Women, seek your true inner independence. Tel était le thème d’une causerie organisée par la Brahma Kumaris World Spiritual University (BKWSU) samedi dernier dans le sillage de la Journée de la Femme et de la fête de l’Indépendance. L’intérêt de cette rencontre à l’intention des femmes professionnelles était de stimuler une profonde réflexion sur les moyens pour que les femmes puissent jouer un rôle plus important dans la société. Un de ces moyens, pour la BKWSU, consiste pour ces femmes à retrouver leur indépendance ou leur liberté intérieure.
La Brahma Kumaris affirme que « pour la plupart d’entre nous, la liberté est synonyme de liberté d’aller où nous voulons, faire ce que nous voulons, dire ce qui nous vient à l’esprit et manger ce dont nous avons envie. Nous accordons beaucoup d’importance à notre liberté, particulièrement quand nous la sentons menacée. Mais, combien d’entre nous possèdent vraiment la liberté intérieure et la liberté de choisir nos pensées ? Combien d’entre nous pouvons empêcher des événements extérieurs, ce que disent et font les autres, d’affecter nos esprits et notre humeur ? Très peu en effet ! Pour y parvenir, nous avons besoin de liberté intérieure. Mais, où est-elle ? »
Pour Sister Gaitree, qui était la principale intervenante à cette causerie, cette liberté ou indépendance intérieure est plus que jamais nécessaire, particulièrement à une époque où les valeurs au niveau mondial disparaissent de plus en plus. Selon elle, trouver notre indépendance intérieure et récupérer nos « principes féminins divins aideraient à inverser la tendance et à rétablir une balance ». Elle se dit d’avis que pour retrouver notre indépendance intérieure, il est plus qu’important de se focaliser sur ses racines spirituelles. « Nous sommes des esprits, des êtres divins, enveloppés dans des corps humains, présents sur terre dans le but d’exprimer nos qualités divines à travers nos activités. En reconnaissant et en affirmant notre identité spirituelle, nous pouvons facilement nous connecter à la source de toutes les qualités divines, à l’Être suprême. En nous connectant avec l’Être suprême à travers la méditation, nous puisons de l’énergie spirituelle et parvenons à l’auto-souveraineté, ce qui nous permet de contrôler nos sens, nos pensées, nos sentiments et nos émotions. Dans la mesure où nos pensées sont à l’origine de toute création, des pensées saines agiront définitivement de manière positive sur nos relations et sur notre monde ».
La rencontre a été ponctuée par la projection d’une causerie sur le thème Now is the time for women leadership par Kathe Schaaf. Celle-ci racontait comment lorsque les tours jumelles s’écroulaient, elle entendit une voix venant de son coeur, disant : « Tout ceci ne serait jamais arrivé dans un monde où les voix des femmes se faisaient entendre. » Pour Kathe Schaaf, « le temps est venu maintenant pour les femmes d’accéder à des rôles de leadership ». Elle invite les femmes à collaborer de manière horizontale plutôt que perpendiculaire.
Les participantes étaient invitées à partager une qualité propre à elles. Chacune a par ailleurs été invitée à dire ce qu’elle entendait par l’indépendance intérieure avant de s’engager dans une profonde réflexion en groupe. Elles ont ensuite été conviées à trouver un symbole démontrant leur perception de la liberté intérieure et de la mimer sur scène. Pour une participante, qui participait pour la première fois à un tel atelier, « la session de travail a été très profonde et instructive du fait que quarante femmes de croyances et de milieux différents se sont retrouvées pour travailler de manière collective sur le concept de liberté pour les femmes. Cet événement a ajouté une dimension profonde aux débats sur la condition de la femme dans le sillage de sa Journée mondiale. Nous avons été chacune appelée à aller très loin pour identifier le lieu où se trouve la liberté et la force intérieures. Les moments les plus touchants ont été l’esprit collectif des femmes présentes et leur engagement à contribuer à un monde meilleur. Un changement qui ne peut avoir lieu que si l’on s’engage à se transformer soi-même. Je suis sortie de cette causerie en sachant que je ne suis pas seule dans ce monde que je cherche à forger et à changer ».