BUNDHOO : Je n’ai rien perdu de mes qualités

Après quatre victoires l'an dernier, Vijay-Anand Bundhoo n’avait pas encore visité la winner’s enclosure cette saison après 24 journées. Il a fallu qu’il attende sa 19e monte avec Glorious Goodwood pour renouer avec le succès qui le fuit depuis le 19 novembre 2016.
« Cette saison, je n’ai pas eu de montes vraiment valables. De nos jours, ce n’est pas facile non seulement d’avoir des montes, mais surtout d’avoir de bonnes montes. Il y a bien plus de jockeys mauriciens maintenant. Donc, il faut continuer à travailler dur pour avoir la confiance des entraîneurs. J’ai saisi ma chance sur Glorious Goldwood pour renouer avec le succès », fait ressortir le Golden Boy des années 1980. « De par cette victoire, j’ai constaté que je n’ai rien perdu de mes qualités. »
Justement, samedi dernier, Bundhoo a prouvé qu’il n’avait rien perdu de sa verve ni de son expérience. Après une sixième place lors de la deuxième manche du championnat des 3-ans, Glorious Goodwood n’avait pas été surclassé par la suite, terminant en deux occasions à la quatrième place. Avec sa quatrième ligne, le coursier de Rameshwar Gujadhur a suivi dans le sillage de Heart Of Darkness avant de passer à son intérieur pour aller ouvrir son compteur au Champ de Mars.
« Glorious Goldwood n’avait pas mal fait jusqu’ici et ce n’est que jeudi dernier que je l’ai piloté pour la première fois. Il m’avait donné un bon feeling. Je m’attendais à une bonne performance de sa part, mais de là à gagner aussi facilement, cela m’a surpris », souligne le jockey mauricien. « Il a été quelque peu gêné au départ, mais je l’ai tout de suite ramené sur les barres pour passer en deuxième position. Il a suivi sagement derrière le meneur et cela l’a bien aidé en ligne droite finale. Quand j’ai vu l’ouverture à l’intérieur après le dernier virage, je m’y suis tout de suite faufilé. Oui, il y avait de l’espace pour passer et mon coursier n’a pas hésité un seul instant à se frayer un passage. Quand il a eu le clearance, il s’est détaché, alors que Valerin ralentissait. Je suis très heureux d’avoir pu signé ma première victoire avec ce coursier qui est promis à un très bel avenir au Champ de Mars. Il devrait encore gagner des courses chez nous. »
Bundhoo avait débuté la journée sur Impressed, qui a terminé à la 7e place, avant de finir dernier sur le nouveau Hililyhililyhilo dans la cinquième. « Il a eu une course difficile. Il a couru three wide tout au long du parcours. Sur une distance plus longue et avec quelques courses sous les sabots, il aura son mot à dire. C’est un coursier prometteur. C’est un cheval de grand gabarit et une fois qu’il s’adaptera aux conditions locales, il fera parler de lui. Quant à Impressed, il cache sûrement un problème et il faudra le détecter. Une fois son problème réglé, il devrait bien faire. »
Bundhoo, qui au passage a signé sa 115e victoire au Champ de Mars, est toujours en verve et présent à chaque training matinal. « C’est le travail qui paie. Il faut avoir une discipline de fer. Je suis présent à chaque séance d’entraînement, ce qui me rend toujours fit », fait ressortir celui qui a été élu Best Track Rider en 2014.
Le jockey mauricien espère bien entamer la dernière partie de la saison de fort belle manière après avoir ouvert son compteur 2017. « Si j’ai de bonnes montes, je vais saisir ma chance à fond. » Et une carrière d’entraîneur trotte peut-être dans la tête du jockey après que Preetam Daby et autres Ravi Rawa et Praveen Nagadoo se sont lancés . À cette question, il a répondu catégoriquement : « Non, pas du tout ! Il est encore trop tôt pour parler de retraite. J’aime piloter les chevaux et aussi longtemps que ma santé me le permettra, je vais continuer à exercer mon métier de jockey. Pour le moment, je ne me concentre que sur mon rôle de jockey. »
« J’en profite au passage pour remercier l’entraîneur Rameshwar Gujadhur et son fils Subiraj qui m’ont fait confiance. Je dédie cette victoire à mon épouse et à mes enfants, surtout à ma fille qui étudie en Australie, qui m’a dit le matin même de la 25e journée qu’elle espérait que je signe mon premier succès 2016, puisque j’avais obtenu trois montes. Elle m’a porté chance », conclut-il.