit également dans la presse que des partisans du MSM avaient mis en garde la direction contre une proximité avec cet ex-conseiller de Mahen Gowressoo qui, comme l’ex-ministre, avait su fort opportunément faire comme les carapates qui changent de chien pour devenir membre du MSM et, me dit-on, peut-être même membre de l’équipe de cuisine.
— Que pensez-vous de cette cuisine où, dit-on, le gouvernement prend ses décisions?
— Je croyais que c’était au Conseil des ministres que le gouvernement prenait ses décisions, pas dans une cuisine! Ce que je peux affirmer c’est que de par le monde, le métier de cuisinier est une profession reconnue et le titre de Chef est respecté. Je ne crois pas que la cuisine du MSM soit dirigée par des grands chefs. À mon avis, ils ne sont même pas des apprentis bandaris!
— Revenons à Pravind Jugnauth. Il donne le sentiment de miser sur “Mother India” qu’il cite souvent dans ses premiers discours. Comment interprétez-vous ce qui semble être une stratégie politique ?
— En faisant souvent appel à l’Inde, je pense qu’il est en train d’essayer de réveiller l’instinct primaire dont je vous parlais plus tôt. Toutefois, les Mauriciens ne sont pas dupes, conscients que l’Inde est un pays avec qui nous entretenons des relations extrêmement privilégiées, mais qui est une grande démocratie qui saura rester loin de la politique intérieure de Maurice.
— En dépit de son intérêt géostratégique pour Agaléga?
— Agaléga fait partie du territoire mauricien et l’Inde, en tant que pays entretenant des liens privilégiés avec nous, a droit à un traitement préférentiel. Cela est établi. Mais ce traitement préférentiel se fait dans le respect de la souveraineté de la République mauricienne. L’inde a le droit d’investir dans nos territoires mais sans toucher à la souveraineté mauricienne, dans le cadre d’un respect mutuel entre nos deux pays. Pour sa part, Maurice a toujours soutenu l’Inde pour l’obtention d’un siège permanent au conseil de sécurité des Nations unies, mais  aujourd’hui — et c’est un élément dont il faut tenir compte, les données sont en train de changer parce que l’Inde est devenue une grande alliée avec les États-Unis pour protéger ses frontières.
— Est-ce que ces nouvelles données entre les États-Unis et l’Inde ne contraindront pas cette dernière à ne plus soutenir Maurice sur la revendication de Diego Garcia?
— C’est une question fondamentale. à aucun moment les représentants du gouvernement mauricien m’ont dit que le soutien de l’Inde est acquis sur cette question. Mes interlocuteurs indiens m’ont dit que l’Inde va aider Maurice  à trouver une solution au problème de Diego Garcia, pas à soutenir notre position. Jusqu’à preuve du contraire rien n’indique que l’Inde soutiendra la position de Maurice sur le dossier Diégo Garcia, s’il  figure sur l’agenda des Nations unies l’année prochaine. La même chose s’applique pour l’Union Africaine. Entre un engagement verbal et un vote en faveur d’une motion aux Nations unies, il y a un long chemin à parcourir.
— Question logique découlant de ce que vous venez de dire: est-ce que le dossier Diego Garcia a été bien géré par le gouvernement Lepep?
— Il ne l’a pas été en raison de l’arrogance de l’ancien PM qui n’a pas mesuré les conséquences  diplomatiques d’une agression verbale. Sous le précédent gouvernement, nous avions une équipe solide, bien structurée,  qui menait la bataille sur trois fronts distincts, ce qui nous a permis de traîner la Grande Bretagne devant le tribunal d’arbitrage international sur la question du parc marin. Le gouvernement Lepep ne fait pas appel à cette équipe, et les membres du comité parlementaire semblent découragés par la manière dont se comporte le gouvernement. Tout cela est inquiétant pour l’avenir.
— Si le gouvernement vous semble dépassé par les évenements, on pourrait dire la même chose avec les oppositions parlementaires. À une semaine de la rentrée parlementaire, elles semblent plus divisées qu’unies.
— J’avais souhaité tout d’abord une coalition, puis une entente entre les partis de l’opposition. Je voulais d’un front bench représentant les différents partis de l’opposition. Cela n’a pas pu se faire pour différentes raisons. Mais les choses sont en train de se mettre en place. Je suis sûr que face aux scandales qui se multiplient, les partis d’opposition sauront mettre de côté leurs divergences pour faire un travail de résistance contre ce gouvernement décadent qui, parce qu’il sait qu’il va vers sa disparition, est capable de faire n’importe quoi. Ce qui importe, c’est d’empêcher le MSM et son allié de finir ce qui reste du pays!
— Arrivons-en maintenant au PTr. Comment se porte-t-il deux ans après sa cuisante défaite aux élections?
— Il a tiré les leçons de son échec, de sa déconnexion avec le peuple, de l’arrogance des 80% qui lui a fait perdre l’écoute des citoyens et le pouvoir. Nous travaillons à reconstruire notre relation avec les Mauriciens. Nous sommes en train de nous moderniser pour faire face aux défis du moment. Le PTr est en train de changer
— C’est en faisant un débat marathon sur l’interview d’Ezra Juboo demandant au parti de faire son autocritique que le PTr montre qu’il est en train de changer?
— Oui. Parce qu’il y a quelque temps de cela, ce débat n’aurait pu avoir lieu. Navin Ramgoolam a eu raison de laisser les uns et les autres s’exprimer sur ce sujet. Des choses ont été dites, des arguments refutés et des réflexions partagées. Ce genre de débat permettra aux jeunes de s’exprimer et aux autres de les écouter en dépassant le clivage jeunes fougeux et vieille garde: nous sommes tous des travaillistes.
—  Est-ce que pour 2019, le PTr en train de changer a déjà choisi son futur partenaire?
— Je reponds en mon nom personnel à cette question: je suis contre une alliance préélectorale pour les prochaines élections. Je pense que chaque parti devrait aller seul aux élections et après, si le besoin se fait sentir, faire une alliance basée sur la force électorale réelle de chaque parti, pour éviter le retour du syndrome des 80%.
—  On dirait que ce syndrome vous a profondément marqué! Mais depuis l’indépendance, les partis sont toujours allés en alliance aux élections, c’est pratiquement une tradition.
— Il arrive qu’il faille mettre fin à des traditions quand elles sont dépassées. C’est un sentiment que partage un nombre grandissant de Mauriciens, surtout après les élections de 2014 et leurs conséquences.
— Dans la dernière interview que vous m’aviez accordée il y a deux ans, vous étiez candidat au poste de leader du PTr. C’est toujours le cas?
— Au PTr, nous avons décidé que les questions de ce genre seraient discutées au sein des instances et non pas étalées sur la place publique.
u Je ne vous demande pas ce que fera le PTr mais si vous êtes toujours candidat au poste de leader!
— C’est une question à laquelle je ne répondrai pas aujourd’hui, mais en temps et lieu, et en fonction d’une stratégie sur laquelle je travaille actuellement.