« C’est la culture qui nous unit et la culture existe à travers la langue. » C’est en ces mots que Dev Virahsawmy souligne l’importance de la langue kreol à Maurice. Il s’exprimait au cours d’une table ronde organisée par la Bibliothèque nationale, en présence du ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee et du responsable du département Culture et Avenir du bureau du Premier ministre.
Notre langue maternelle a atteint aujourd’hui sa maturité. Il faut donc éviter de l’appeler « langaz » qui a une connotation péjorative, mais « langue ». C’est l’appel lancé par Dev Virahsawmy, lors de la table ronde qui réunissait également Alain Ah-Vee de Ledikasyon Pu Travayer (LPT), Sedley Assonne, écrivain, et Alain Muneean, de Terre de Paix et du groupe Abaim.
Le thème de cette table ronde était « Langaz kreol kouma reper nou patrimwann ». À ce sujet, Dev Virahsawmy a une dimension du patrimoine par rapport à son passé. Il cite en exemple les histoires de la tradition orale recueillies par Charles Baissac. Mais, valeur du jour, précise-t-il, le kreol, qu’il préfère d’ailleurs appeler le mauricien, est une langue vivante qui continue d’évoluer à travers le temps. La langue, ajoute-t-il, est le moteur du développement.
Pour Alain Ah-Vee, l’introduction du kreol à l’école a plusieurs significations. Parmi, la reconnaissance de la langue par l’État, le démarrage d’un processus pour arrêter de faire du tort aux enfants mauriciens, ainsi que la dignité accordée à ceux qui s’expriment en kreol.
Pour Alain Ah-Vee, en interdisant notre langue maternelle, les colonisateurs ont « bloqué » notre territoire de la mémoire. « Le siège de la mémoire c’est notre langue », avance le représentant de LPT. À ce sujet, il regrette que beaucoup de richesses de notre tradition orale n’aient pas été sauvegardées.
À cela, le groupe Abaim représenté par Alain Muneean apporte déjà un élément de réponse. Mais il ne suffit pas de faire de la collection des traditions orales et les enfermer dans un musée, précise Alain Muneean. « Il faut donner de la vigueur au patrimoine en permettant à la génération actuelle d’y apporter sa contribution. D’ailleurs, c’est ce que préconise l’UNESCO. »
Concernant l’introduction du kreol à l’école, Alain Muneean est d’avis qu’il faut aller au-delà des controverses et nourrir ce projet qui représente déjà un pas en avant.
Sedley Assone, modérateur de cette table ronde, n’a pas manqué de souligner que l’organisation de cet événement à la Bibliothèque nationale, une institution de l’État, en présence du ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee et du représentant du bureau du Premier ministre, est un signal fort quant à l’importance accordée au kreol aujourd’hui.
Pour sa part, Mookhesswur Choonee est d’avis que la langue kreol est notre identité et qu’il faut la valoriser à juste titre. Amrita Kistamah, présidente du board de la Bibliothèque nationale se dit aujourd’hui convaincue de la pertinence du kreol dans notre système éducatif après une expérience personnelle vécue chez Playgroup. Pourtant, souligne la présidente du board, auparavant elle était contre le kreol à l’école.
Comments
Ena banne mauvaise langues dire qui ena dimoune grand promoteur langue creole en public mais dans zotte lakaz zotte koz anglais selma.
Oui Voila qui me donne '' Gout de Vie'' qui m'eveille qui me stimule a en croire qui me fait fier qui me rend Grand qui me donne Identite' Apartennance Voila ce que des Politiciens m'ont vole' mais L'ame est reste' sincere et mo dire ou ca faire moi content qui Nou dimoune cause ene sel langaz ene sel le PEP et ene Identite' National Unique authentique eindigene de chez Moi pas ena encore coumme ca dans aucun pays Nou langaz unique.
Très bien tout sala, mais le problème c'est qui mauriciens pas encore capave conné qui li été , li pas conné si li éne peuple et pire encore li pas capave définir so identité. Mauriciens encore pé confondre entre so éthnicité et so identité. Li pé croire qui li éne « Malbar, lautre pé croire qui li « créole» lautre encore pé dire qui non moi mo chinois ou madras ou lascar. Faire moi magine sa causé qui dire qui vinne avant « poule ou disef.
Alors avant qui faire banne grand déclaration los la langue créole, commence par construire éne vrai nation, éne vrai peuple qui dans chaque peuple li éna éne fièrté de so identité commun,cotte li senti éne patriotisme dans li pour so pays. Après deuxième choses qui bisoin commence faire au lieu faire bla bla bla,pé cause grand causé lors culture, alors qui dans tout banne pays cotte pé cause culture, zotte déja éne zotte bibliothèque National et nou zéro plombage.