L’USBBRH et le Real ont remporté hier la Republic Cup, aux dépens de Malherbes Harlems et des Roche-Bois Warriors au gymnase de Phoenix, confirmant au passage leur statut de favoris. Si en féminin les choses se sont passées très facilement pour les Unionistes, qui se sont imposées 87-22, en revanche, le Real a eu un peu plus de mal pour enlever la victoire 58-43.
L’entraîneur de l’USBBRH, Jean Marie Bugheerathee, n’est pas surpris du résultat. Les points forts de sa formation tournaient autour de l’attaque et de la défense. « Je pense que nos joueuses sont physiquement dans une meilleure forme que l’adversaire », a-t-il expliqué.
En effet, dès le coup d’envoi, les Unionistes se laissaient porter par un courant offensif, menant 19-3 au premier quart, une avance qui s’accentuerait au deuxième (39-7). La messe était quasiment dite à 74-14, et un score final de 87-22. « L’expérience a aussi fait la différence », analyse Jean-Marie Bugheerathee.
Ce dernier a incorporé de nouveaux éléments au sein du groupe. Pari réussi pour lui. « Nous avons accueilli quelques joueuses encore au sein de l’équipe et j’espère que la relève sera assurée », explique l’entraîneur, qui a également remercié son assistant, James Li Sun Voon.
Du coté des Malherbes Harlems, Neil Bosquet, l’entraîneur, associe cette défaite à un manque d’entraînement couplé à la fatigue des trois matches d’affilée disputés la semaine dernière. « Notre équipe est en pleine reconstruction, nous avons perdu nos meilleures joueuses », ajoute le technicien.
De plus, un manque d’infrastructures a privé son équipe d’une meilleure préparation. « Nous devons de plus, le gymnase James Burty David nous a été alloué une seule fois par semaine », poursuit-il, avant d’indiquer que les Curepipiennes joueront pour la troisième place du championnat dimanche prochain.
En masculin, le Real de Port-Louis a retenu son titre, aux dépens cette fois des Roche-Bois Warriors (58-43). Un succès historique pour les protégés de Neva Vadiveloo, qui enlève pour la septième fois ce trophée. « Je suis satisfait dans l’ensemble. Nous avions une défense solide », note-t-il.
La rencontre était assez serrée, les deux équipes ne se lâchant pas, comme en témoigne les scores après les deux premier quarts-temps. De plus, la différence s’est jouée à la condition physique. « Nous avions axé notre semaine d’entraînement sur cette question, car pour venir à bout des Roche Bois Warriors, il faut être au top physiquement. »
Quant aux Warriors, ils devront repasser pour la victoire. Mauvaise gestion de la pression, mauvaise entame de match : les bons ingrédients n’étaient pas réunis pour un succès. « Nous avons recruté quelques joueurs et nous devrons travailler ensemble pour leur donner une bonne base », estime Désiré Numa, l’entraîneur des Warriors.
Mais, poursuit-il, ses protégés se s’en sont sortis. « Ils se sont bien défendus en fin de rencontre. » Ajouté à cela, des séances d’entraînements manqués au courant de la semaine. « Nous avons manqué plusieurs séances pour des raisons diverses. »
Entre les deux finales, on a assisté à une rencontre de vétérans, Mauritius Veterans contre ceux de Port-Louis. Ces derniers ont encore de beaux restes, s’imposant 43 à 36 aux dépens de leurs homologues du reste de l’île.