BONNE GOUVERNANCE : L’AGA du MIoD aura lieu le 2 décembre

L’assemblée générale annuelle du Mauritius Institute of Directors, renvoyée plusieurs fois, aura lieu finalement de 2 décembre. Le MIoD, institution créée pour propager et appliquer les concepts de la bonne gouvernance à Maurice, a été dans l’actualité pour la manière très particulière de son conseil d’administration d’appliquer les règles dans le cas de la révocation de son ancien CEO.

En effet, à la fin de septembre, le conseil d’administration du MIoD décidait de mettre fin aux fonctions de son CEO, Juan Carlos Zara, seize mois après son entrée en fonction. C’est la manière dont le renvoi a été effectué qui a lancé la polémique. Juan Carlos Zara a été démis sans que le conseil d’administration ne lui donne l’occasion de se défendre contre les accusations ayant mené à son renvoi. Dans la foulée, le conseil d’administration devait également se séparer de trois membres du personnel qui poursuivent l’institution pour constructive dismissal.
Par la suite, l’ex-CEO a publié un mail pour affirmer qu’il avait été renvoyé parce qu’il avait osé soulever une question de conflit d’intérêts concernant la présidente du conseil d’administration. Cette dernière avait répondu dans plusieurs déclarations de presse que « les différends entre le conseil d’administration et l’ex-CEO ne datent pas d’hier. Ils remontent en fait à seize mois, et se sont accumulés. » Et que « tous les règlements en cours ont été respectés » pour le démettre de ses fonctions. Non satisfait, Juan Carlos Zara a demandé à ses hommes de loi d’entrer une plainte contre le MIoD.
Depuis, un autre contentieux a suivi entre l’institution et son ancien directeur. En effet, la clause du contrat de l’ex-CEO selon lequel ses frais de déménagement doivent être pris en charge par le MIoD n’a toujours pas été exécutée. Selon les avocats de l’ex-CEO, tous leurs courriers et appels téléphoniques pour régler cette question sont restés sans réponse. C’est donc dans ce contexte assez trouble que va se tenir l’assemblée générale du MIoD le 2 décembre. Des observateurs soulignent que la question de la démission de l’ex-CEO ne figure pas à l’ordre du jour et que le délai légal pour l’envoi de la convocation pour l’assemblée générale n’a pas été respecté. De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux qui affirment que la direction du MIoD a une manière très particulière d’appliquer les règles de base de la bonne gouvernance.