Six tireurs locaux s’étaient alignés aux championnats du monde en assaut qui ont eu lieu à Rome du 28 octobre au 2 novembre dernier. Et c’est l’unique élément féminin en action, Ranini Cundasawmy, qui a réalisé la meilleure performance en décrochant le bronze.
La représentante mauricienne dans la catégorie -48 kg s’est inclinée en demi-finales face à l’Algérienne A. Hamourit. N’ayant pas beaucoup de combattantes dans sa poule, elle a accédé directement aux 8es de finale, où elle s’est imposée à la majorité des juges face à la Canadienne J. Lam. En quarts, elle a pris le meilleur de la Japonaise Y. Kawaï.
« Le combat a été assez dur techniquement. Cela demandait une bonne préparation psychologique et physique. Après cette participation, je dois dire que je connais mieux le niveau de la concurrence. À présent, je vise l’or aux championnats du monde de combat l’année prochaine », fait ressortir Ranini Cundasawmy.
En revanche, Jean-Naël Azie (+85 kg) s’est moins bien défendu que lors des mondiaux de combat l’an dernier, où il avait également décroché le bronze. Il s’est arrêté à la phase préliminaire. Il explique qu’il y a plus d’adversaires pour un championnat du monde en assaut qu’en combat. Par ailleurs, contrairement à la pratique de la boxe-française à Maurice où les locaux se doivent d’avoir une bonne connaissance des deux styles, les Européens ont plus tendance à se spécialiser dans un seul domaine.
« Je suis quand même satisfait de n’avoir reçu aucun avertissement ou disqualification. Il convient de souligner que les Mauriciens sont souvent plus petit de contrairement aux étrangers et cela joue contre nous des fois », laisse entendre Jean-Naël Azie. Les autres tireurs en action étaient Pascal de Robillard (70-75 kg), Géraldo Thomasso (60-65 kg), Patrick Cundasawmy (75-80 kg) et le Rodriguais Jean-Louis Polimon (60-65 kg).
Le président de la Fédération mauricienne de boxe-française, Azfar Jingut, est quant à lui d’avis que les Mauriciens ont aussi joué de malchance, à l’image de Patrick Cundasawmy, blessé au genou lors du premier tour, ou encore Jean-Louis Polimon, disqualifié alors qu’il avait déjà remporté deux rounds. « Quoi qu’il en soit, nous avons beacoup gagné en expérience », dit-il.
L’entraîneur national, Kursley Visenjoue, estime pour sa part que le niveau à Maurice a beaucoup évolué, en comparaison avec les pays tels que la Thaïlande et la Turquie. En revanche, il associe l’ascension et les victoires algériennes à la proximité avec la France. « Certains pays bénéficient de stages et de l’expertise française plus facilement », confie-t-il.
Concernant les performances individuelles, il indique que « Géraldo Thomasso a fait un très bon match contre le champion de France, ne perdant que par très peu de points. Quant à Ranini, je savais qu’elle reviendrait avec une médaille. C’est une combattante, mais elle maîtrise aussi l’assaut. Si c’était en combat, elle l’aurait emporté à coup sûr ».