CARETAKER COMMITTEE : Les clubs enregistrés refusent de rencontrer Réquin

« M. Réquin n'a plus de locus standi pour nous rencontrer après la dissolution de son comité », soutient un membre d'un club

À l'Assemblée nationale, le cas de la Fédération mauricienne de Judo a été longuement évoqué par le député Franco Quirin lors des débats sur les dotations budgétaires, où il a déploré l'absence d'une solution à ce conflit. Sur le terrain, la situation s'est encore compliquée. La rencontre prévue hier entre Gérard Réquin, président du caretaker committee dissout par le ministère de la Jeunesse et des Sports, et les clubs affilés et enregistrés auprès du Registrar of Associations n'a pas eu lieu.
Pour cause : les clubs ont décidé de bouder cette rencontre avec comme motif que Gérard Réquin n'est plus président de ce comité. « M. Réquin n'a plus de locus standi pour nous rencontrer après la dissolution de son comité par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Personne ne conteste pour l'heure cette information et nous-mêmes nous avons demandé à M. Réquin une invitation officielle et un agenda. À aujourd'hui, samedi, nous n'avons obtenu aucune correspondance de lui », indique un des responsables des clubs, qui était invité à la réunion d'hier en début après-midi au dojo de Grand Rivière Nord Ouest.
« Nous avons un peu un ras-le-bol qu'on nous prenne pour des imbéciles et pour des incompétents. Il est bon de savoir que la semaine dernière, ce même M. Réquin nous avait invités à une réunion au dojo de Grand Rivière. Nous avons tous laissé derrière nous pour montrer notre bonne foi. Mais en retour qu'avons-nous eu? M. Réquin nous a tout bonnement renvoyés chez nous sans explication. À la place il a reçu des personnes — dont une Sports Coach du ministère des Sports qui, soit dit en passant, n'a pas le droit de représenter un club selon la Sports Act — qui n'ont ni club ni judokas. Nous estimons que c'est un manque de respect total à notre égard », déplore un autre président de club qui veut garder l'anonymat afin, dit-il, que son club ne soit pas « victimisé lorsque le processus va se mettre en place ».
Dans la foulée, nous apprenons que les clubs sont entrés en contact avec Habid Sissoko, le président de l'Union Africaine de Judo. Le Malien leur aurait expliqué que « dans les disputes au niveau des fédérations nationales, l'UAJ ne peut intervenir que s'il y a une demande de la Fédération Internationale ». Habib Sissoko a donc invité ces clubs à se diriger vers la FIJ.