La Fédération internationale de boxe française savate (FISav) a fait circuler un communiqué auprès des instances fédérales locales la semaine dernière afin de partager ses préoccupations, avant une éventuelle reprise. En effet, les membres du comité directeur et des commissions de la FISav ont examiné les dates et l’éventuel report des championnats du monde d’assaut et de canne de combat qui devaient se tenir en Autriche en septembre. Des discussions régulières avec l’organisateur ont également eu lieu. La décision est désormais prise de reporter les championnats du monde.

La présidente de la FISav, Julie Gabriel, a fait ressortir des points importants discutés avec son comité. Elle souhaite également connaître la situation actuelle de chaque pays. « J’espère que tout le monde en comprend la nécessité. Je serai maintenant intéressée à entendre parler de la situation actuelle de toutes les fédérations nationales et de votre opinion sur une nouvelle date pour les championnats », fait ressortir Julie Gabriel.

Cette dernière a mis l’accent sur le fait que chaque pays fait face à une situation différente avec la pandémie de Covid-19. Dans certains pays, l’isolement de la quarantaine/du domicile est levé, ou il existe au moins une « feuille de route » pour faciliter le verrouillage. Pour d’autres pays, le nombre de cas de Covid19 continue d’augmenter et la situation peut ne pas être claire avant quelques semaines. De ce fait, différentes nations ne seraient pas dans une position égale pour la préparation des tireurs ou même pour assister aux championnats en raison des restrictions imposées par Covid19. « C’est fondamentalement injuste », déclare Julie Gabriel.

Les difficultés de voyage ont également été évoquées. Si des vols réguliers sont disponibles en septembre, le coût des vols sera probablement élevé. « Nous ne savons pas encore quand ils pourront ouvrir les frontières européennes pour le franchissement, et dans quelles conditions cela sera possible. Il peut être difficile d’obtenir des visas et une assurance voyage. Pour les pays exigeant une période de quarantaine de deux semaines pour les nationaux de retour, il n’est pas réaliste de s’attendre à une participation à un événement de quatre jours » explique Julie Gabriel. En ce qui concerne les championnats nationaux, la plupart des pays n’ont pas encore eu la chance d’en organiser ou de sélectionner des équipes nationales. Certains devront négocier des dates avec leurs ministères des Sports pour reprendre l’entraînement et organiser des championnats nationaux. Quant à la préparation des tireurs, ils sont très peu à avoir eu l’occasion de s’entraîner efficacement au cours des dernières semaines. Cette situation s’améliorera à différents moments.

« Il est clair que lorsque le sport organisé recommence, il commencera par les sports de plein air, avec peu de contact avec le corps. Les sports de contact peuvent être restreints beaucoup plus longtemps », souligne Julie Gabriel. Concernant la sécurité et la santé, ce sont les principes directeurs de la prise de décision. Le bien-être physique et psychologique des tireurs est une priorité. Cela signifie que des préparatifs adéquats seront mis en place pour assurer la sécurité de tout un chacun, tout en suivant les directives des ministères des Sports et de la Santé. Enfin, concernant la situation financière, certaines fédérations nationales souffrent financièrement des effets du Covid19 et elles ne peuvent pas percevoir de droits de licence, organiser des championnats ou séminaires nationaux, par exemple. Elles auront besoin de temps pour récupérer leur situation.

« Les championnats du monde doivent être organisés pour le bien de toutes les fédérations affiliées à la FISav et des tireurs. Pour que les championnats soient valides, nous devons avoir un nombre important de pays et de participants. La FISav travaillera avec les fédérations nationales et continentales pour trouver les solutions optimales à l’avenir », a conclu Julie Gabriel.