Maurice accueillera pour la troisième fois depuis 2006, la phase qualificative africaine des Championnats du monde par équipes hommes (Thomas Cup) et dames (Uber Cup). Prévu du 15 au 19 février au centre national d’entraînement, Rose-Hill, cet événement d’envergure sera doublé d’un autre tournoi non moins relevé qui le précèdera, notamment les Internationaux de Rose-Hill, inscrits du 11 au 14 février au même endroit. Une reprise de compétitions à ne pas rater.
Le premier tournoi servira logiquement de tremplin vers l’autre. D’autant que normalement, c’est dans l’intervale de juin juillet qu’il se tient sous l’appellation des Internationaux de Maurice. Mais en cette année olympique où la qualification pour Rio devient décisive, l’Association mauricienne de badminton (AMB) a anticipé en avançant le tournoi en février pour profiter de la présence des meilleures nations africaines venues disputer la phase préliminaire africaine desThomas et Uber Cup.
C’est ainsi que l’occasion sera offerte aux joueurs de ces pays pour accumuler des points au classement mondial en vue des Jeux Olympiques plutôt qu’en juin hors de la période de qualification qui s’achève en avril. « C’est en tenant compte de cette réalité que nous avons choisi d’avancer le tournoi en février », explique Raj Gaya, vice-président de l’Association mauricienne de badminton (AMB). « Mais nous allons malgré tout maintenir les Internationaux de Maurice du 16 au 19 juin », précise-t-il. Il est également secrétaire général de la Confédartion africaine de badminton( CAB) et membre de l’exécutif de la fédération mondiale (Badminton World Federation) depuis 1999.
Les premiers contingents africains commenceront à débarquer à partir du 9 février en provenance d’Afrique du Sud, du Nigéria, d’Egypte, d’Ouganda, d’Algérie, des Seychelles, du Botswana et du Ghana entre autres. Les plus grandes nations seront donc bien présentes avec leurs meilleurs atouts. Pour rappel, la qualification africaine des Thomas et Uber Cup se dispute séparément en équipe masculine et féminine et comportent chacune trois simples et deux doubles.
Et quid de la sélection nationale qui surf depuis l’an dernier sur la vague de son succès aux Jeux des Iles et aux Jeux d’Afrique? « Nous allons garder la même ossature de manière à aligner nos top players tant en masculin qu’en féminin. Il est désormais difficile d’envisager l’avenir sans eux.», soutient Raj Gaya.
Le reprise des séances d’entraînement de l’équipe nationale dès lundi prochain est donc attendue avec intérêt. L’Indonésien Annas Jauhari se retrouvera lui aussi sur la brêche au poste de Directeur technique national. Les séances devraient s’intensifier passant d’une à deux par jours à l’approche de l’événement.
A un peu plus d’un mois de ce double événement, la sélection nationale entrera donc de plain-pied dans sa saison. La phase qualificative africaine ouvrira aux vainqueurs des deux catégories les portes de la phase finale prévue en mai en Chine. Les résultats réalisés au plan individuel seront également comptabilisés pour la qualification olympiques.
Quelles sont les chances de qualification des équipes mauriciennes pour la Chine au mois de mai? « Ce sera toujours aussi dur que les fois précédentes. Mais rien n’est impossible. Si les joueurs sont aussi motivés qu’ils l’étaient l’an dernier pour les Jeux des Iles, cela pourrait aboutir. Je crois qu’on a des bonnes chances et de bonnes équipes surtout en féminin avec le trio Kate Foo Kune, Nicki Suam Im Lam et Yeldy Louison. Pour composer une équipe gagnante, l’idéal est de pouvoir compter sur quatre joueurs solides dont trois pouvant jouer les simples et les doubles.», estime Raj Gaya.
La sélection masculine sera composée des frères Paul (Julien et Christopher), Aatish Lubah, Sahir Edoo et Kiran Baboolall. Mais d’autres joueurs devraient compléter les deux équipes. Pour rappel, Maurice avait abrité les deux fois précédentes les préliminaires africaines de la Thomas et Uber Cup en 2006 et 2008. Elle avait frôlé l’exploit en 2006 face à l’Afrique du Sud. Le compte à rebours a commencé.