À BALACLAVA : L’énergie sera la source de la 3e guerre mondiale, selon Ivan Collendavelloo

Intervenant ce matin à Balaclava, lors d’un atelier organisé sur les énergies renouvelables par le PNUD et le CEB, le vice-Premier ministre et ministre de l’Énergie, Ivan Collendavelloo, a estimé que la troisième guerre mondiale ne se tiendra pas dans les mers ou dans les airs mais aura lieu sur la route de l’énergie, « le fossile venant des États-Unis contre le renouvelable venant de la Chine ».
« Hier matin, le président américain Donald Trump a fait une annonce surprenante — il va augmenter le budget de la défense de son pays de 54 milliards de dollars. Où va-t-il avoir cet argent ? Il va réduire le montant de l’aide internationale américaine aux pays pauvres. Puis, il va réduire toute aide au combat contre le changement climatique. C’est un signal de ce qui va nous arriver à cause de cette décision », a lancé le ministre.
« De l’autre côté, il y a deux semaines, la Chine a annoncé qu’elle va mettre 361 milliards de dollars dans les énergies renouvelables. Nous, à Maurice, nous aurons à faire le bon choix car quoi qu’on pense de M. Trump, le fait demeure que l’énergie aura un impact sur l’économie à cause de ce simple geste arithmétique venant du président américain ».
Les énergies renouvelables, poursuit le ministre, sont en train d’apporter des changements importants dans le secteur de l’électricité. « Depuis 2003, beaucoup de gens pensaient à l’énergie solaire mais il y avait beaucoup de réticences. Un jour, je parlais à un ingénieur au sujet de l’installation de panneaux solaires pour éclairer les autoroutes. Il m’a dit “sa zouzou menaz sa”. C’était ça l’attitude de nos ingénieurs au sujet des énergies renouvelables », a-t-il fait ressortir.
Mais graduellement, a ajouté le ministre, « la culture a changé et zouzou menaz est en train de faire partie de notre vie grâce à vous, petits producteurs ». Il ajoute qu’à part le CEB, « vous avez compris, vous, les 1 800 demandeurs, que votre avenir est dans l’énergie renouvelable ». Il a rappelé que la première décision prise par l’actuel gouvernement, qui a pris le pouvoir en janvier 2015, était de commencer à travailler sur les énergies renouvelables. « C’est de cette manière que des projets ont été lancés », dit-il.