CASSAM UTEEM : "Nous vivons dans un Etat travailliste !"

"Je dis aux responsables de nos institutions de faire attention : la tentation totalitaire est là et Maurice pourrait emprunter une voie de non retour s'ils ne prennent pas leurs responsabilités."

Notre invité de ce dimanche est l'ancien président Cassam Uteem. Il a accepté de répondre à nos questions et de commenter l'actualité dans cette interview réalisée vendredi dernier, à son domicile.

Mardi dernier a été lancé un livre consacré à SAJ. Étaient présents trois anciens présidents de la République et aucun représentant du gouvernement du jour. Est-ce que l'Etat ne respecterait plus ses anciens présidents ?
Il existe à Maurice certaines personnes qui n'ont aucun sens de l'Etat. Même à la retraite les anciens présidents sont des hommes d'Etat et en particulier sir Anerood Jugnauth qui a été deux fois Premier ministre et dont la contribution au développement du pays ne peut être mise en doute. Ailleurs, dans le monde, les anciens présidents sont traités avec égard et respect, ici... J'ai été moi aussi étonné, voire choqué, qu'aucun membre du gouvernement n'ait considéré nécessaire de répondre à l'invitation qui leur avait été envoyée. A mon avis cette absence est un signe...

... lequel ?
Le signe que le gouvernement du jour pratique une politique revancharde. Pour lui, tous ceux qui n'appartiennent pas à la famille travailliste n'ont droit à aucun égard et aucun respect, mêmes s'ils ont occupé les fonctions de chef d'Etat. Et même s'ils ont été, comme ce fut le cas pour Karl Offman et Anerood Jugnauth, des alliées du parti travailliste dans des gouvernements de coalition. Nous vivons aujourd'hui dans un Etat travailliste où toutes les hautes fonctions sont occupées par des travaillistes, ce qui n'était pas le cas auparavant. Avant, il y avait une balance politique dans la hiérarchie de l'Etat...

... une balance également communale...
... dans une certaine mesure. Mais il y avait une balance et les équilibres étaient respectés. Aujourd'hui, les cinq principales fonctions de l'Etat sont occupées par des travaillistes ainsi que tous les ministères et corps para-étatiques. Pour la première fois depuis l'indépendance tous les leviers de commande du pays sont aux mains des travaillistes.

Est-ce que cet Etat rouge fonctionne bien selon vous ?
Il y a certainement au sein de cet Etat rouge des personnes occupant des postes de responsabilités qui ont le sens du devoir, du travail, de l'éthique et qui possèdent les compétences requises. Mais malheureusement il y en a, beaucoup plus, qui ne répondent pas à ces critères et qui semblent penser qu'ils doivent faire tout ce que le Premier ministre — qui les a nommés — souhaite. Parfois, ils font même plus que ce que le Premier ministre souhaite. Ce sont des bénis-oui-oui qui font des choses, prennent des décisions qui vont à l'encontre des règlements, pour ne pas dire des lois.

Comment sommes-nous passés de l'Etat mauricien à l'Etat travailliste ?
C'est un des résultats de notre Constitution, taillée à la mesure de sir Seewosagur Ramgoolam, et qui donne des pouvoirs quasi absolus à un Premier ministre qui a envie que les conventions n'existent plus. En Grande-Bretagne, il n'y a pas de Constitution mais des conventions que ceux qui arrivent à des postes de responsabilités respectent à la lettre. A Maurice, en dehors de la Constitution, il existe des conventions que les précédents Premiers ministre ont suivi et respectés. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et un pays démocratique ne peut pas dépendre de la volonté d'un individu. C'est pourquoi il faut revoir la Constitution.

Est-ce que vous iriez jusqu'a dire que l'Etat travailliste est une dictature ?
Non, je n'irai pas jusque-là. Mais je dirai par contre que tous les "checks and balances" qui doivent exister dans une démocratie ne fonctionnent plus à Maurice. A telle enseigne que, c'est triste d'avoir à la dire, même le judiciaire donne l'impression d'être très souple et très généreux vis-à-vis de l'exécutif. Ce n'est peut-être qu'une impression, mais dans certains cas elle compte plus que la réalité. Je dis aux responsables de nos institutions de faire attention : la tentation totalitaire est là et Maurice pourrait emprunter une voie de non retour s'ils ne prennent pas leurs responsabilités. J'ai peur que les Mauriciens perdent confiance dans les institutions du pays. Je ne dis pas que le judiciaire est dévalué, mais qu'après les récentes affaires la perception est telle dans le pays.

Que pensez-vous de cette proposition de couper définitivement les liens du judiciaire mauricien avec le Privy Council britannique ?
Il n'est pas possible qu'à ce stade de notre développement, avec tout ce qui se passe actuellement dans le pays, de couper nos liens avec le Privy Council britannique. Ce lien est essentiel et fondamental non seulement pour les Mauriciens mais aussi pour les investisseurs qui viennent à Maurice. Il ne faut pas oublier que beaucoup des investisseurs étrangers viennent à Maurice parce qu'ils ont la garantie que leurs biens seront protégés. Maurice a non seulement un judiciaire indépendant mais sa Cour ultime d'appel est le Privy Council de la Grande-Bretagne.

Mais se passer du Privy Council britannique et instituer sa propre cour d'appel n'est-il pas l'acte symbolique ultime de l'accession de Maurice à l'indépendance ? Le dernier lien colonial qu'il faut couper ?
Vous avez raison dans l'absolu. Mais je crois que Maurice n'est pas encore prête pour cela. Il y a de plus en plus de méfiance au sein de la société mauricienne d'aujourd'hui ; des gens pensent qu'il y a un accaparement totale des leviers de commande du pays. Je vous donne un exemple entre une dizaine : autrefois quand un ambassadeur était nommé, il mettait de côté son appartenance politique pour travailler au nom du pays tout entier avec un comportement apolitique. On a vu, aux dernières élections, des ambassadeurs en poste revenir à Maurice pour faire la campagne électorale du PTr. On a vu des présidents, des CEO de corps paraétatiques participer activement à la campagne électorale. Ce n'est pas possible dans une démocratie. Tout à Maurice repose aujourd'hui sur le souhait et le désir d'une seule personne : le Premier ministre. Ce n'est pas possible, ce n'est pas sain pour la démocratie.

Le problème réside dans le fait que les Mauriciens semblent trouver tout ça normal.
Certains le pensent parce qu'ils tirent avantage de ce système. Mais ce n'est pas le modèle à suivre. Une démocratie qui se respecte ne fonctionne pas comme ça. Prenons l'exemple du Parlement dont la majorité des élus au lieu d'être les représentants des leurs mandants se sont transformés en exécuteurs des volontés du Premier ministre. Avez-vous déjà vu un projet de loi être remis en questions par un député de la majorité. Ils ne le font pas parce qu'ils suivent les instructions et votent inconditionnellement pour les propositions venant de leur parti. La séparation des pouvoirs devient de plus en plus floue.

La République serait-elle en danger ?
Elle n'est pas en danger. Mais une république dont les leviers sont contrôlés par un seul parti ne dispose pas des "checks and balances" indispensables au bon fonctionnement de la démocratie. Un équilibre qui existait depuis l'indépendance et qui est remis en cause. Je ne dis pas que tous les leviers du pouvoirs doivent être repris au PTr, mais que l'équilibre doit être maintenu et les conventions respectées.

La société civile ne semble pas être gênée par la situation.
Elle est divisée. La société civile n'est pas suffisamment organisée pour agir comme un groupe de pression dans l'intérêt de tous les citoyens. Et non pas dans celui de quelques individus ou d'une communauté — style organisations socioculturelles, mais pour l'ensemble de la société. Le Premier ministre vient de déclarer qu'on ne peut pas gouverner un pays par des grèves de la faim...

... il faut reconnaître que dans ce cas la Navin Ramgoolam n'a pas tout à fait tort ?
Mais il faut se demander pourquoi certains font la grève de la faim ! Parce que la société civile est divisée et que pour se faire entendre une ou deux personnes prennent sur elles pour mettre en danger leur vie, pour faire avancer une cause qui concerne le pays. Jeff Lingaya, qui peut avoir des faiblesses certaines dans son argumentation, n'a pas fait la grève de la faim pour son intérêt personnel, mais pour celui de la collectivité. En l'absence d'une société civile bien organisée, des individus sont obligés de mettre leur vie en danger...

... c'est, quelque part, une forme de chantage...
Dans ce cas précis le chantage n'est pas fait dans l'intérêt de celui qui se met en danger, mais pour celui de la communauté, au nom de la société.

On dirait que dans ce cas-là, le gouvernement a cédé.
Je suis bien moins affirmatif que vous. Le gouvernement a cédé en apparence, mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas sur le fond. Disons qu'il paraît que le gouvernement a accepté le bien-fondé des arguments des opposants, mais attendons que la justice, qui a été saisie, se prononce sur le fond de cette affaire.

Je vous ai souvent demandé si vous pensiez faire de la politique active après la présidence. Sir Anerood Jugnauth vient de franchir le pas : que pensez-vous de son action ?
Pour moi, il n'y a aucun empêchement pour qu'un ancien président décide de faire de la politique active après son mandat. Ceci étant, je profite pour rappeler que quand j'ai annoncé que je contemplais cette possibilité, j'ai dû faire face à une vague de critiques et d'attaques. Ce n'est pas le cas aujourd'hui pour Anerood Jugnauth et je me demande bien pourquoi. Ceci étant dit, il est tout a fait légitime qu'Anerood Jugnauth veuille mettre ses compétences, et elles sont incontestables, au service de son pays. En ce qui me concerne, j'ai beaucoup d'activités au sein d'organisations internationales à l'étranger — comme le club de Madrid qui regroupe des anciens présidents du monde entier — où on me demande de partager mon expérience. A Maurice, certaines organisations non gouvernementales font appel à mes services et par ailleurs j'accorde du temps à la fondation Oomar Uteem que nous avons créée en mémoire de mon fils.

Vous êtes un observateur attentif de la société mauricienne. Quel regard jetez-vous sur elle en ce début de 2013 ?
Il faut le dire franchement et brutalement : nous allons de mal en pis. Les fléaux sociaux ont pris une ampleur extraordinaire et vers la fin de l'année dernière, nous avons vu à quel point le pays est gangrené par le trafic de la drogue. Des responsables d'institutions religieuses, des gens supposés donner l'exemple, sont directement impliqués dans le trafic de la drogue dans les prisons. Les viols, vols et autres actes de violence ne diminuent pas et en plus il y a également les scandales politico-financiers.

Maurice en a vécu un, énorme, ces jours derniers.
Ce qui est plus effarant, c'est qu'il y a des gens qui viennent de l'avant justifier ces scandales politico-financiers en utilisant des arguments de nature communale. Ce n'est pas possible que des gens deviennent riche du jour au lendemain, from nothing to everything. Et quand la presse écrit cela, on l'attaque. Les journaux ne font que rapporter ce qui se passe dans le pays.

Que pensez-vous du jugement sur le gagging order interdisant à la presse de publier certaines informations ?
Je ne ferai aucun commentaire sur ce qui s'est passé avant, mais je trouve que le jugement Balancy est équilibré et est venu nous rappeler que nous vivons dans une démocratie qui comprend la liberté de la presse. Ceux qui pensent que la presse abusent de sa liberté doivent faire appel aux lois existantes.
Je pense qu'il est temps que la presse mauricienne se dote d'une instance autorégulatrice en attendant les "medias rules" ou "laws" dont on parle de temps en temps. Ceci étant, il faut souligner que nous avons besoin de la presse pour découvrir le nombre de scandales qui existe dans ce pays. Pour découvrir que quand est proche du régime on peut, en quelques années, partir de rien pour devenir multimillionnaire.

En tant qu'ancien politicien, que pensez-vous du remake MSM/MMM dit Remake 2000 ?
Je pense que ce remake a donné un nouvel élan à l'opposition qui semblait bien faible face aux travaillistes et à ses alliés. Et puis, ne soyons pas hypocrite : il faut un Hindou fort pour se battre pour le poste de Premier ministre dans ce pays. Aneerod Jugnauth est celui qui peut représenter l'alternative à l'Etat travailliste. C'est une réalité politicosociale qu'il faut accepter pour le moment. Cela va changer, mais il faut du temps. Tant que nous n'aurons pas réussi la révolution culturelle qui va faire tomber les barrières qui bloquent le mauricianisme en politique, la règle du "diamond cut diamond" va s'appliquer. Et dans un passé récent le remake a donné des résultats. Il est évident que les résultats dans certaines villes et villages pour les dernières élections ont été marquées par l'apport de sir Anerood Juguath. Je crois que son apport sera déterminant pour les prochaines élections générales.

Vous pensez qu'il y aura des changements aux prochaines élections générales ?
D'après moi, il y aura beaucoup plus de chance de changement avec Anerood Jugnauth...

... malgré son grand âge ?
Je dirai plutôt avec son grand âge et son expérience. Il me paraît très solide et en excellente santé.

Comment trouvez-vous le fait que ce pays, dont la moitié des citoyens est âgé de 25 ans, a une majorité de leaders politiques autour de la soixantaine ?
Il n'y a pas que les politiciens qui soient d'un âge certain, la majeure partie des décideurs font partie de cette même catégorie. Ce ne sont pas les jeunes qui refusent les responsabilités, ce sont les vieux qui refusent de les céder. Au niveau politique, les deux principaux partis, le PTr et le MMM, sont pratiquement dirigés par des gens du troisième âge. Je n'ai rien contre cette catégorie, puisqu'en j'en fais partie, mais il faut reconnaître qu'au MMM, mon ancien parti, nous avons sacrifié au moins deux générations de jeunes politiciens. Nous ne leur avons pas donné la possibilité de monter et même quand certains d'en entre eux y sont parvenus, les caciques qui entourent le leader ont tout fait pour qu'ils ne progressent pas. Ce qui est pire, c'est que les Mauriciens ont perdu confiance dans la classe politique. Je n'en connais pas beaucoup qui encourageraient leur enfants à s'engager dans la politique active au service du pays. Pour leur part, les jeunes ne sont pas intéressés parce qu'ils ont devant eux des exemples qui ne sont loin d'être encourageants.

Que va-t-il se passer, d'apres vous ?
Il faut un ressaisissement des dirigeants politiques parce que l'exemple doit venir d'en haut. Puisque nous parlons de jeunes, permettez-moi d'aborder un autre point. Le gouvernement vient d'annoncer l'abolition des "bonds" que l'on faisait signer aux lauréats pour qu'ils reviennent à Maurice après leurs études. Il suffira désormais qu'il s'engagent sur l'honneur à revenir au pays. Sur le papier, c'est une bonne décision, mais est-ce la même chose dans la réalité ? Est-ce qu'on a donné à ces jeunes un sens de l'éthique et du respect de la parole donnée ? Est-ce que ces jeunes vont respecter la parole donnée alors qu'on leur a appris, dès le primaire, qu'on pouvait tricher pour se faire admettre dans une "star school" ?

Et malgré ce que vous venez de dire vous avez confiance dans l'avenir de Maurice ?
Je suis confiant parce que tout ne se résume pas à ce que nous venons de dire. Parce qu'il existe encore à Maurice d'autres valeurs. Celles de la solidarité dans le malheur, de la camaraderie, du patriotisme qui n'a pas totalement disparu. Mais il faut qu'on se ressaisisse parce que face à la situation sociale actuelle, les jeunes veulent quitter le pays et leurs parents les encouragent à le faire. On peut les comprendre quand on sait que souvent on refuse des postes à des diplômés sous prétextes qu'ils sont overqualified.

Restons un moment sur les jeunes et les lauréats. On m'a fait remarquer qu'une communauté n'a pas eu de lauréat dans la cuvée 2013. Votre réaction ?
L'absence de la population créole dans le palmarès des lauréats 2013 est un symptôme du mal de notre système éducatif. Ceci étant, je ne suis pas en train de dire que les lauréats de cette année n'ont pas bien travaillé et fait les efforts nécessaires pour réussir. Nous ne pouvons pas accepter un système scolaire qui exclut totalement une des communautés du pays. Ce n'est pas au HSC qu'il faut traiter le problème mais en amont, dès le primaire. Nous avons un système scolaire hypercompétitif qui favorise ceux qui ont les moyens de s'y adapter. Les pauvres sont rejetés sans pitié. Il faut faire de sorte que dès le départ tous les enfants aient les mêmes chances quel que soit leur milieu social. Dans le domaine de l'éducation, nous avions fait des pas en avant avec le système Obeegadoo. Avec le système travailliste qui a suivi, nous avons reculé de cinquante ans. Avec le système de "catchment area" qui n'est pas respecté nous allons, si aucune correction n'est faite, vers un système d'apartheid et le mot n'est pas fort. Il y a, à Maurice, des écoles, près des citées, qui sont fréquentées uniquement par une seule communauté. Les parents des autres communautés refusent d'y envoyer leurs enfants et se "débrouillent" pour le envoyer dans d'autres écoles. Comment voulez-vous que dans un tel système les enfants des écoles rejetées puissent progresser normalement ? Comment voulez-voulez vous qu'ils puissent devenir lauréats un jour ?


Autre sujet d'actualité : la maladie de Paul Bérenger et son annonce. Votre réaction ?
Il a fait une annonce courageuse et exemplaire qui a provoqué une onde de choc à travers le pays. Une onde de choc qui a même atteint ses adversaires les plus irréductibles. La somme de sympathie que sa maladie a suscité est extraordinaire. Sa manière d'attaquer la maladie de front aura été certainement aidé ceux qui sont atteint de cancer à Maurice à affronter la maladie. Je souhaite que Paul Bérenger guérisse et revienne vite à Maurice pour reprendre ses activités.

Terminons par une autre question d'actualité : la bonne nouvelle pour Maurice dans le combat pour la rétrocession des Chagos.
C'est vrai que les bonnes nouvelles sont rares sur ce front. Il faut "give the devil his due" et féliciter Navin Ramgoolam pour son initiative de contester les Anglais sur le parc marin, initiative que nous pensions vouée à l'échec. Mais il ne faut pas se contenter de cette bonne nouvelle. Il faut que si jamais le droit de retour aux Chagos est obtenu, on sache ce qu'il faudra faire des Chagossiens, s'il faudra penser à une forme d'autonomie pour ces îles, comment organiser leur développement. C'est une bonne nouvelle oui, mais attendons voir, car le "main case" est encore a venir. Il y a encore du chemin devant nous.

Commentaires

I must admit that I am not a follower of any politician, past and present except a very few, as what goes on in Mauritius in every field is politically oriented,which I find shameful.
I have today gone through the interview of Cassam Uteem from top to bottom,which is not my habit at all,but he seems to belong to the very few politicians deserving respect. He has, in a nut shell, described the local colour of politics in our country,and I can say that he did not hesitate,as an Ex-President, to put the dots.The Constitution should be updated and many of his statements included in it as checks and balances in order to avoid the current scandals,with too many powers in the hands of one man,the prime Minister,who is governing the country as his property, and appoints some individuals to jobs outside their intellectual capacity, on the sole ground that they carry like votes.

Que des mots et des maux et encore des maux et des mots Bhai Uteem, vous n'etes pas seul rassurez vous. Dans ce malheureux pays ca ne fait que jaser actuellement, la densite de debit au kilometre carre fait palir les compteurs. Ca couac, ca pete, ca piaille, ca grince enormement et j'en passe.

Actuellement Boodhoo jase, l'Opposition rabache, Navin deblatere, navigue dans des eaux troubles et s'empiffre dans un communalisme abjecte, revoltant et hautement condamnable et ce pauvre Dulthumun en echo a recu une couverture des plus solennelles de la boite a propagande de la Rue Pasteur. Que voyons en contrepartie un peuple en etat comateux profond.

Il n'existe aucun Mauricien, absolument aucun marron, capable de confronter frontalement Navin, plus vulnerable que jamais, en reclamant sa demmission ou encore lancer une procedure de destitution. Que ce passe-t-il pendant ce temp????? Je vais vous le dire, et a tout le monde:

j'attends
tu attends
il attend
nous attendons
vous attendez
ils attendent

Ou encore:

j'attendais
tu attendais
il attendait
nous attendions
vous attendiez
ils attendaient

Ou meme:

j'avais attendu
tu avais attendu
il avait attendu
nous avions attendu
vous aviez attendu
ils avaient attendu

Et certainement:

j'attendrai
tu attendras
il attendra
nous attendrons
vous attendrez
ils attendront…..

….. que nous nous organisons comme une vraie nation afin de mettre fin une fois pour toute a la pratique politico-politicienne telle que nous l’avons toujours connu en passant par des amendements afin d’abolir le BLS, de limiter le mandat du PM tout en reduisant considerablement les pouvoirs qui lui sont conferes.

Est-ce possible Bhai Uteem ou nous nous pataugerons d’avantage dans le communalisme institutionnel?????

Est-ce possible d'oeuvrer ensemble afin d'eliminer au sein de nos institutions tout un systeme archaique vieux de 45 ans?????

S'il n'y a jamais eu de conscience collective a la Mauricienne, il n'y en aura jamais en optant que pour un renouvellement et/ou rajeunissement de classe politique afin d'injecter de nouvelles idees. Idees pour quoi faire????? Rebelote!!! Comme Albert Einstein l'a dit : « l'insanité consiste à faire tout le temps la même chose et espérer un résultat différent ». Soyons donc moteurs. « Nous créons tout d'abord nos habitudes, puis nos habitudes nous créent » (John Dryden). Alors il est temps de changer nos habitudes !

Si seulement les hommes de bonne volonte s’y mettaient…..

Nous n’avons effectivement jamais connu une telle dégradation de valeurs, d’éthique, de moralité telle que nous voyons aujourd’hui. Nous vivons effectivement dans un état travailliste. Même les partisans travaillistes doivent être dégoûtés des pratiques du gouvernement actuel et du Premier Ministre. Quel confiance pouvons nous avoir dans ce gouvernement lorsque le Premier Ministre est lui même impliqué dans des scandales de plus en plus choquants?

Quant aux institutions, il nous semble aussi que les chefs des différentes institutions du pays sont devenus des béni oui oui du gouvernement en place

Ene presidant qui revine dans l'arene politique merite aucaine respect.

Haha......you were also part of the merry crowd in the band wagon.....how convenient to "appear" wise ......NOW!

Une communauté
N'as pas eu de lauréat ...The élite of this communauté, have migrated,encouraged by SGD.Those who are still in town are those who love their country, or are too poor, or unqualified to migrate..This explains in a way why Creoles are few and far in between
At winning scholarship.Its only part of the answer, Cassam reply fills in the gap,as he has pinned point the reasons....Just place an ad in the papers for an overseas posting, and you will be surprised of the response.

Ene lot qui pe rode prepare so piti pour gagne ene boute du pouvoir. Les Jugnaugh et les Uteem ! Preuve que tous les deux presidents, l'un MSM et l'autre MMM ont ete nomme par un Premier ministre travailliste a la presidence et qu'ils ont trahi le PTR en fin de compte! D'ailleur meme pravin du MSM qui etait ministre des finance en a profite pour trahir l'alliance. La vrai question est est ce qu'on peut se fier a une alliance pour gouverner ?

Maurice a toujours vecu avec ce semblant de reconnaissance ..ces meme responsables de nos institutions avaient en effet donc le MMM par Donner G.G a SSR..Puis President a Vous meme et en meme sens remercier D'autres Suivants et le PTR remet la Presidence a SAJ et les Bellepeau et OffMan sont ceux qui ont Je ne Sais Pourquoi Assumerent L'interima....C'est des changements de gouvernements qui Adopte les memes Tactiques et a moi de commenter Hier Quand Beranger ou Duval vont devenir P.M de Morice sans de Coalitions pour rapeller Le MMM Vainqueur en 1976 et bien avant Le PMSD avec 44% suffrage universelle tout comme le MMM avec 36 Elus en 1976 n'as pu former un gouvernement car SGD avait Aider Le PTR De Ramgoolam avec ses 7 elus sans lui et le PTR avait depuis Jouir Juqua que Le MMM a donner une Raclee incontournable et ca aussi Grace au Contestataire ,le Fameux Boodhoo et Le PSM L'Outil Principal des 60 ZERO..
Il Est temps de Donner A Beranger le Gouvernail sinon Nous avons le PMSD qui fait du Bon travail et Parfaitement en Alliance avec le PTR;devra commencer faire son Canvassing et aller seul pour 2015 pouquoi le MMM aussi peut le faire seul comme ce sera plus facile que 1976..sinon L'Ile Morice va etre toujours en meme situation si y ait Coalition de ces deux partis susmentioner
J'Apprecie Votr Qualite et avec Fierte de dire que Vous avez faites du Bon Travail au MMM tout meme comme President de cette Republique a L'Indienne..

Mes Confidences!

Tonne bien protege to montagne toi oussi.

@ Jean Christian.,, well spoken mate., I remember the stand of Cassam, when Hamas were firing rockets towards Israel, he founded that perfectly normal., he even sad , rocket artisanales...,I would like to fire one at him.....now he is on the wrong side of politics....and wants to gain the favour of the MMM, cot balance tomber.

What does Hamas have to do with this, Jincy Dolo? What is your game: playing "Dulthaman Counterpart"?

Cassam is a supporter of Hamas

Notre Premier Ministre ignore tous les principes et convention. Ses agents s'engrossisent sans limite au depens du peuple qui s'apauvrit de plus en plus. Pire que tous c'est sont des choses illegales et des mesures trucees que ces gens la prennent et malgre tout il ne vois rien a dire; simplement parceque ces gens la sont des agents travaillistes. Recament encore un autre clique des aspirants "rodeurs de bouts" du MSM se sont declarees d'etre des recruit du PTr. L'affaire Nandenee et Bhugaleea etc et les Woochit (de L'ilot St Gabriel) etc etc sont des examples tres illustres de ce que notre Ex President Distinguees, Mons Cassam Uteem qui essaye de metre en microscope dans cet etrevue pour tirer un alarme qui est deja en retard pou mettre l'attention de notre monde. La Dictature est la deja.