BEEJAYE COOMAR APPANNA: « Selon la loi, le salaire minimum doit améliorer le niveau de vie des gens »

« Il ne faut pas oublier que, selon la loi, le salaire minimum doit améliorer le niveau de vie des gens. » C’est ce que déclare le Chairperson du National Wage Consultative Council (NWCC). Beejaye Coomar Appanna souligne dans cette interview que le NWCC ne tient pas compte que des facteurs économiques dans l’établissement du salaire minimum mais aussi de l’aspect social. « Une première façon d’améliorer le niveau de vie des gens, c’est de les sortir de la pauvreté relative. » Interrogé quant à une proposition de Rs 14 000 comme salaire minimum, le président du NWCC répond : « Cela vous fait 110 % du salaire médian (Rs 12 800) ! Aucun pays au monde n’a pratiqué un tel chiffre ! » Malgré les chiffres véhiculés par la presse de Rs 7 000 à Rs 8 000, il martèle n’avoir jamais avancé aucun chiffre à l’exception du salaire médian, qui est là aussi, dit-il, « hypothétique ».

Il y a plusieurs propositions faites par les syndicalistes pour le calcul du salaire minimum (basé sur le salaire moyen national, sur le Basket of Goods and Services, etc). Quelle est votre définition du salaire minimum et pourquoi le calcul basé sur le salaire médian est le meilleur selon vous ?
En fait, il n’y a pas une seule façon de décider d’un salaire minimum. Il faut comprendre qu’un salaire minimum, c’est le salaire le plus bas qu’un employeur puisse donner à son employé, que ce soit dans une usine, dans l’agriculture ou dans l’industrie. Il existe déjà un salaire minimum à Maurice. Nous avons environ 450 salaires minimums sectoriels à Maurice, comme le household, l’EPZ, l’agriculture, l’industrie sucrière, l’industrie du thé, etc. S’agissant du calcul du salaire minimum, la National Wage Council Act stipule déjà qu’il faut le faire par rapport au salaire médian. Vous pouvez le calculer de manière aussi différente que vous le souhaitez, mais il faut qu’il y ait un lien avec le salaire médian. Le salaire médian est le salaire qui divise la population des salariés en deux catégories : la moitié touchant plus que le salaire médian et l’autre moitié moins. Nous avons parlé de Rs 12 800, qui est une estimation pour l’année 2017. Statistics Mauritius l’a estimé à Rs 12 500 en 2016. Nous avons ajouté un peu tenant compte de l’augmentation qu’il y aura en janvier 2017 et nous pensons que le salaire médian pourra être à Rs 12 800. Mais cela peut ne pas être Rs 12 800 car le salaire médian est basé aussi sur le nombre de nouvelles recrues qu’il y aura, de personnes qui quitteront leur travail, de combien auront leur VRS∞ etc. Nous l’avons estimé à Rs 12 800 mais nous devons nous baser sur les chiffres du Bureau des Statistiques. Or, celui-ci ne pourra nous indiquer le salaire médian que vers août 2017. Mais si la loi dit que le salaire minimum doit être basé sur le salaire médian, on peut aussi chercher divers scénarios pour décider quel pourcentage du salaire médian on doit appliquer. On ne peut venir et dire d’un seul coup que cela doit être 60 % ou 50 %.
Quels sont ces différents scénarios ? Il y a des scénarios qui, tout en étant liés au salaire médian, peuvent être basés sur les statistiques, sur la « poverty line » ou sur le « household budget », qui peuvent nous donner des indications. Pourquoi le salaire médian ? D’abord, au niveau international, beaucoup de pays se basent sur le salaire médian parce que cela doit être en lien avec l’état de l’économie d’un pays. On ne peut lier le salaire minimum à l’économie de l’Angleterre ou de la France. Donc, c’est l’état de l’économie de Maurice qui donne ce salaire médian. Le salaire médian du pays reflète l’économie du pays, la manière dont se portent les industries, combien on paye au sein du gouvernement, etc.

Il y aura donc différents salaires minimums nationaux pour différents grades d’employés ?
La loi dit déjà qu’il y aura un salaire minimum pour les employés détenant une qualification, de l’expérience ou un peu de compétences. Ensuite, la loi prévoit aussi un « lower minimum wage » pour les jeunes, les apprentis et les « completely unskilled ». Pour l’instant, c’est ainsi. Précisément parce qu’ils sont des apprentis. Ils ont de fait un salaire moindre. La loi dit aussi qu’il doit y avoir un barème pour ceux qui travaillent à temps partiel, qu’ils soient apprentis ou qualifiés. Donc, leur salaire minimum sera basé sur un « hourly rate ». Mais quand on parle du salaire minimum national, il s’agit d’une somme minimum que l’employeur doit payer. Mais il peut payer plus, bien sûr !

Avez-vous les chiffres actuels des salaires minimums par secteur ?
Actuellement, d’après la loi, le salaire minimum pour le « household » est de Rs 6 950 et d’environ Rs 4 900 pour l’EPZ. Mais il y a des employés qui touchent moins, soit parce que certains secteurs ne sont pas couverts par le Remuneration Order, soit parce que l’employeur paye moins. Il y a un degré de « non conformity to the law ». À Maurice, on n’a pas encore estimé le degré de « non conformity to the law » mais c’est autour de 40 % pour l’Afrique.

Qu’en est-il du secteur informel. A-t-on tenu compte des salaires dans ce secteur avant d’établir le salaire médian ?
Que veut dire un secteur informel ? C’est un secteur qu’on ne compte pas lorsqu’on calcule le gâteau national. Le bureau des statistiques recueille les données de tous les secteurs où il y a rémunération. Les données ne sont pas recueillies lorsque, par exemple, ma femme travaille à la maison et n’a pas un salaire pour ce travail car elle le fait pour la famille. En revanche, lorsqu’une femme vient faire le même travail que ma femme à la maison, mais touche un salaire, et que ma femme va travailler ailleurs et perçoit un salaire, ces deux contributions augmentent le gâteau national. C’est donc ce type de travail informel, où une personne ne touche pas d’argent, qui n’est pas tenu en compte par les statistiques, et seuls ceux qui touchent un salaire sont pris en considération.

Donc, il n’y a pas de manque d’informations du côté du secteur informel pour disposer d’un bon calcul du salaire médian ?
La loi dit que nous pouvons avoir des « transitional provisions ». L’Afrique du Sud, par exemple, a décidé que le secteur informel ne sera pas couvert par le salaire minimum national. À Maurice, nous n’avons pas encore pris la décision. S’il n’y a pas de rémunération, définitivement, le travail effectué n’entrera pas dans le salaire minimum national. Nous avons un « technical committees » qui se penche sur ce qui doit entrer dans le salaire minimum national et ce qui ne le devrait pas. Par exemple, les travaux bénévoles n’y entreront pas. Mais si un temple emploie une personne, celle-ci sera concernée. Nous n’avons pas pris de décision encore sur les secteurs où il peut y avoir des « transitional provisions » ou qui seront concernés ou non par le salaire minimum national. Nous avons un comité qui y travaille.

Avec un salaire minimum par heure de travail, n’y a-t-il pas un risque que des employeurs optent pour le paiement par heure dans certaines situations ?
Cela dépend du contrat du travail. Si le contrat, même verbal, stipule que vous travailliez huit ou neuf heures par jour à raison de cinq jours par semaine et que cela a toujours été ainsi, de par la loi, la personne est déjà employée à plein-temps. Il est aussi possible que l’employé s’en sorte avec plus d’argent que le salaire minimum national s’il travaille deux heures dans plusieurs endroits. Mais, d’après la loi, l’employeur ne peut baisser la paie d’un employé. Avec un nouvel employé, il peut y avoir un nouveau contrat.

Suite à votre conférence de presse du 12 avril, beaucoup de reproches ont été entendus de la part des syndicalistes. Haniff Peerun a même démissionné du conseil, vous reprochant d’avoir avancé un chiffre alors que le bureau des statistiques n’a pas encore calculé le salaire moyen. D’autres déplorent que les sous-comités au sein du NWCC n’ont pas encore soumis leurs conclusions et que vous avez, malgré tout, situé le salaire minimum en dessous de Rs 12 800…
En fait, lors de sa première réunion, le board avait déjà mandaté le président à être le porte-parole du NWCC. Ensuite, une des responsabilités même du président du NWCC, c’est de communiquer pour que les gens comprennent. Sinon, lorsqu’un chiffre tombera, la population se posera des questions. D’après notre première réunion, nous avions parlé de la communication avec les médias. Nous avons donné le droit aux membres du conseil de parler avec la presse à condition qu’il précise que c’est leur opinion et non pas celle du board. Quant au président, c’est différent, il est le porte-parole. Une de mes conditions consiste à communiquer car la communication est extrêmement importante dans ce domaine. Si une personne déforme quelque chose, ne dois-je pas communiquer ?

Pourquoi avez-vous jugé nécessaire d’organiser une conférence de presse ?
Juste après un « Board Meeting », des journalistes sont venus me voir pour une déclaration et me sollicitaient pour des interviews. Je me suis dit que la manière la plus efficace de leur répondre serait une conférence de presse où les radios, la télé et la presse écrite seraient présentes. Et dans cette conférence de presse, de quoi ai-je parlé ? J’ai parlé du « setting up » du NWCC, de ses responsabilités, de sa mission, de ses objectifs… J’ai défini le salaire minimum national et son pourquoi : pour améliorer le niveau de vie des familles au bas de l’échelle, ce que le NWCC a fait jusqu’ici. Et j’ai ajouté qu’à ce stade, il est prématuré d’avancer un chiffre. J’ai dit que, selon la loi, le salaire minimum doit être une proportion du salaire médian. Je n’ai pas avancé de chiffres.
Un journaliste est venu me dire que des chiffres ont été avancés dans la presse. Mais ces chiffres ne proviennent définitivement pas du NWCC car ils sont différents de ceux dont nous avons discuté au board meeting. Ce sont des chiffres sur lesquels travaillent les « technical committees ». Lorsque travaille un comité technique, il doit y avoir des chiffres à titre indicatif. Par exemple, il peut dire si un employeur paie Rs 4 950 aujourd’hui, si le salaire minimum est de Rs X. Il doit donner un chiffre estimatif. Il peut se demander si cela posera problème si un employé touche Rs 4 950 et que l’employeur doive le payer Rs 8 500. Donc, ce sont ces chiffres indicatifs qui sont sortis, selon moi, et non pas des chiffres qui ont été abordés au conseil. D’ailleurs, même les chiffres qui ont circulé au conseil sont hypothétiques. Tous les jours, il y aura des chiffres hypothétiques qui changeront. À terme, c’est le board qui décidera quel sera le chiffre.

À une question de la presse, vous avez laissé entendre que le salaire minimum devrait tourner autour de Rs 7 000 à Rs 8 000.
Non, j’ai expliqué comment on arrive à ces chiffres hypothétiques. C’est le journaliste qui a parlé de Rs 8 000. Moi, j’ai expliqué comment on fait le calcul. J’ai dit que c’est dans les environs. Mais je n’ai donné aucun chiffre.

Vous confirmez donc que ce sera dans les environs de Rs 8 000 ?
Non, nous ne sommes sûrs de rien pour l’instant. Il y a une série de méthodes que nous essayons. On n’a rien décidé quant au montant.

Vous avez une idée quand même ?
Non, je ne veux m’aventurer à avancer un quelconque chiffre.

Vous vous gardez d’avancer un chiffre, ne serait-ce qu’à titre indicatif. Estimez-vous cependant que Rs 8 000 serait raisonnable comme salaire minimum ? Le syndicaliste Rashid Imrith dit qu’il est impossible de vivre décemment avec cette somme, surtout si c’est pour nourrir une famille de quatre personnes. Et nous savons que le but même du salaire minimal est d’aider ceux au plus bas de l’échelle à vivre décemment.
Je pense qu’il y a une différence fondamentale entre le salaire minimum et le salaire minimum vital. Les syndicalistes parlent de salaire minimum vital, soit le « living wage » (salaire décent). La loi ne parle pas de « living wage ». La loi parle de « national minimum wage ». Nous parlons de salaire minimum. Le « living wage », c’est l’argent dont a besoin une famille de trois à quatre personnes pour vivre. Ici, on tient compte du nombre de personnes qui travaillent dans une maison. Il peut y avoir deux à trois personnes qui travaillent dans une famille pauvre. Moi, je suis issu d’une famille pauvre de Baie-du-Cap. Mon père, ma mère, ma sœur et moi-même travaillons. Aux Etats-Unis, on a besoin de quatre salaires minimum pour un « living wage ». Malgré le fait qu’il s’agisse d’un salaire minimum et pas d’un « living wage », les méthodologies auxquelles on a recours sont celles utilisées pour le « living wage ».
Par exemple, quand l’Angleterre prend 60 % de son salaire médian, le pays considère cela comme un « living wage ». Or, il ne tient pas compte du « Basket of goods and services » mais seulement du salaire médian et c’est ce qu’il appelle le « living wage ». Les pays qui prennent 35 % ou 60 % du salaire médian pour calculer leur salaire minimum définissent cela comme un « living wage ». Nous, même si on parle salaire minimum, on utilise les méthodologies semblables au « living wage ». Il ne faut pas oublier que, selon la loi, le salaire minimum doit améliorer le niveau de vie des gens. On ne regarde pas que les facteurs économiques, mais socio-économiques. Une première façon d’améliorer le niveau de vie des gens, c’est de les sortir de la pauvreté. Mais pour les sortir de la pauvreté absolue, le gouvernement a déjà le « direct support program » pour les familles qui touchent moins de Rs 9 300 environ, dépendant du nombre de personnes qu’il y a. Nous, la méthodologie que nous avons jusqu’ici adoptée a pour but de sortir les gens de la pauvreté relative.
Mais qu’importe la quantité qu’on fera, la pauvreté relative existera toujours. Même si chaque personne devient dix fois plus riche dans le pays, il y aura toujours des personnes relativement moins bien loties que celles au-dessus. Donc, il faut compresser le différentiel. Le coefficient de Gini est une ligne qui mesure la distribution des salaires dans le pays. Si 10 % de personnes touchent 10 % des salaires, 20 % touchent 20 % des salaires et ainsi de suite, la distribution est très égale. La valeur du coefficient de Gini sera de zéro. Mais tel n’est pas le cas. Quelque 10 % de personnes obtiennent 40 % des salaires. Notre coefficient de Gini était de 0,42 en 2003 et 0,47 aujourd’hui. Cela a été au profit des personnes qualifiées au détriment des personnes non qualifiées. Donc, un de nos objectifs est de corriger cet écart. Nous pouvons appliquer plusieurs méthodes, dont la « poverty line », « household expenditure », etc. Par exemple, si nous produisons un gâteau national, per capita GDP, chaque personne obtient une tranche. Un bon footballeur peut obtenir dix tranches du gâteau, un enseignant peut en avoir deux. Mais quel est le pourcentage de ce gâteau qui revient à cette personne qui obtient ce salaire minimum ? C’est pourquoi il faut voir quel est ce pourcentage et comparer le chiffre avec d’autres pays pour voir ce qu’on peut faire. Normalement, il nous faut comparer avec des « higher middle income countries » comme Maurice.
Autre mesure socio-économique importante, c’est qu’actuellement, d’après la norme dans le pays, pour certains emplois comme jardinier ou cuisinier, les femmes touchent 60 sous pour chaque roupie que touche un homme. Les emplois nécessitant plus de force paient plus. Lors de la dernière rencontre du board, nous avons « flagged » cette question.

Qu’en est-il de ces 1 000 employés d’écoles gouvernementales, dont des cleaners, qui ne touchent que Rs 1 500 à Rs 2 000 par mois et les 20 000 employés percevant moins de Rs 3 500 mensuellement ?
S’ils sont vraiment des « full time workers », ils seront éligibles au salaire minimum national. Mais s’ils sont des employés à temps partiel, ils auront un salaire minimum par heure de temps.

Dans bien des cas, ces cleaners sont payés par des sous-contracteurs. Si le salaire minimum est, disons, de Rs 8 000, ceux-ci devront augmenter leur paie de Rs 1 500 à Rs 8 000 ?
Le sous-contracteur sera obligé de payer. Il devra coter le contrat plus cher. Ou s’il exploitait ces employés tout en faisant des profits extraordinaires, il ne devra plus le faire à partir de l’année prochaine… Le NWCC ne pourra fermer les yeux sur les cas de non-conformité. Mais dans les pays qui ont introduit le salaire minimum national, des cas de non-conformité ont continué. Il faut donc renforcer l’inspectorat du ministère du Travail, ce qui ne tombe pas sous la juridiction du NWCC. Nous ferons toutefois un suivi. Le NWCC révisera le salaire minimum en 2020 et, ensuite, tous les cinq ans.

Certains syndicalistes suggèrent que le gouvernement accorde des allocations pour l’eau, l’électricité, etc., si les patrons ne parviennent pas à payer un salaire minimum qui ferait une trop grande différence avec le salaire actuel de l’employé. Ou encore, les patrons pourraient revoir leur salaire à la baisse…
Je pense que si une entreprise réalise bien plus de profits que la normale, elle doit puiser dans ses profits. Quant à une entreprise qui se trouve au seuil de la rentabilité, elle devra changer sa manière de travailler. Quant au gouvernement, il y a déjà des mesures nationales qui existent, comme le bus gratuit pour certains, les subsides sur le riz. Il faut savoir que 35 000 familles se trouvent dans la pauvreté relative, ce qui comprend environ 127 000 personnes, soit environ 9 % de la population. S’il n’y avait pas de telles mesures gouvernementales, le taux aurait été plus fort. Il y a aussi des mesures au niveau du logement. Parmi les 35 000 familles susmentionnées, 88 % sont propriétaires de leur logement mais elles ont beaucoup de dettes.

Qu’en est-il des risques de perte d’emploi liés au salaire minimum ?
Le NWCC devra décider s’il doit y avoir des « transitional measures » pour payer le salaire minimum. Nous ne savons pas encore quelle forme cela prendra.

Narendranath Gopee, de la FCSOU, dit qu’en se basant sur le « Basket of Goods and Services », chiffre récemment calculé par le bureau des statistiques, qui est de Rs 24 000, le salaire minimum pourrait être de Rs 14 000, soit 60 % de Rs 24 000.
Je devrais aborder cette question de « Basket of Goods and Services » lors de la prochaine réunion du board. Donc, je préfère ne pas en parler pour l’heure.

Mais la somme de Rs 14 000 vous paraît-elle réalisable ?
Rs 14 000, cela vous fait 110 % du salaire médian ! Aucun pays au monde n’a pratiqué un tel chiffre !

Une autre crainte des syndicalistes est que le salaire minimum inclue le paiement des heures supplémentaires et du 13e mois. Pouvez-vous nous dire si tel sera le cas ?
Non, je ne pense pas que le comité doive inclure ces sommes. Notre méthodologie assurera que le 13e mois reste en dehors du salaire minimum.

Pensez-vous que les recommandations pour le salaire minimum pourront entrer en vigueur en janvier 2018 ?
Je le pense. Je suis optimiste pour la sortie de notre rapport en octobre et pour son implémentation à partir de janvier 2018.