Le but de la différence des sexes :
– l’attrait en vue d’un amour et d’une communion entre un homme et une femme.
– la possibilité de pouvoir donner la vie.
En fonction de sa sexualité, la femme diffère de l’homme sur 4 plans :
– Elle a 2 hormones sexuelles : œstrogène et progestérone alors que l’homme n’a que la testostérone.
– Elle a un cycle de fertilité qu’elle peut apprendre à reconnaître. De la puberté (12-15 ans) à la ménopause (42-50 ans), un ovule mûrit à chaque cycle et peut être fécondé.
– Son sexe, protégé à l’intérieur de son corps, est capable d’accueillir le sexe de l’homme qui peut la féconder.
– Elle peut porter, mettre au monde et nourrir son enfant.
La fécondité chez l’homme
1. C’est lui qui prend l’initiative de transmettre la vie.
2. C’est lui qui détermine le sexe de son enfant.
Son organe de reproduction – les testicules dans le scrotum et le pénis se trouvent en dehors de son corps.
Ses demi-semences de vie sont les spermatozoïdes. Il y a une fabrication constante de la puberté à la mort. 300 millions de spermatozoïdes ont déjà 2 mois et demi de vie quand ils sont émis lors d’une éjaculation. Ils sont lessivés par les urines. Ils meurent dans moins de 2 heures dans le vagin acide.
Les spermatozoïdes ont un dynamisme extraordinaire. À une éjaculation, il faut 10 minutes pour les 20 centimètres à parcourir pour remonter dans le vagin, l’utérus et la trompe en direction de l’ovule libéré de l’ovaire en vue de le féconder.
Durée de vie des spermatozoïdes : seule la glaire fertile de la femme peut les garder en vie pendant 4-5 jours.
Une hormone sexuelle masculine, la testostérone, est sécrétée de sa puberté à sa mort.
La fécondité chez la femme
Son organe de reproduction est à l’intérieur de son corps : elle a 2 ovaires, 2 trompes et un utérus qui s’ouvre à travers le col de l’utérus sur le vagin.
Ses demi-semences de vie sont dans ses deux ovaires où se trouve le nombre total d’ovules qu’elle possède avant sa naissance, alors qu’elle est encore dans le sein de sa maman. Ces ovules vont mûrir au fur et à mesure, à chacun de ses cycles de la puberté à la ménopause.
Durée de vie de l’ovule passive qui sort de l’ovaire à l’ovulation en attendant d’être fécondée : 24 heures.
2 hormones sexuelles féminines font fluctuer ses états d’âme et son humeur. L’œstrogène est l’hormone de la féminité ; la progestérone est l’hormone en vue d’une possible maternité.
Sécrétée au moment de l’ovulation, la progestérone fait remonter la température.
La femme est féconde autour de 13 à 50 ans (quelque 37 années). À chaque cycle, l’ovule féminin ne vit que 24 heures.
Son enfant passe quelque 280-300 jours dans son utérus.
Les quatre étapes d’un cycle féminin
Au cours du cycle, la femme connaît 4 moments différents.
Les jours rouges de règles : aucune grossesse n’a démarré. S’il n’y a pas eu fécondation, l’utérus se vide de muqueuses inutiles. Les saignements sont la conséquence du cycle précédent ; l’endomètre, tissu qui tapisse l’utérus en prévision de l’ovulation, est lessivé lors des règles. Le premier jour des règles marque le premier jour du cycle.
Les jours secs suivant les règles sont de durée variable, les deux ovaires sont au repos.
Les jours humides : ils commencent et reflètent la période de fertilité avec la grande forme associée à l’ovulation.
Les femmes qui s’observent peuvent reconnaître la présence d’une glaire, une substance blanche qui devient de plus en plus fluide et transparente. En cas de relation sexuelle, cette glaire peut garder en vie les spermatozoïdes 4-5 jours jusqu’à l’ovulation.
En sachant observer l’évolution de sa glaire, la femme apprend à identifier elle-même le Jour Pic. C’est le point de repère de son ovulation, c’est le moment de sa plus grande fertilité.
Les jours secs constituent la phase post-ovulatoire qui est inféconde. Cette phase, qui dure 11 à 16 jours, est une durée relativement stable pour une même femme.
Éléments essentiels à la fécondation
Trois éléments sont essentiels : un ovule, des spermatozoïdes et la glaire cervicale.
L’ovule ne peut vivre que 24 heures.
Un spermatozoïde peut vivre au maximum 4 à 5 jours dans une glaire de type fertile.
La glaire cervicale, présente à l’ovulation, est essentielle pour nourrir les spermatozoïdes et donner un reflet exact de la fertilité.
Le « jour sommet » correspond au dernier jour de sensation de lubrification, c’est un bon marqueur de l’ovulation.
S’il y a rencontre et fusion d’un spermatozoïde et d’un ovule, c’est la fécondation, la vie peut commencer. Mais l’adolescent est-il prêt à prendre la charge de son propre enfant ?
Corps et cœur ont besoin de prendre le temps pour aimer, s’assumer et devenir capables de faire face aux défis de l’amour.
Grossesses précoces
Un premier rapport sexuel, même sans pénétration complète en période fertile, peut résulter en une grossesse. Que de problèmes alors auxquels la future maman doit faire face.
– Il y a ses interrogations par rapport aux réactions du père du bébé. Il y a celui qui se désintéresse et se tourne vers une autre fille, alors qu’un autre peut vouloir assumer ses responsabilités, mais n’en a pas les moyens.
– Il y a la réaction des parents tellement déçus de voir l’avenir de leur fille contrariée par une grossesse indésirée, lourde de séquelles pour tout son avenir.
– Il y a les mariages hâtifs qui ne sont pas assurés de continuité dans l’avenir.
Il y a toutefois ces mamans courages qui, malgré leur jeunesse, donnent la vie. Elles se créent un avenir où l’enfant peut trouver sa part d’amour et s’épanouir grâce à l’équilibre qu’elles ont réussi à trouver malgré tous les problèmes rencontrés.
La contraception : une médicalisation de la sexualité
Le but de la contraception est de se protéger de la naissance de l’enfant. Certains couples ne veulent que de l’enfant programmé et désiré. Ils font appel à différentes méthodes contraceptives qui ont divers buts :
– Empêcher la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule : par un préservatif, masculin ou féminin, ou l’insertion d’un stérilet.
– Bloquer l’ovulation : par des pilules et des implants.
– Détruire les spermatozoïdes : par des tampons et des spermicides.
La pilule du lendemain qui est sur le marché implique la prise de 2 comprimés, le plus tôt possible, après le rapport sexuel afin d’empêcher la nidation de l’embryon qui est en plein développement.
Le taux d’efficacité des différentes méthodes dépend de leur utilisation correcte. Ces méthodes de contraception comportent des taux d’échec qui ont été étudiés. Le choix d’une contraception ne devrait pas être réservé à l’un ou l’autre, mais devrait être au centre des préoccupations des deux partenaires.
Certaines méthodes de contraception nécessitent un suivi médical sérieux, leur but étant de contrecarrer le cours normal des choses en faisant usage de produits chimiques aux effets secondaires.
À suivre : Cœur, amour et sexualité