« Ce Budget cadre avec la vision du gouvernement : il n’est pas décevant mais il aurait pu faire mieux« . C’est sur ces termes que le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Haniff Peerun, s’est exprimé ce matin, mardi 12 juin, lors d’une conférence de presse dans le sillage des nouvelles annonces budgétaires.

Il accueille favorablement plusieurs mesures, dont les avantages octroyés aux PME, les coopératives, petits planteurs, les fonctionnaires et les congés de maternité. Mais reste toutefois pessimiste sur d’autres pans.

« En ce qui concerne l’assurance médicale des fonctionnaires, le gouvernement crée actuellement deux catégories de fonctionnaires : d’un côté il offre Rs 1 000 et de l’autre il demande de contribuer pour l’assurance médicale. Il doit trouver un moyen pour que ce mécanisme soit gratuit pour tout le monde ». 

Même son de cloche au niveau des personnes alitées. Le président de MLC est d’avis que Rs 3 500 par mois pour les soignants ne sont « pas suffisantes ».

Du côté du secteur de l’éducation, il indique que ces Rs 138 millions pour les ONG « ne sont pas nécessaires » parce que « nous avons déjà des personnes qualifiées, des institutions qui peuvent gérer les écoles aux Special Education Needs ».

Le recrutement des psychologues et Discipline masters est « un must » pour le secondaire. Toutefois, il est important de bien définir les modalités de fonctionnement d’un Discipline master, surtout avec le nombre de violences dans les écoles qui ne cesse de grandir.

Dans la foulée, il ajoute qu’il n’y a rien qui a été soulevé dans ce Budget en ce qui concerne des mesures pour atteindre l’auto suffisance. De plus, selon lui, une des priorités phares de ce gouvernement aurait dû être de cimenter la nation, « pu empess friktion ».

Il réclame également, une politique de « price fixing » afin de protéger les consommateurs. « Lorsqu’il y a une hausse on est informé. Mais quand il y a une baisse du prix, ce n’est pas le cas ».

Il termine en déclarant accueillir favorablement la visite du Pape Francois décrétée comme un jour férié. Il se dit contre le subsides des institutions religieuses qui augmentent. « La religion concerne tout un chacun individuellement. Le gouvernement aurait pu donner un ‘incentive’ à ceux qui contribuent dans leurs institutions religieuses respectives, soit le déduire de leurs ‘income tax’ et non pas donner l’argent des contribuables« .