Du 20 au 23 septembre, le public pourra découvrir les talents des étudiants de Fine Arts, Digital Arts et Visual Communication de l’UoM au MGI, à Moka. Cette expo annuelle leur permet d’acquérir de l’expérience en apprenant à monter une expo. Une cinquantaine d’oeuvres sont exposées, dont certaines sont même en vente cette année. Le vernissage a eu lieu hier après-midi au MGI.
Tableaux de peinture, sculptures à base de produits recyclables, installations… Autant de travaux où les étudiants ont mis tous leurs acquis et savoir-faire autour d’un thème qu’ils étaient libres d’exploiter. Autrement dit, comme le fait ressortir le chargé de cours et responsable du département de peinture, Krishna Luchoomun, « ils ont transformé des matériaux de tous les jours en oeuvres d’art ». Kenji Massoudy n’est pas le doyen du groupe d’exposants mais c’est un peu lui l’architecte de l’expo cette année. « Depuis deux semaines, on a commencé à préparer. Il y a dans trois espaces différents des travaux d’étudiants de deuxième, troisième et quatrième années, et même certains ex-étudiants. » Lui a choisi d’exposer une sculpture suspendue avec, pour tire, “Dictateurs”. « J’ai voulu montrer qu’il y a deux lois pour deux types de classes sociales. » Sur un tableau, où il a utilisé du café et de la peinture, il a cherché à démontrer une autre facette de lui en se dépeignant lui-même mais sans sa vraie coiffure, comme quelqu’un ayant une phobie pour les abeilles. « On peut connaître une personne mais on ne la connaît pas en profondeur. La première réaction des gens en voyant des abeilles est souvent de les tuer. Or, les abeilles ont leur utilité. Elles produisent du miel. »
Hans Ramduth, Head of School, indique que les étudiants ont profité de la semaine d’activités à l’UoM pour monter cette expo. « Nous avons lancé deux nouveaux cours : le Digital Arts et l’Advertising Communication. L’expo est l’occasion de faire découvrir ce que font les élèves des Beaux-Arts ici. L’accent a été mis cette année sur le “Digital Printing”, les hologrammes en 3D et la réalité virtuelle. » Le cours de Digital Arts comprend deux spécialisations : Web & Multimedia et Animation & Audiovisuel. Le cours dure quatre ans et « les jeunes qui en sortent trouvent facilement du travail car il y a une bonne demande pour cette filière », selon Hans Randuth. Pour Krishna Luchoomun, si les travaux des étudiants ne font pas l’objet d’une évaluation dans le cadre des examens, « cette activité a le mérite d’apporter de l’expérience aux jeunes » en leur apprenant à gérer une situation et à monter une expo. « On leur laisse la liberté de gérer l’événement. Le côté innovant, c’est qu’ils ont exploré divers matériaux. » L’expo est visible de 9h à 16h jusqu’au 23 septembre.