Le ministre Toussaint à son arrivée au village ce matin, accompagné de son épouse

Un grave incident est survenu au sein de la délégation mauricienne présente aux Jeux du Commonwealth à Gold Coast en Australie. Le chef de mission, Kaysee Teeroovengadum, aurait eu des actes indécents envers Jessika Rosun, athlète qui défendra le quadricolore au lancer du javelot.

Toutefois, au sein de la délégation, tout est entrepris pour que cette affaire ne prenne pas d’autres proportions et soit ébruitée le moins possible. Cet incident serait survenu samedi. Bouleversée, Jessika Rosun aurait fait part de ce problème à Louise Brunette, responsable de la délégation d’athlétisme, qui aurait par la suite avisé Vivian Gungaram, président de l’Association mauricienne d’athlétisme. « Jessika paraissait traumatisée en me parlant », nous a déclaré ce dernier ce matin.

Kaysee Teeroovengadum

Dans un premier temps, il était question d’une déposition à la police. Toutefois, mis au courant du problème, les autres responsables en vue de la délégation mauricienne auraient demandé d’attendre la venue de Stephan Toussaint avant de prendre toute action.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports est en effet arrivé à Gold Coast hier, dimanche 01 avril, et a effectué une visite au village des Jeux ce matin. « J’ai rencontré Jessika et elle semblait bouleversée. Toutefois, je lui ai demandé de demeurer concentrée sur sa compétition. »

Jessika Rosun au milieu

Cependant, il n’a pas rencontré Kaysee Teeroovengadum. Des sanctions pourraient-elles être prises à l’encontre de ce dernier ? « Nous n’avons pas eu de réunion officielle pour discuter de ce sujet. Au retour de la délégation, nous verrons la situation », souligne Stephan Toussaint.

Entre-temps, il nous revient que tout est entrepris au plus haut niveau de la délégation mauricienne afin que l’athlète ne donne pas suite à cette affaire, l’honneur de Maurice étant l’argument avancé. Reste qu’il est difficile d’expliquer cette politique de deux poids deux mesures, quand on se souvient de l’expulsion de Josian Valère, alors président de la fédération de judo, pour bien moins que cela lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016.