L’Organisation africaine des assurances (OAA) et l’Insurer’s Association of Mauritius (IAM) s’apprêtent à accueillir quelque 400 participants pour la 22e édition du forum de la réassurance de l’OAA, qui se tiendra du 15 au 17 octobre à l’hôtel Intercontinental, Balaclava. Axé sur le thème “Les effets de la perturbation numérique sur les assureurs et réassureurs africains”, ce forum servira de plateforme d’échanges d’idées et de stratégies entre les professionnels du secteur et aidera à dégager des actions concrètes pour renforcer davantage la coopération régionale.  
Rencontrant la presse hier, Derek Wong, président de l’IAM, ainsi que Shiamdass Appanah, président du comité d’organisation du forum, et Holy Andriambololona, d’Africa Re, ont déclaré que pour la partie mauricienne, « c’est un honneur de pouvoir accueillir une nouvelle fois le forum de l’OAA, et ce après le succès remporté en 2012 » dans le cadre de la célébration du 40e anniversaire de cette organisation. Pour les organisateurs, la tenue du forum à Maurice témoigne du rôle important que le pays joue dans le secteur des assurances en Afrique. Derek Wong devait rappeler que l’OAA avait vu le jour à Maurice en 1972 « grâce à la détermination et la clairvoyance d’un petit groupe de pionniers qui avaient anticipé, avec une grande lucidité, le développement économique de l’Afrique et ses besoins futurs dans le domaine de l’assurance ».
Des professionnels du monde de l’assurance et de la réassurance d’une cinquantaine de pays africains et du reste du monde feront le déplacement pour le forum. Selon les organisateurs, les participants se pencheront sur les grandes tendances dans le domaine de l’assurance et de la réassurance tout en faisant un état des lieux des perspectives. L’impact de la perturbation numérique sur l’industrie et la “cyber-assurance” seront au centre des débats avec, pour intervenants, entre autres : Louis Rivalland (Swan General Ltd), Daniel Staib (Swiss Reinsurance Co Ltd), Corneille Karekezi (Groupe AFRICA-Re), Udai Patel (Afro-Asian Insurance Services Ltd), Kizito Makatiani (Turnkey Africa Ltd), Lamia Ben Mahmoud (Tunis Re) et Belhassen Tonat (Munich Re Africa). 
« Le marché de l’assurance et de la réassurance est très divers et doit faire face de plus en plus à de nouveaux choix stratégiques. Par conséquent, il est crucial pour le secteur de garder en ligne de mire les besoins du client, de maintenir l’industrie saine et de consolider la coopération interafricaine », a déclaré Derek Wong. Selon Holy Andriambololona, le marché mauricien est « assez mature », se plaçant 6e (branche “VIE”) et 13e (branche “NON VIE”) au niveau du continent africain, dominé par l’Afrique du Sud et le Maroc. « C’est une belle performance vu la taille de Maurice par rapport aux autres pays africains », a-t-elle déclaré. Par contre, a poursuivi Holy Andriambololona, Maurice occupe la 2e place derrière l’Afrique du Sud en termes de taux de pénétration de l’assurance “NON VIE”. « À Maurice, les risques d’assurances conventionnels sont facilement absorbés par le marché local vu la solidité financière des grandes compagnies d’assurance mauriciennes. »   
La réassurance, selon la représentante d’Africa Re, a pris une place prépondérante dans le secteur de l’assurance à Maurice. Environ 36% des primes d’assurance sont cédées aux réassureurs. En contrepartie, les réassureurs ont permis aux compagnies d’assurance mauriciennes de stabiliser leurs résultats en contribuant au paiement des sinistres. Selon les derniers chiffres de la FSC, les réassureurs ont contribué à hauteur de plus de Rs 1,4 milliard pour des sinistres en 2015. « Les réassureurs régionaux continentaux et mondiaux sont très actifs sur le marché mauricien », a ajouté Holy Andriambololona.