Le groupe GML, premier conglomérat mauricien, a organisé cette semaine un atelier de travail pour réfléchir sur les principes de la bonne gouvernance d’entreprise. Tenu à l’hôtel Le Méridien, cet atelier, qui coïncidait avec les dix ans d’adoption d’un cadre formel portant les pratiques de bonne gouvernance d’entreprise à Maurice, a été en grande partie animé par John Lim, ancien président du Singapore Institute of Directors et ancien membre du Singapore Corporate Governance Council.
GML avait réuni l’ensemble de ses Chief Executive Officers et directeurs de filiales pour cet atelier dont l’organisation était soutenue par le Mauritius Institute of Directors (MIoD). L’histoire de la bonne gouvernance des entreprises à Maurice remonte au début des années 2000 quand le gouvernement et le secteur privé prirent conscience que pour avancer dans l’économie mondiale il était essentiel d’adopter des lois et des conventions qui étaient en phase avec les changements qui s’effectuaient dans les économies développées du monde. Des mesures à cet effet furent introduites en 2004 en vue d’harmoniser les pratiques de l’entreprise à Maurice avec ce qui se faisait de mieux dans le monde, notamment à travers l’adoption d’un Code of Corporate Governance. Arnaud Lagesse, CEO du groupe GML, faisait partie du premier comité de réflexion sur la bonne gouvernance présidé par Tim Taylor.
Arnaud Lagesse devait soutenir lors de l’atelier de travail que GML a su se réinventer grâce notamment à la bonne gouvernance. « La bonne gouvernance d’entreprise doit être dans l’ADN d’une compagnie, puisque en retour cela se reflétera dans sa culture entrepreneuriale et renforcera la confiance de ses stakeholders. L’histoire de GML remonte à 1939 et c’est en se remettant perpétuellement en question tout en poursuivant la même vision, et en implémentant une culture et des valeurs communes à tous les employés du groupe, que nous sommes reconnus pour notre excellence », a-t-il déclaré.
John Lim a mis en exergue l’importance de la bonne gouvernance au sein des entreprises. « L’adoption des meilleures pratiques de bonne gouvernance devrait conduire à une meilleure performance. Certes, un conseil d’administration plus efficace et plus compétent aidera une entreprise, mais la performance de celle-ci n’est pas garantie par la bonne gouvernance à elle seule car il y a beaucoup d’autres paramètres qui entrent en jeu », a souligné l’ancien président du Singapore Institute of Directors. Ce dernier ajoutera, cependant, qu’une entreprise qui adopte les meilleures pratiques de bonne gouvernance est plus que certaine de pouvoir relever des défis par rapport à d’autres compagnies qui ne s’y sont pas préparées.
L’animateur a ensuite lancé les débats sur le thème « The Latest International Trends in Corporate Governance », élaborant notamment sur les principes de l’Organisation pour la Coopération et le Développement économique (OCDE), le rôle et le choix des directeurs indépendants, la diversité au sein du conseil d’administration, l’éthique et la publication soutenue des informations sur l’entreprise. John Lim a également démontré aux participants comment étalonner les pratiques de bonne gouvernance au sein des compagnies de GML contre les pratiques actuelles au niveau mondial et le cadre réglementaire des entreprises à Maurice.
Pour sa part, Jane Valls, qui agissait également en tant que directrice de programme pour cet atelier de travail, a rappelé le rôle du MIoD à Maurice. « Notre mission est d’apporter notre support aux entreprises mauriciennes du secteur public et du secteur privé pour qu’elles adoptent les meilleures pratiques d’affaires et une gouvernance d’entreprise efficace, avec pour objectif global de placer Maurice en tant que leader régional dans le monde des affaires », a-t-elle annoncé.
Autres sujets présentés durant cet atelier de travail : la charte éthique de GML par Olivier Decotter, Legal Executive and Certified Ethics Officer de GML Management Ltée, le plan d’action pour les sociétés faisant partie de GML et les objectifs à réaliser par GML durant les trois prochaines années pour que le groupe soit perçu comme le « Driver of Corporate Governance in Mauritius ».