Le président de l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA), Vivian Gungaram, suit de près l’affaire Jessika Rosun depuis qu’il a été mis au courant des allégations formulées par l’athlète.

C’est en début d’aprèsmidi de samedi dernier, alors qu’il était au stade Maryse Justin à Réduit pour la compétition en pentathlon minimes, que Vivian Gungaram dit avoir été informé de la situation. Il dit avoir été « choqué », voire « en colère », lorsque Brunette Louise, une des responsables en athlétisme, lui a fait part des attouchements allégués dont aurait été victime la lanceuse Jessika Rosun au Village des Jeux du Commonwealth, à Gold Coast, en Australie. « Un chef de mission ou accompagnateur n’a pas le droit d’avoir ce genre de comportement, si les faits qui lui sont reprochés sont vrais », affirme-t-il.

Le président de l’AMA affirme avoir reçu par la suite un autre appel de Jessika Rosun elle-même. « Jessika paraissait bouleversée. Cela se sentait dans sa voix. Je lui ai demandé de garder son calme et d’aller faire une déposition à la police si les faits sont avérés », a-t-il indiqué. Vivian Gungaram dit avoir par la suite pris contact avec l’attaché de presse Fa- bien Hector étant donné qu’il n’avait pas de contact avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, en Australie. « Fabien Hector m’a rappelé quelques minutes après pour me dire qu’il avait parlé au ministre et que ce dernier lui a dit que si les choses s’étaient déroulées comme indiqué, de demander à Jessika d’aller de l’avant. Il m’a aussi dit que le ministre tenait à rassurer la fédération qu’il n’y aurait pas de cover-up dans cette affaire », fait remarquer le président de l’AMA.

Dimanche, c’est le président du Comité olympique mauricien (COM), Philippe Hao Thyn Voon, qui a in- formé Vivian Gungaram de la tenue d’une rencontre entre Jessika Rosun, l’entraîneur Frankie Lebon, Richard Papie, Kaysee Teeroovengadum et lui-même, tous trois du COM. « Au fil de la conversation, Philippe a indiqué que Jessika aurait accepté de ne pas aller de l’avant avec cette affaire, pour ne pas ternir la réputation de Maurice et du COM. Mais au final, j’ai appris que Jessika a décidé d’aller de l’avant avec sa déposition à la police », a-t-il précisé.

Le lendemain, c’était au tour du Permanent Secretary du ministère de la Jeunesse et des Sports, Mubarak Boodhun, de prendre contact avec Vivian Gungaram pour l’informer de la décision du gouvernement d’offrir un accompagnement psychologique à l’athlète. « Mubarak Boodhun a dit avoir parlé au ministre de l’Égalité du genre, Roubina Jadoo- Jaunbocus, afin qu’une assistance psychologique soit mise à la dis- position de Jessika en Australie », a-t-il conclu.