Une semaine après la mort de Jean Stellio Collet, tué à coups de tournevis et de gourdins par des membres de la famille Genave, les proches de la victime suivent l’enquête de près. Ils espèrent que les meurtriers présumés « n’obtiennent pas de caution », au cas contraire ils pourraient mettre en péril leur sécurité. Hier matin, ils se sont rendus au poste de police de Piton en grand nombre. La famille de Stellio Collet raconte que les policiers leur ont promis de faire le nécessaire afin que les cinq présumés agresseurs, qui sont actuellement en garde à vue, soient emprisonnés.
Depuis que Jean Stellio Collet a été tué, ses proches ne parviennent plus à dormir sur leurs deux oreilles. Rongés par la tristesse et la peur, ils témoignent de la potentielle menace que représente la famille Genave si ses membres sont libérés sous caution. « Si zot sorti, zot pou revinn fer zot lalwa isi », avance Dalida, une des proches de la victime.
Quand la famille Collet s’est rendue en Cour de Pamplemousses lors de la comparution des présumés agresseurs, elle décrit avoir été témoin du « manque d’humanité »  des Genave. « Mama-la inn dir ki li pa regret saki li’nn fer », se remémore Lisebie. « Me mem si zot dan prizon, zot fami kapav vinn get zot. Alor ki nou, nou nepli pou trouv Stellio. »  
Aujourd’hui, la famille du défunt craint que les agresseurs de leur proche soient libérés sous caution et récidivent. « Zot pou kapav fer ankor pir », invoque-t-elle. Les soeurs de la victime espèrent, quant à elles, que la mort de Stellio Collet ne soit pas vaine et fasse réagir les autorités. Hier matin, « lapolis Piton inn promet nou li pou fer so maximum pou ki zot pa gagn kosion », relève Rosie. « Nou espere… Nou tousel kone ki soufrans nou pe traverse. Banla, zot bizin pouri dan prizon pou saki zot inn fer. »
Entre-temps, la force policière a promis à la famille Collet qu’elle mettra de l’ordre à Bois-Marchand, et qu’elle est consciente que de tels problèmes surviennent souvent dans la localité.
Pour rappel, durant l’après-midi, jeudi dernier, Cité Bois Marchand s’est enflammé avec l’agression mortelle de Stellio Collet, alias Tico, un maçon de 38 ans. Il a été agressé à coups de pioche, de gourdins et de tournevis par plusieurs membres de la famille Genave en face de son domicile, devant le regard impuissant de ses proches. Conduit à l’hôpital du Nord, il devait y rendre l’âme. Ce drame a pour toile de fond un règlement de comptes à l’issue de plaintes consignées au poste de police de Terre-Rouge par la victime pour des vols survenus dans la localité, ainsi que chez elle. Les auteurs seraient ses agresseurs présumés, soit plusieurs membres de la famille Genave, également domiciliés dans la localité.
Les proches de Stellio Collet, à savoir ses soeurs Dalida, Rosie et Lisebie, ainsi que sa compagne, Jennifer, racontent que depuis, ils avaient été menacés de mort à maintes reprises par la famille Genave, qui avait eu vent des démarches entreprises par la leur. Le dimanche précédant le drame, Rosie raconte que c’est Francis, le frère jumeau de Tico, qui avait reçu ces menaces. Cependant, malgré leurs nombreux allers-retours au poste de police de Terre-Rouge, ces derniers ne se sont jamais déplacés afin d’arrêter les voleurs présumés. Cela « alor ki nou ti mem idantifie zot lor foto », explique Rosie. Ainsi, jeudi dernier, ils ont finalement mis leurs menaces à exécution en s’en prenant à Stellio. Ils se sont ensuite réfugiés chez eux durant les instants précédant leur arrestation,  où ils ont “célébré” le meurtre commis, soutient Jennifer. « Zot inn mont lor zot lakaz zot inn danse », dit-elle. Elle ajoute que lorsque Francis s’est rendu chez eux pour leur demander des comptes avant l’arrivée des forces de l’ordre, il a été agressé au sabre.