Après trois semaines d’attente les sanctions sont enfin tombées en ce qui concerne les incidents qui se sont produits le 9 mars dernier au gymnase de Pheonix dans la finale de la Republic Cup qui avait vu s’affronter le Real de Port Louis et Roche Bois Warriors. Ce qui ressort de cette rencontre du comité disciplinaire qui s’était réuni mercredi dernier c’est les suspensions très sévères pour cinq joueurs impliqués dans la bagarre générale.
En effet, la plus grosse suspension est à mettre à l’actif de Ludovic Ally des Warriors qui a écopé de pas moins de quatorze matches alors que l’autre protagoniste Yannick Drapnand de Real a eu droit à neuf matches. A noter que Ludovic Ally n’est pas à sa première incartade ce qui explique certainement la sévérité de son jugement. Du reste, ils sont deux autres joueurs de Warriors à avoir été sanctionnés nommément Mervyn Tanner et Dane Carverof qui auront à purger huit et six matches de suspension respectivement. Le dernier au banc des accusés est Benjamin Bangard du Real de Port Louis qui écope de sept matches de suspension. Hormis le fait que tous ces joueurs manqueront une bonne partie du championnat, il auront aussi à s’acquitter de taches qui leur seront imposées par la Fédération mauricienne de Basketball (FMBB).
En conformité avec les lois de la FIBA, tous ceux qui étaient sur la banc des remplaçants et qui se sont précipités sur le terrain bénéficieront d’un match de suspension et d’un jour d’activité qui sera finalisé par la FMBB. Les joueurs Port Lousiens concernés sont Mohammed Ozegre Huhari, Jonathan Jules, Winley Tamby, Hans Andrianiana, Joey Gerie, Jean-François Namaseevayen et Yannick Hector alors que du côté des Rocheboisiens Thierry Lerond, Ludovic Mamerou, Keseven Vydelingum, Cédric Modliar et Ronny Sissace sont les suspendus.  » Ces décisions ont été prises à l’unaminité avec l’accord de tous les membres de la Fédération mauricienne de Basketball. Les sanctions sont certes sévères, mais on avait déjà prevenu les clubs  avant le tournoi et ils ont fait fi de nos recommandations, » a affirmé Natacha Jumont.
Cette dernière a aussi ajouté:  » On a fait de notre mieux pour relancer la discipline après deux ans sans compétition. C’est intolérable que les joueurs se comportent ainsi surtout devant le président de la zone 7 et de nos sponsors. On a perdu de notre crédibilité à cause de cette incident. Les clubs et les joueurs se doivent de jouer le jeu tout en restant fairplay sinon cela sera la fin du basketball dans l’île.  » De plus, des démarches sont en cours pour que tous les matches se disputent sous surveillance policière. Le message est lancé, la FMBB sera intransigeant avec les trouble-fêtes espérons que ses sanctions serviront de leçon et que ce genre d’incidents ne se reproduisent plus.