Bérenger : « Ki li kapav ena lor zot pou pa kapav tous li koumsa ? »

Le leader des mauves réclame la démission de Soodhun, « un danger public pour l’unité entre communautés »

Le leader du MMM, Paul Bérenger, s’est montré très virulent envers le vice-Premier ministre et ministre du Logement et des Terres, Showkutally Soodhun, qui fait encore parler de lui, cette fois avec la circulation d’une vidéo dans laquelle il tient des propos à fort relent communal. « Ki li kapav ena koumsa lor zot pou ki zot pa capav pouss li ? » se demande-t-il. « Pravind Jugnauth pa enn vre Premie minis, se enn minis linpost. Si li ti ena letof enn Premie minis, li ti pou fini trouv li an plis ». Propos tenus hier soir lors du congrès du MMM à Ollier, dans le cadre des élections partielles au No 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes).
Paul Bérenger, commentant l’énième dérapage de Showkutally Soodhun, se demande : « Ki li kapav ena koumsa lor zot pou ki zot pa kapav pous li ? » Il déplore dans la foulée le manque d’autorité de Pravind Jugnauth sur ses ministres et députés. « Il est clair que Pravind Jugnauth n’a pas l’étoffe d’un Premier ministre », dit-il avant d’ajouter que « c’est grâce à Navin Ramgoolam » que l’Alliance Lepep est entrée au pouvoir. « Ti bizin fer enn stati pou li. Dimounn ti komans plin ar Ramgoolam. Par so fot, zot inn rant o pouvwar ». Paul Bérenger s’attend ainsi à des répercussions après ses propos à relent communal de Showkutally Soodhun. « C’est un danger public. Il doit démissionner. Tigit fane linn fane sa ! Cette fois, il met en danger l’unité entre les communautés », déplore-t-il. Il n’a pas manqué de critiquer le ministre mentor SAJ, qui pour lui « est un grossier personnage ki pou ale dan laont ».
Le leader des mauves a ensuite déploré les agissements de la Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee, lors de la dernière séance parlementaire. « Aadil Ameer Meea poz kestion lor Sanspeur, Pravind Jugnauth reponn, donn tou detay, ek mem kestion poze lor Dev Manraj, sa pa gagn drwa, Speaker tir lay ek trouv pou met sasir. Bizin ena lozik, pa kapav travay lor kapris », dit-il.
Paul Bérenger est ainsi d’avis que cette élection partielle « sera le déclic » et ajoute que « plus les élections générales tardent à venir, plus le pays sera en danger et dégringolera ». « Ce ne sera pas facile de redresser le pays, après tout le tort causé par Navin Ramgoolam ces dernières années. Le MMM a la compétence et la capacité à le faire. Il n’y a pas d’autres choix, on est condamné à redresser le pays ». Au sujet d’Arvin Boolell, candidat du Parti travailliste pour cette partielle, Paul Bérenger soutient que « li zis enn mask, kan tir mask-la zot trouv kofr-for Rs 220 milion ». Il a aussi soutenu que « MMM pena kas bookmaker, koripsion ou bien ladrog » et a appelé à faire que cette élection partielle entre dans l’histoire, comme celle de 1970 à Pamplemousses/Triolet.
« La marche pour
la victoire a démarré »
Nita Juddoo, elle, a rappelé l’importance de cette élection partielle qui sera un gamechanger dans le paysage politique. La candidate des mauves demande au public de « voter intelligemment » et de ne pas se laisser berner comme dans le passé par des politiciens « qui ont quémandé des votes et qui n’ont rien fait ».
Rajesh Baghwan a pour sa part soutenu que « la marche pour la victoire a démarré », après le Nomination Day de samedi et les 40 jours qui suivront jusqu’aux échéances du 17 décembre.
Ajay Gunness, lui, a critiqué le gouvernement « qui met l’harmonie sociale du pays en danger » avec les nombreuses polémiques au sein du gouvernement, rappelant que la culture du MMM est « d’apporter sa contribution comme une grande famille ».