BET365 - OPÉRATION DHOBI DE KLAS : L’étau se resserre autour de Rahim

Roshi Bhadain à sa sortie du QG du Central CID en fin de journée: « Husein Abdool Rahim sera arrêté bientôt »

La journée d'hier, avec les auditions des hommes de loi contactés par Husein Abdool Rahim et des documents compromettants dans l'affaire BET365 de l'opération Dhobi de Klas, pourrait précipiter l'arrestation et l'inculpation de celui-ci. C'est du moins l'avis de Me Roshi Bhadain, qui a été entendu par le Central CID. Il a dressé la chronologie des événements menant à la rédaction de l'affidavit du 12 septembre tout en réitérant le fait qu'initialement, il s'était montré sceptique par rapport à ces allégations contre l'ancien Attorney General, Ravi Yerrigadoo. Parallèlement, Me Ashley Hurhangee, qui a retenu les services de Me Yousuf Mohamed, Senior Counsel, a complété sa déposition en accusant le même Abdool Rahim de s'être montré économe avec la vérité dans cette affaire.
À sa sortie du CCID en début de soirée vendredi, Roshi Bhadain a confirmé avoir consigné sa version « avec mes propres mains »; « Kouma monn dir avan, Husein Abdool Rahim ti bizin fini arete par la polis. Mo panse apre tou bann konpleman informasyon ki inn done, li pou et arete biento ». Profitant de l'occasion, il est revenu sur les circonstances de sa rencontre avec le dénommé Abdool Rahim le dimanche 10 septembre.
« J'étais en campagne électorale à Cité Beau-Séjour quand Nad Sivaramen du groupe La Sentinelle m'a téléphoné en soutenant qu'un individu l'a rencontré pour exposer 'enn gro ka' et qu'il a besoin d'un avocat pour l'assister. D'autant plus que cette personne aurait reçu des menaces », a-t-il fait comprendre. L'avocat dit avoir rencontré en début de soirée Nad Sivaramen, le journaliste Yasin Denmamode et Husein Abdool Rahim où ce dernier a déballé toute son histoire. « Monn dir li mo tre septik dan tou seki linn rakonte kar ti ena bann anomali dans fason li rakont so zistwar. Li dir moi li ena tou bann dokiman ».
L'ancien ministre affirme que « the document speaks for itself », surtout la lettre portant l'entête du bureau de l'Attorney General qu'il avait jugé troublant. En vérifiant les messages et différents documents, Roshi Bhadain avance qu'il a dit à Husein Abdool Rahim « sous la section 49 du Prevention of Corruption Act, il est protégé par la loi s'il rapporte un cas de corruption ». Dans ces circonstances, il dit avoir conseillé au whistleblower de jurer un affidavit pour inclure toutes les informations en sa possession pour ensuite se rendre à l'Icac.
« Le lendemain, je l'ai rencontré. Il avait retenu les services du couple Hurhangee comme avocat et avoué », poursuit Roshi Bhadain. Ce dernier a expliqué aux hommes de l'ACP Devanand Reekoye qu'il a donné un « legal advice » à un client qui choisit de « act upon the advice or not ». « Pa kapav vinn dir ki avoka inn konplot avek so klian kar mo pann partisip mem dan sa process-la ».
« Manier mo trouve, sa boug-la enn grand swindler e li anbet boukou dimounn a koumanse par Ravi Yerrigadoo, Dick Kwan Tat et Sylvio Sundanum pou fer zot koir li ena bokou kas lAngleter. Bann-la inn al rant dan so zoue », a-t-il avancé. L'ancien ministre n'a pas manqué de commenter l'épisode où Abdool Rahim s'était rétracté sur les ondes d'une radio privée avec des allégations de complot. Il avance que « pou ki Rahim inn retrakte, klerman, ena enn gro masinasion et motivasion politik derier sa ».       
De son côté, Me Hurhangee est rentré chez lui sans être inquiété par le Central CID après la conclusion de son interrogatoire.
« L'exercice est terminé. Il n'y a pas de Case contre mon client, et c'est pourquoi nous partons. Mon client est libre. On n'a pas de nouveau rendez-vous pour le moment. Si jamais on a besoin de lui, il viendra. On a répondu à toutes les questions. On a produit des documents qu'il fallait. Et maintenant, la police va vérifier tout cela. Quand M. Husein Abdool Rahim sera poursuivi pour avoir juré un faux affidavit avec des false and malicious denunciations in writing, j'espère que mon client sera alors un témoin », a fait comprendre Me Yousuf Mohamed.