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AU-DELÀ DE L’APPARTENANCE: La compétence et la sincérité avant tout !

Suite à la publication du rapport Carcassonne et aux débats publics sur une réforme électorale, j'aimerais affirmer en mon nom personnel et de mes enfants que ce sont la compétence et la sincérité qui comptent, et non l'appartenance à une communauté, quand il s'agit d'élire nos gouvernants.
Je ne suis ni aspirant-politicien ni expert en affaires constitutionnelles. Né avant l'indépendance, j'ai connu l'anxiété des minorités face à une majorité qui réclamait cette indépendance. Alors que le vécu d'une famille de boutiquiers chinois parmi une population de toutes les communautés à Palma démontrait une coexistence et une harmonie sans reproche, la politique d'alors était parvenue à créer une crainte émotionnelle. Cette crainte s'est traduite en une mobilisation massive de la communauté sino-mauricienne de l'époque contre l'indépendance. Après l'indépendance, à 18 ans, j'ai quitté l'Ile Maurice, et en 1996 à l'âge de 46 ans, j'ai décidé de rentrer au pays pour de bon avec ma famille. Ma femme et moi, nous pensions pouvoir contribuer à l'avancement du pays dans le domaine médical. C'est ainsi que nous avions pris la décision d'investir toutes nos économies dans une clinique ambulatoire à Quatre-Bornes.
L'Ile Maurice ne dispose pas de ressources naturelles conventionnelles. Elle est bénie d’une beauté naturelle. Son positionnement dans l'océan Indien, entre l'Europe, L'Afrique et l'Asie est stratégique. Sa population éduquée pluriculturelle est bilingue ou même trilingue, et a déjà fait ses preuves en termes de débrouillardise.
Malgré tous les dysfonctionnements que nous pouvons noter dans la vie mauricienne, il nous faut reconnaître que depuis l'indépendance, la classe politique en général peut être fière de sa performance pour le pays. Bien sûr le peuple mauricien y est pour beaucoup, mais sans une vision de la part de la politique et des actions concrètes du Gouvernement sur le long terme, l'île Maurice n'aurait pas connu un tel niveau de développement. Ce fait est reconnu par la communauté internationale, et la performance de notre économie dans la conjoncture internationale difficile constitue une preuve de son dynamisme.
Même si nous pouvons tous être fiers du chemin parcouru, il nous faut continuer à moderniser le pays et à travailler à la construction d'une identité nationale compatible avec le monde d'aujourd'hui et de demain. Nos jeunes, ces futurs citoyens, recherchent un mauricianisme sans communalisme. Dans leur idéalisme, ils sont découragés par la corruption et le favoritisme qui nuisent à la méritocratie. Certains politiciens évoquent les réactions émotives des minorités pour justifier une prudence, quitte à bloquer les changements. D'autres justifient le statut quo, se rappelant qu'ils ont eux-mêmes profité du Best Loser System (BLS). La société est devenue une de consommation où les gains à court terme priment sur le long terme. Obtenir un consensus des politiciens de tout bord pour effectuer des changements significatifs de la Constitution, relève de l'utopie. La conjoncture actuelle demande l'action des visionnaires et non des gestionnaires. La majorité silencieuse suivra et nous en sortirons tous gagnants.
L'histoire a retenu le rôle incontestable que Sir Seewoosagur Ramgoolam a joué dans l'indépendance du pays. Il est aujourd'hui reconnu comme le “Père de la Nation”. Le Chef du Gouvernement et le Leader de l'Opposition ont la chance historique, en tant que vrais visionnaires et patriotes, de devenir les “Pères de l'Ile Maurice moderne”. Enlever la nécessité des candidats en marge des élections de déclarer leur appartenance ethnique, abolir le BLS et inclure une dose de proportionnelle en vue de corriger des anomalies et rien changer autrement dans le système électoral (c. a. d. redécoupage des circonscriptions, redéfinition des pouvoirs du Président et du Premier ministre etc…), rendraient la réforme significative et réalisable.


Mais, c'est a SAJ que revient tout le mérite du développement de Maurice. Il faut avoir la sincérité intellectuelle de le reconnaitre...

"Enlever la nécessité des candidats en marge des élections de déclarer leur appartenance ethnique, abolir le BLS et inclure une dose de proportionnelle en vue de corriger des anomalies et rien changer autrement dans le système électoral (c. a. d. redécoupage des circonscriptions, redéfinition des pouvoirs du Président et du Premier ministre etc…), rendraient la réforme significative et réalisable."

Doing just the above is not worth the effort. The problem is societal. The conditions that gave rise to pre-independence arrangements still exist today. BLS is a reaction to those conditions, but not a solution. The remedy is to remove all barriers, everywhere. No communalism, no nepotism, no favoritism, no double standards, no racial, social, class or religious acid test.

Treat everyone alike. Are you ready Mauritius?