Le Chief Executive Officer de BAI Co. (Mtius) Ltd, Oomeshsing (Rishi) Sookdawoor, a connu un premier choc dans le cadre de l’enquête du Central CID sur le BAI Mega Scam. Traité en tant que témoin au tout début, le CEO est devenu le suspect avec une nuit passée en cellule policière pour des délits allégués de “conspiracy to commit fraud”, de “money laundering” et de “fraudulent use of company’s property”. Finalement, lors de sa comparution devant la Bail and Remand Court, suite à une motion de son homme de loi, Me Hervé Duval (Jr), il a pu retrouver la liberté provisoire.
Sous les trois charges provisoires, Rishi Sookdawoor a dû fournir trois cautions de Rs 50 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 500 000 dans chaque cas. En plus, il devra pointer au poste de police de Triolet chaque samedi comme condition de sa caution. La magistrate R. Dhooky n’a pas retenu les objections formulées par l’Enquiring Officer du Central CID contre la caution ou encore moins celle du représentant du Directeur des Poursuites publiques.
 Me Hervé Duval Jr s’est appesanti sur le fait que, depuis mercredi dernier, Rishi Sookdawoor est entendu par des limiers du Central CID en tant que témoin. Alors qu’il était entendu à la mi-journée, vendredi, que Rishi Sookdawoor devait revenir lundi avec des documents précis, il devait être appréhendé à son bureau par la police sans aucune raison. Finalement, il fut inculpé sous trois charges provisoires avec une incarcération au poste de police de Quartier-Militaire.
À partir de demain, Rishi Sookdawoor devra retourner au Central CID pour la suite de l’interrogatoire. Les hommes de l’assistant-commissaire de police Heman Jangi considèrent le CEO de BAI Co. (Mtius) Ltd comme une pièce maîtresse dans cette affaire. Devant la Bail and Remand Court, il est perçu comme étant « the main person coordinating the transactions and therefore has a central role in the matter ». D’ailleurs, dès l’éclatement de ce scandale, son nom a figuré dans la liste des 18 protagonistes faisant l’objet de Notice on Departure logé au Passport and Immigration Office.
 D’autre part, Dawood Rawat, soupçonné comme « the ultimate beneficiary » des importantes sommes d’argent détournées, a échappé à un mandat d’arrêt international vendredi. En effet, la magistrate Adila Hamuth a rejeté une demande en ce sens présentée par le Central CID, alors que le 23 mars dernier, elle n’avait pas hésité à signer le mandat d’arrêt contre Nandanee Soornack, qui avait trouvé refuge en Italie.
Lé décision de la magistrate a privé la police de la possibilité de solliciter l’intervention d’Interpol pour l’arrestation du Chairman Emeritus de BAI en Europe, plus précisément à Londres. Le Central CID accuse Dawood Rawat d’avoir donné des “instructions to directors and CEOs of subsidiaries of BAI Con (Mauritius) Ltd and Bramer Banking Corporation  Ltd to transfer and/or wire money in the line of over Rs 6 billion in different transactions by defrauding the abovementioned companies to the prejudice of policy holders and other investors”.
Ce contretemps infligé à la police a suscité la jubilation dans l’entourage du patron du groupe BAI alors que le Central CID a dû revoir sa copie dans la nuit de vendredi à samedi pour arracher de haute lutte le Restraining Order sur les avoirs et comptes bancaires des membres du clan Rawat.
Les prochains jours s’annoncent sous haute tension, que ce soit aux Casernes centrales avec la convocation des protagonistes, dont les filles de Dawood Rawat, au sein de la famille de celui-ci, avec le suspense devenant encore plus dur à supporter, ou chez les employés des différentes sociétés du groupe au sujet de leurs salaires pour le mois d’avril avec l’échéance de la fin du mois se précisant.