AU SVICC : Rahat Fateh Ali Khan: le poète de l'amour sublime

Le temps venteux qui a prévalu sur l'île mercredi n'a pas empêché les inconditionnels de Rahat Fateh Ali Khan de se rendre en grand nombre au SVICC à son concert hommage à son oncle, Nusrat Fateh Ali Khan. Dans un mélange de cordes et une voix capable d'infinies variations, le maestro pakistanais avec un sens du lyrisme, traversé d'échos, toutes en couplets délicats, a encore une fois après 2012 fait un triomphe. Malgré une mauvaise grippe, il a quand même honoré son contrat, car pratiquement toutes les places étaient vendues.
Le maestro a alterné les morceaux puissants tirés de ses succès bollywoodiens à ses albums, montrant ainsi l'étendu de son talent vocal. Avec un goût prononcé pour les éclats de grave, il entame son tour de chant comme en 2012 avec Tu Na Jaane Aas Pass Hai Khuda d'Anjaana Anjaani. Après Ajab Sa Risk Hai de Mere Brother Ki Dulhan et Sanu Ek Pal Chain Na Aave, il a rendu hommage à son oncle Ustaad Nusrat Fateh Ali Khan, décédé il y a 20 ans. Avec Afreen Afreen, Tumhe Dillagi et Mere Rash Ke Qamar, le chanteur de quawali entretient la légende de son oncle. Assis devant son harmonium tout au long du concert et communiquant très peu avec son public, sa voix suave se pose sur ses grand succès comme Jag Ghoomaya, TeriMeri et Tere Mast Mast Do Nain. Il dirige avec un instinct infaillible ses musiciens, tous excellents. Avec O Re Piya, Dil Toh Baccha Hai Ji, Main Tenu Samjhawan, Ye Jo Halka Halka Suroor Hai, Dagabaaz Re, il a largement rempli son contrat. Il a conclu son récital avec Dum Dum Mast Qalandar et a promis de revenir.