Tonnerre de Zeus ! Jusqu’où ira encore cette abjecte caste politique qui, dans sa quête infinie de bonheur personnel, tente de rendre gaga ce peuple de Maurice qu’elle dit pourtant « admirable ». Par sa langue, tantôt mielleuse, tantôt venimeuse, elle croit toujours pouvoir chloroformer tout un peuple pour mieux l’assommer. Comme la tangue, elle profite de la nuit pour chasser, même si elle arrive aussi à le faire sans discrétion, avec l’aide des sirènes hurlantes de la police. Quand elle parle de transparence, nous ne voyons qu’opacité. Quand elle parle de lumière, nous ne voyons qu’obscurité. Nous nous perdons entre le tangage de son langage et sa langue de tangue. C’est à croire qu’elle est devenue spécialiste dans la fabrication de miroir déformant.
Il est connu, depuis la nuit des temps, que la langue du politicien n’a jamais été, et ne sera jamais, synonyme de sincérité. Elle est presque toujours de bois. Bien souvent de bois vermoulu jusqu’à la moelle.  Contrairement à la langue de l’honnête homme, claire, acérée, blessante au besoin, celle du politicien, fourbe et fourchue, envoûte, pue le mensonge et « morpionne » l’atmosphère environnante. Tant va la langue à la lèche qu’à la fin elle se tache ! Un peu comme la cruche, quoi !
Depuis quelque temps, c’est une cascade d’or et de lumière qui s’abat, bien sûr, contre leur gré, sur quelques-uns de nos élus et leurs proches. Une manne providentielle diraient nos anciens, la sérendipité (le hasard des coïncidences heureuses) diraient nos gourous New Age. Il est vrai qu’en cherchant des courpas, on peut arriver à trouver des truffes, mais là ! Quand même ! Nos politiciens  doivent écarter les truffes pour entrevoir ces gluants gastropodes.  Qu’est-ce qu’ils ont fait au bon dieu pour qu’il leur soit, aussitôt élus, si clément ?
Nos élus actuels se présentaient à nous comme une équipe de champions du nettoyage. Nous avions vu en l’Alliance Lepep un come-back de notre cher savon national (Li mem meilleuuur). Nous n’avions d’autre choix que de virer à 180 degrés, en oubliant même que le prochain virage risque de nous renvoyer à ce point de départ de triste mémoire. Cette alliance en or de 24 carats allait rendre notre gouvernement plus blanc que neige, comme ce blanc qui promettait de faire pâlir les autres blancs. Nous n’avons eu droit qu’à une sauce blanche de chardon. Nous nous retrouvons du coup  dans un nanar où Blanche-Neige  fourre ses sept mains dans nos poches pour en offrir le contenu à ses sept coquins.
Le peuple a voté l’alliance Lepep, en grande partie, en raison de la bonhomie de Sir Anerood, en qui il a cru pouvoir espérer une protection paternelle. Hélas ! Aujourd’hui, certains ministres nous donnent l’impression de se vautrer dans le mensonge et la gloutonnerie, alors que le vieux pâtre, résigné, semble regarder, impassible, ces loups dévorer son troupeau. Rien n’urge, Panurge !