BOXE — PARTICIPATION RODRIGUAISE AUX SEYCHELLES: Vu d'un mauvais œil par l'AMB

Indiren Ramsamy déplore que Rodrigues a ignoré l'aval de la fédération avant ce déplacement

L'Association mauricienne de Boxe a été prise de court en apprenant, jeudi dernier, qu'une équipe de Rodrigues était présente aux Seychelles pour participer à la Regatta Cup, disputée hier à Roche Caiman. Car selon son président, Indiren Ramsamy, le comité régional n'a pas fait de demande pour participer à cette compétition et, par conséquent, n'a pas obtenu l'autorisation fédérale pour valider cette participation. Il a donc indiqué que le président de ce comité régional, Jean-Rex Henriette, sera convoqué pour s'expliquer lors de la réunion du 12 octobre au centre national à Vacoas. Ce n'est qu'après cela qu'une décision sera prise.
Indiren Ramsamy s'est dit d'emblée très surpris en apprenant la présence des Rodriguais aux Seychelles, alors que les règlements à ce sujet sont très clairs. « Après le tournoi de l'océan Indien de juillet dernier, à La Réunion, la fédération avait fait circuler un courriel à tous ses comités régionaux pour leur préciser que, dorénavant, il faudra impérativement avoir une autorisation pour être en mesure de participer à une quelconque compétition à l'étranger », a-t-il fait remarquer.
Il trouve donc dommage et regrettable que le comité régional de Rodrigues ait outrepassé ce règlement. Pour lui, les Rodriguais auront à répondre de cela à l'issue de la réunion du 12 octobre à Vacoas. « Je me demande toujours pourquoi Rodrigues a agi ainsi. C'est incompréhensible », a-t-il indiqué. C'est justement la participation de Rodrigues au tournoi de l'océan Indien qui a poussé l'AMB à afficher clairement sa position sur cette question.
« Selon une communication avec La Réunion, on nous avait indiqué que ce tournoi était un simple gala. Nous n'avions donc pas pénalisé les Rodriguais et les avions autorisés à y prendre part. Toutefois, lorsque notre sélection a débarqué à l'île sœur, il a été constaté que c'était en fait un tournoi international et non un gala. Malgré cela, aucune sanction n'avait été prise vu que nous avions estimé que ce n'était pas la faute à Rodrigues », a-t-il précisé.
C'est alors que la fédération a décidé d'envoyer un courriel à tous les comités régionaux, y compris Rodrigues, pour leur préciser que, dorénavant, il faudra impérativement avoir une autorisation de l'AMB avant d'être éligible à participer dans une compétition. « Nous avions même écrit à nos amis réunionnais, seychellois et autres malgaches pour leur expliquer notre position sur la question. C'est-à-dire qu'aucune invitation ne devrait être adressée aux comités régionaux sans passer par la fédération », a-t-il déclaré.
Respecter la Sports Act
Malheureusement, ces consignes n'ont pas été respectées. « C'est vraiment dommage que le comité régional de Rodrigues ait décidé d'agir ainsi. Chaque partie devra maintenant assumer ses responsabilités. On attend les explications de Jean Rex Henriette avant de décider de la marche à suivre », a fait ressortir Indiren Ramsamy.
De plus, ce règlement existait déjà au sein de l'AMB, mais n'était pas appliqué. « Rodrigues a, dans le passé, participé à des compétitions à La Réunion sans autorisation. Mais depuis notre arrivée à la tête de la fédération, nous avons décidé de mettre de l'ordre et surtout de veiller que la Sports Act soit respectée. » Indiren Ramsamy a ajouté que le rôle de la fédération n'est pas de pénaliser les boxeurs, mais il estime que certains au sein du comité régional de Rodrigues n'ont pas voulu respecter ce règlement. « Certaines personnes sont en train de mal agir et ce n'est pas dans l'intérêt des boxeurs. »
Le président de l'AMB s'est ainsi demandé si la Commission de la Jeunesse et des Sports et sa commissaire, Rose de Lima Edouard, était au courant que des boxeurs rodriguais étaient aux Seychelles sans l'autorisation de la fédération. « La question est maintenant de savoir qui a financé ce déplacement. Et si on a voulu faire croire à la commissaire que le comité régional a obtenu l'aval de la fédération, je dirai alors qu'elle gagnerait à mettre un peu d'ordre dans cette affaire pour que cela ne se répète plus à l'avenir. Car nous aurions bien aimé que le comité régional travaille aussi selon les règlements et respecte la Sports Act », a-t-il conclu.