Il n’y a pas de pénurie de légumes en ce début d’année, affirme le président de la Mauritius Agricultural Marketing Cooperative Federation (MAMCF), Kritanand Beeharry. Si certains légumes sont indisponibles, ce n’est pas parce qu’il n’y en a pas, mais bien parce que les travailleurs sont encore en vacances et que le travail se fait au ralenti.
« Pomme d’amour, pomme de terre, oignon, carotte, chou, salades brèves, épices, il y a tout au marché et les prix sont stables sauf que certains maraîchers sont en train de profiter de ce début d’année pour augmenter les prix de certains légumes. Tel le lalo qui a été vendu à Rs 80 le demi-kilo dans certains endroits », déclare M. Beeharry. Actuellement le demi-kilo de pomme d’amour est vendu à entre Rs 20 et Rs 30, la carotte à Rs 20/Rs 25, la patole à Rs 20, entre autres.
Ces prix, souligne M. Beeharry, ne reflètent pas la situation réelle dans les plantations car il y a suffisamment de légumes pour que les prix ne grimpent pas. S’ils varient entre Rs 20 et Rs 30 c’est en raison des fêtes de fin d’année. Outre les travailleurs dans les plantations, certains maraîchers aussi sont encore en vacances. De ce fait, ceux qui travaillent en profitent au détriment des consommateurs.
Cependant, fait ressortir notre interlocuteur, la situation se stabilisera dès la semaine prochaine avec des légumes en abondance et à des meilleurs prix au marché. Côté production, il estime que les dernières pluies ont été bénéfiques aux plantes, la chaleur est présente, les maladies ne sont pas de la partie ni les insectes, et le climat est propice pour de bonnes plantations. « Il n’y aura aucune perturbation dans l’approvisionnement du marché ». Cette année, poursuit-il, la MAMCF va encourager les planteurs à cultiver davantage les oignons et l’ail pour que le pays soit autosuffisant en ces deux produits. L’accent sera également mis cette année sur les bonnes pratiques agricoles préventives, affirme M. Beeharry. « Les planteurs ont l’habitude de les oublier ; nous leur rappellerons ces bonnes pratiques pour qu’ils puissent produire des légumes de bonne qualité ».