La troisième semaine avec l’écroulement de l’empire BAI Rawat s’annonce comme un Roller Coaster pour tous les protagonistes du BAI Mega-Scam indistinctement. À prévoir, une succession de développements découlant du Restraining Order (gel) émis par la juge Gaitree Jugessur-Manna contre les comptes bancaires, les investissements sous forme d’actions et les propriétés foncières de Dawood Rawat et des membres du clan. Par ailleurs le fait du jour concerne 13 deals fonciers, considérés comme « Suspicious » pour un montant de Rs 257 millions, et exécutés un même jour, soit le 19 décembre 2013.
Dès l’ouverture ce matin, les 24 banques commerciales et 25 autres entités financières se sont vus servir les Restraining and Disclosure Orders de la Cour suprême sur les avoirs et comptes bancaires de Dawood Rawat, de ses trois filles Adeela, Laina et Kerima et leurs époux de même le Chief Executive Officer de BAI Co (Mtius) Ltd, Oomeshsing (Rishi) Sookdawoor, en liberté sous caution depuis samedi.  Quatre responsables du groupe BAI, Swadeck Taher, Seemadree Rajanah, Rishi Sookdawoor et Soondress Moonien, sont dans le collimateur des autorités dans le cadre d’une enquête pour Money Laundering alors que des Legal and Professional Fees de l’ordre de Rs 550 millions dans les livres de BA Investment Co Ltd pour la période de 2010 à 2014 ont déclenché une alarme à la Mauritius Revenue Authority. Par ailleurs, à la mi-journée, les victimes du Super cash Back Gold Scheme, avec un préjudice évalué à Rs 23 milliards dans le rapport préliminaire des Conservators de PwC, André Bonieux et Mushtaq Oosman, ont tenu une marche pour faire entendre leurs voix (voir texte plus loin).  
Des indications disponibles à ce matin confirment que l’Independent Commission Against Corruption, qui s’est signalée par un Low profile depuis le début de cette année, devra incessamment initier l’une de ses premières enquêtes sous la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act  (FIAMLA). En effet, deux dossiers, l’un ayant trait à des transactions foncières intervenues entre sociétés du groupe BAI et l’un portant sur les pratiques de Legal and Professional Fees portant sur un montant d’un demi-milliard, ont été bouclés durant le week-end en vue de faire démarrer ces enquêtes.
Le premier cas sur les transactions foncières comporte deux caractéristiques particulières : treize achats et ventes de terrains pour un montant global de Rs 257 millions ont été conclus chez le notaire attitré des Rawat le même jour, le 19 décembre 2013. En principe, compte tenu des parties engagées dans ces deals, tout semble indiquer que les fonds utilisés pour le financement proviennent des contributions des clients du Super Cash Back Gold Scheme de la BAI. Les autorités soupçonnent que ces achats et ventes de terrain ne constituent en réalité que des paravents pour des détournements de fonds du Common Policy Holders Fund de la BAI Insurance.