Paul Bérenger a tenu à aborder plusieurs points d’actualité ce samedi 12 janvier. L’affaire Medpoint devant le Privy Council, l’éducation tertiaire gratuite, la baisse des prix des carburants ont animé la première conférence de l’année du MMM à l’hôtel Labourdonnais, Caudan.

« La baisse des prix des carburants aurait dû prendre effet depuis longtemps », lance le leader des mauves. Il explique que depuis octobre de l’année dernière le prix des carburants a dégringolé de 40% sur le marché mondial. « Le prix devrait baisser d’au moins Rs 5, cette baisse de Rs 2,75 n’est pas satisfaisante ». 

Il souligne également que la State Trading Corporation (STC) a profité pour se servir dans les poches des consommateurs. « En catimini, ils ont profité pour augmenter la somme qui est prise sur chaque litre d’essence et diesel, pour le stockage des produits pétroliers et subsister sur le gaz ménager, du riz et la farine ». Pour le leader du MMM c’est « inacceptable ».

L’affaire Medpoint devant le Privy Council a aussi été soulevée. Selon Paul Bérenger, quoi qu’il advienne des retombées de l’affaire, le chef du gouvernement, Pravind Jugnauth, « est déja condamné ». Il déplore également la position de l’ICAC dans toute cette affaire. « La volte-face de l’ICAC aux frais des contribuables afin de venir en aide à Pravind Jugnauth est révoltante et indécente », a-t-il fait ressortir face à la presse.

D’ailleurs, dans le registre de l’éducation tertiaire gratuite, le leader des mauves est d’avis que cette nouvelle mesure a été annoncée en raison de l’affaire Medpoint. « L’annonce a été faite en catastrophe sans aucune préparation, consultation et planification à cause de l’affaire Medpoint ». Avant de rappeler qu’il y a eu deux cas similaires dans le passé : « l’introduction de l’éducation secondaire gratuite a été faite à la veille des élections générales en 1976, il n’y a pas eu de planification, ce qui a occasionné des  gaspillages par millions. Même scénario pour l’introduction des transports gratuits pour les troisième âges et étudiants »  précise-t-il.

Du côté de l’éducation tertiaire gratuite, « beaucoup de questions reste sans réponses. Nous sommes pour mais nous avons raté l’occasion de bien faire les choses. Il y a encore énormément de questions, il aurait fallu consulter et planifier. D’où l’importance du choix du prochain ministre de l’éducation », a-t-il déclaré.

Texte mis à jour à 17h50.